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FEMME RURALE> Sa contribution dans le développement du ménage

La femme rurale joue un rôle particulier au sein du ménage

 

DSC03195 1La femme rurale a une place importante dans le développement de son ménage. Elle se donne toute la journée pour la survie de son ménage et celle en est fière.

 

Dans un entretien avec Capitoline Minani, femme aide maçon en zone Maramvya de la commune Mutimbuzi, province de Bujumbura, elle a fait savoir que la femme rurale contribue beaucoup dans son ménage. La femme rurale actuelle essaie de tout faire pour donner une grande contribution à sa famille. Mme Minani a indiqué qu’elle ne néglige aucun travail. Elle est cultivatrice, mais elle n’a pas assez de terrains pour s’occuper de l’agriculture. Pour cela, elle essaie de trouver tout métier qui génère des revenus afin d’épauler son mari. Comme le quartier de Maramvya est toujours en construction, Mme Minani cherche le travail d’aide maçon dans des chantiers de construction. Elle perçoit son salaire à la fin de chaque semaine. Cet argent sert à nourrir la famille. En plus du métier d’aide maçon, Mme Minani s’occupe aussi du petit commerce.Elle a indiqué que l’homme et la femme devraient conjuguer tous leurs efforts dans le développement de leur ménage. Notre interlocuteur regrette le comportement de certains hommes ruraux qui passent leurs journées dans des « ligalas » sans rien faire et rentrent à la fin de la journée pour chercher de quoi manger. Mme Minani a conseillé à d’autres femmes de faire tout leur possible afin de contribuer favorablement à leurs ménages. Pour celles qui pensent que ce n’est pas possible, il suffit d’initier un petit commerce ou adhérer à des associations d’entraide mutuelle. 

Lucie Ngoyagoye

 

HYGIÈNE>Les dangers des eaux stagnantes dans des quartiers résidentiels

Les gens doivent apprendre à prévenir plutôt que guérir

 

IMG 0003Les bactéries, les virus et les produits chimiques contenus dans les eaux stagnantes constituent un véritable danger très particulièrement aux enfants surtout quand ils jouent sur le terrain inondé, mettent les mains dans les eaux et puis dans la bouche. 

 

Contrairement aux eaux de la rivière qui ne représente pas un danger direct sur la santé humaine, les eaux stagnantes provenant des ménages ou des pluies constituent un danger d’infection et de propagation des virus et des germes des maladies. La rédaction du quotidien d’informations “Le Renouveau” a constaté le jeudi 10 octobre 2019, que dans certains rues, avenues et caniveaux  des quartiers du Nord-est du capital de Bujumbura s’observent encore des eaux en provenance des ménages qui s’accumulent sur terrain. C’est qui est inquiétant, c’est l’ignorance des conséquences sur la santé des habitants des environs, très  particulièrement sur la santé des enfants qui n’attirent pas de moindre attention au milieu de jeu. A part la maladie de choléra qui inquiète beaucoup la population municipale, il importe d’informer que les bactéries, les virus ainsi que les produits chimiques contenus dans ces eaux constituent un véritable danger très particulièrement à ces enfants surtout quand ils jouent sur le terrain inondé, mettent les mains dans les eaux puis dans la bouche. Dans ce genre de situation, la gastro-entérite se contracte facilement. En plus du danger des maladies de mains sales, les enfants qui s’amusent dans ces eaux contenants des enzymes s’exposent aux maladies de la peau dont la dermatite. Il en est de même pour les maladies dont les agents de transmission se développent dans ces  eaux. Il s’agit entre autres des moustiques, des mouches tsé-tsé, etc. Par ces maladies dont les agents de transmission vivent ou se reproduisent dans ou près des points  d’eau pollués sont le paludisme, la fièvre jeune, la maladie du sommeil, etc. Certes, la prévention de ces maladies n’exige qu’une simple destruction de leurs abris: les eaux stagnantes. Chacun devrait alors prendre en main la situation sanitaire du milieu environnant en vue de  prévenir plutôt qu’attendre le moment malheureux de faire guérir.

Fiacre Nimbona (stagiaire)

 

ZONE BWIZA> Lutte contre les maladies des mains sales

Plus de vingt personnes sont déjà infectées par le choléra

 

IMG 61Depuis le début de déclaration de la présence de l’épidémie du choléra en mairie de Bujumbura, la zone urbaine de Bwiza a déjà enregistré plus de vingt cas. Accompagné par des séances de sensibilisation sur les bonnes pratiques de l’hygiène, des méthodes de lutte contre les maladies des mains sales ont été mises en place. Cela ressort d’un entretien que nous a accordé le jeudi 10 octobre 2019, le chef de zone Bwiza, Salvator Mudogi.

 

Le chef de zone Bwiza informe que plus de vingt cas atteints de l’épidémie du choléra sont déjà  enregistrés dans cette zone. Il signale que parmi tous ces cas, tous ont été traités et guéris. En collaboration avec les agents de  santé et les autorités locales, M. Mudogi fait savoir que des mesures ont été prises pour lutter contre les maladies des mains sales dans cette zone. Selon M. Mudogi, des séances sensibilisation sur les bonnes pratiques de l’hygiène sont chaque fois organisées en faveur de la population de la zone Bwiza afin qu’elle puisse savoir comment lutter contre les maladies des mains sales. Il précise que ces maladies sont faciles à combattre. « Il suffit tout simplement de respecter les conseils des agents de la santé et pratiquer les bonnes méthodes d’hygiène. », ajoute M. Mudogi. Il signale que des dispositifs de lavages aux entrées des hôtels, du bureau de cette zone et des restaurants ont été mis en place afin de laver les mains avant d’entrer dans ces lieux. Le commerce ambulant des aliments prêts à être consommes a été également interdit. La population de cette zone a été priée de signaler à tout moment les autorités locales en cas de la présence d’un suspect présentant des symptômes des ces maladies afin de signaler les agents de santé. Il informe que les ambulances sont toujours prêtes en cas d’urgence et cela a beaucoup contribué à lutter contre la contamination des autres au cours des cas qui ont été déclarés. M. Mudogi précise que la zone Bwiza n’a pas de problème lié à la pénurie d’eau. Il informe que même les fontaines publiques qui étaient fermées vont être rouvertes afin que toute la population de cette zone ait de l’eau potable. M. Mudogi signale que cette zone a un problème lié à l’évacuation des eaux du fait que la plupart des avenues n’ont pas de caniveaux, et celles qui en ont n’évacuent pas d’eau. Ils ont été mal construits.Le chef de zone Bwiza appelle la population de la mairie de Bujumbura à respecter les règles d’hygiène recommandées  chaque fois par les agents de santé et les autorités locales.  

Julien Nzambimana (Stagiaire)

 

MSPLS> Réunion annuelle des directeurs du PEV des pays de l’Afrique centrale, édition 2019

Pour s’auto évaluer et échanger des expériences

 

DSC 0174A travers le ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida(MSPLS), le Burundi a abrité la tenue d’une réunion annuelle de trois jours, du 15 au 17 novembre 2019, à l’intension des directeurs du Programme élargi de vaccination (Pev) des pays de l’Afrique centrale à Bujumbura. Les responsables chargés de la vaccination des bureaux de l’OMS et l’Unicef dans ces pays étaient présents dans cette réunion qui se tient chaque année. 

 

Pour abriter cette réunion, le Burundi a été choisi grâce à ses performances en matière de vaccination. Les pays de l’Afrique centrale qui ont participé dans cette réunion annuelle sont le Burundi, la RDC, le Congo Brazzaville, l’Angola, le Tchad, le Cameroun, le Gabon, la République centre africaine, Sao Tomé et Principe et la Guinée  équatoriale. Dans son discours d’ouverture de la réunion, l’assistante du ministre en charge de la santé publique, Jocelyne Nsanzerugeze, a fait savoir que  la tenue de cette réunion est une occasion de se rencontrer et évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des priorités sous -régionales, régionales et mondiales en matière de l’éradication des maladies évitables par la vaccination. C’est aussi un temps privilégié de partage des expériences sur les réalisations, les leçons apprises et les défis rencontrés, a-t-elle ajouté.En ce qui concerne le Burundi, Dr Nsanzerugeze a indiqué que le Burundi est dans la place des pays qui affichent le meilleur taux de couverture vaccinale depuis des années. Le Burundi va partager ses expériences avec d’autres pays de l’Afrique centrale qui sont présents dans cette réunion. En plus de la force tirée dans le soutien de la Première dame du pays dans des activités de vaccination, le MSPLS s’appuie aussi sur le concours de l’administration territoriale de la base au sommet, des leaders religieux dans les activités de mobilisation communautaire.Bien que le Burundi a toujours affiché des succès en ce qui concerne les activités de vaccination, Dr Nsanzerugeze a indiqué que les défis ne manquent pas. En effet, il existe des disparités entre les districts sanitaires en  terme  de  couverture  vaccinale. « Que ce soit dans les milieux urbains ou en milieux ruraux, les enfants ont le droit d’être protégés parce que c’est leur droit et nous sommes tenus à  maintenir  les  acquis. », a indiqué Dr Nsanzerugeze. 

Les activités prioritaires à mettre dans le Plan d’actions de 2020 de chaque pays seront adoptées

Dans son allocution, le représentant de l’Unicef au Burundi Jeremy Hopkins, au nom des partenaires du système des Nations unies au Burundi dans le domaine de vaccination, a indiqué que les activités des trois jours seront basées sur la discussion des progrès et défis des pays pour atteindre le cible du Plan stratégique régional sur la vaccination. Il s’agira aussi d’échanger les expériences des bonnes pratiques et stratégies innovatrices, les progrès et les défis de l’élimination de la poliomyélite, la rougeole et d’autres maladies évitables par la vaccination comme la fièvre jaune et bien d’autres.Les travaux de cette réunion, a indiqué le représentant de l’Unicef,  amèneront lesparticipants à adopter des activités prioritaires à mettre dans le Plan d’actions de 2020 de chaque pays y compris les appuis techniques. L’un des objectifs du Plan stratégique régional est d’atteindre une couverture vaccinale supérieure à 90%  dans chaque pays et au niveau régional. L’analyse des données montre que l’Afrique centrale oscille autour de 70%, ce qui montre que le chemin à parcourir est encore long, a-t-il dit.

Martin  Karabagega

 

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