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Muyinga> Dialogue interburundais

Pour se dire la vérité

 

La Commission nationale de dialogue interburundais (CNDI) a organisé le dialogue interburundais dans la province de Muyinga en date du 11 février 2016 au stade de Muyinga. Le constat est que les gens avaient tellement besoin de ce dialogue .

 

DSC 1929La population de cette province avait bien répondu au rendez-vous. Femmes, hommes, jeunes, adultes, intellectuels, commerçants, membres des partis politiques, etc... avaient quitté très tôt leurs communes d’origine pour aller participer à ce dialogue.
« Exprimez-vous librement, personne ne sera poursuivie pour ses idées », tels sont les propos du gouverneur de la province de Muyinga, Aline Manirabarusha, dans son mot d’accueil prononcé lors des cérémonies d’ouverture.
Avant toutes les activités, les participants ont suivi la prière dite par les représentants de trois confessions religieuses: catholique, protestante et musulmane. Ils ont tous prié pour que ce dialogue interburundais puisse aboutir à une paix durable au Burundi. Ils ont également prié pour les dirigeants de ce pays, particulièrement le président de la République, Pierre Nkurunziza .

La CNDI veut que les Burundais rompent avec les tueries

Le discours d’ouverture a été prononcé par Cheikh Nahayo Jacques Ya ‘ Coub, membre de la CNDI . Il a indiqué que ce dialogue a été instauré pour que les Burundais se disent la vérité et proposent des solutions pour rompre définitivement avec les tueries cycliques qui entourent les périodes des élections depuis 1961 jusqu’ à nos jours.
Il a indiqué que ce n’est pas pour la première fois que les Burundais sont assis ensemble pour échanger sur des questions qui les opposent.
La parole a été ensuite donnée à l’ambassadeur Gérard Nduwayo, membre de la CNDI, pour parler de l’historique des éléctions au Burundi. Ces dernières sont toujours suivies ou dévancées par des troubles et des tueries . La question était de savoir si les élections seront toujours suivies par des troubles.
M. Nduwayo a fait savoir que cette situation pourra changer quand la justice sera indépendante et que l’impunité sera bannie au Burundi.

Question soumise au public

Prenant la parole, Félicien Nduwuburundi, membre de la CNDI a présenté au public la question primordiale à laquelle tout le monde devait répondre par écrit, pour ensuite la remettre aux organisateurs pour dépouillement. Il a ensuite demandé au service du protocole de distribuer un stylo et une feuille de papier à chaque personne présente au stade .
La question était la suivante : « Quelle stratégie jugez-vous pertinente à adopter pour qu’il y ait une véritable démocratie au Burundi? ».
Répondant à cette question, ceux qui ont pris la parole sont revenus presque tous sur la révision de la Constitution, la suppression des Accords d’Arusha, le respect du verdict populaire, la suppression des mandats présidentiels dans différents textes régissant le pays.

Eviter l’impunité

Il y a eu plusieurs solutions proposées pour que le Burundi soit un pays de lait et de miel. Voici quelques solutions : rompre avec l’impunité, accepter que la seule voie d’accéder à la démocratie est de passer par les élections où une personne dispose d’une seule voix, accepter que tous les Burundais sont égaux devant Dieu et devant la loi, qu’il n’y a pas de Burundais supérieur à un autre.
L’autre solution proposée est de tout mettre en œuvre pour que la Commission Vérité et Réconciliation puisse être enfin opérationnelle, pour que les Burundais se mettent encore une fois ensemble et expriment leurs idées sur le passé douloureux. Après ces étapes, le reste serait de se convenir sur la façon d’affronter l’avenir.

Floride Ndakoraniwe

 

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