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FEMMES RAPATRIEES> Leur réintégration socio-économique

Prendre en compte les besoins spécifiques des femmes

000003333azaLes rapatriés, spécifiquement les femmes,  sont des gens qui ont  vécu souvent dans des situations différentes suivant les pays d’accueil. Du fait qu’elles passent dans des situations difficiles plus que les hommes, leur réintégration socio-économique est la première préoccupation à faire. L’analyse de leurs besoins, le partage d’expériences pour les laisser se détendre et des formations leur permettent de savoir comment vivre dans la nouvelle vie de rapatriement.


Dans un entretien avec la coordinatrice de l’Association des femmes rapatriées du Burundi (Afrabu), Marie Concessa Barubike  a fait savoir que les rapatriés, spécifiquement les femmes, ont besoin d’une assistance tant morale que matérielle pour les aider à la réintégration dans la vie socio-économique. Selon Mme Barubike, cela est même le principal l’objectif de l’Afrabu. Les femmes rapatriées sont parmi les gens qui sont souvent touchés par tous les maux qui se reproduisent dans la société ou même dans le pays. Cela les affecte beaucoup psychologiquement.D’après Mme Barubike, qui a connu la vie de réfugié, les premiers jours de rapatriement sont des jours qui sont tellement difficiles pour une rapatriée. Suite aux traumatismes subis parfois dans les pays de refuge ou alors à la situation économique et du fait que certaines femmes viennent avec beaucoup d’enfants et parfois sans leurs maris, leurs familles refusent souvent de les accueillir,  Les autres ne se rappellent plus de leurs domiciles  ou alors  leurs biens ont été pillés. Tout cela affecte ces femmes rapatriées. Mme Barubike a fait savoir que le premièr geste chose que l’Afrabu pose pour les aider est d’organiser des séances d’échanges d’expérience en collaboration avec les résidents qui les ont accueillies, cela pour les laisser se détendre afin de les aider à mener une  nouvelle vie de rapatriement. Elle a souligné que, selon les spécialités des unes et des autres groupes de catalyseurs de paix et de développement organisés par les femmes rapatriées, les ex-combattantes et celles qui étaient des déplacées de guerre sont organisés pour contribuer à la consolidation de la paix. A partir des groupes solidaires organisés, l’Afrabu essaie de les appuyer et de les  accompagner à travers de  petits fonds qui les aident à se développer. La tâche est réalisée en collaboration avec les élus locaux, l’administration, les autres associations de femmes et le ministère ayant le genre dans ses attributions.

Les difficultés rencontrées au cours de la réintégration

Mme Barubike a précisé que les difficultés souvent rencontrées dans la réintégration des rapatriés en général et des femmes rapatriées en particulier résident dans le manque de moyens pour pouvoir assister à ces gens en situation de vulnérabilité ainsi que  le manque de terres cultivables pour ceux qui n’en ont pas. D’après Mme Barubike, pour des gens qui ne se rapatrient pas officiellement, cela cause souvent des problèmes du fait qu’il y a des aides dont ils ne peuvent pas bénéficier, surtout les soins de santé. « Leur état psychologique et la pauvreté en sont les principaux défis », a-t-elle souligné.Mme Barubike a terminé en demandant au gouvernement et à toute institution tant publique que privée de prendre en compte les besoins spécifiques des femmes rapatriées du fait qu’ils sont différents de celles des hommes. La disponibilité des terres cultivables pourrait également contribuer beaucoup. Elle a appelé aussi les femmes à quitter l’humanitaire, à prendre l’engagement de travailler et savoir que la femme est le pilier du développement et de la consolidation de la paix.

Julien Nzambimana

 

ENVIRONNEMENT> Les matières non biodégradables

Leur impact sur l’environnement

0000000000aaazzaeazDe nos jours,  l’utilisation intensive des ressources et le rejet des matières non biodégradables contribuent à détériorer notre milieu. Dans le quartier Jabe, avenue de la Jeunesse numéro 030-05-539, au passage, on est accueilli par  une odeur suffocante   suite aux matières non biodégradables (caoutchouc,  sachets, bouteilles, …) que les habitants de cette localité ne cessent d’y déposer.


Les matières non biodégradables ont un impact sur la société, la santé humaine, l’économie, les espèces vivantes, la production  alimentaire,  le tourisme  ainsi que  l’écologie. Chaque jour, la destruction de notre environnement augmente, la santé humaine est de plus en plus en danger, mais nous ne nous en préoccupons pas. Comme l’on ne voit pas directement  les conséquences de nos  actes,  on s’en préoccupe peu. C’est pourquoi la diminution du rejet  des matières non biodégradables  ne sera  pas facile tant que l’on n’exploitera pas les différentes ressources d’une façon intelligente.Que faut-il faire ? Nous avons commencé à être confrontés au problème de la pollution de la planète par les matières non biodégradables.

Ce problème est devenu presque mondial car avec les progrès et le développement de la technologie, la quantité des déchets augmente chaque année à une vitesse exponentielle.Pour éviter ce danger, il faut chercher les différents moyens de recycler les déchets en découlant, recourir à des moyens comme les décharges, l’incinération ou le stockage pour faire face à cette situation. Le problème qu’il y a est que nous ne réfléchissons pas aux conséquences et aux effets négatifs possibles à moyen ou à long terme de ces techniques.Suite à nos actes irréfléchis, c’est l’environnement qui souffrira ainsi que les générations futures. L’élimination inconsidérée des matières non biodégradables a pour conséquence la pollution atmosphérique, de l’eau et du sol. Ainsi, ces déchets rejetés polluent fortement l’air que nous respirons.  L’air que l’on respire tous les jours est contaminé à cause de nos actes inconsidérés prévalant depuis déjà des années. 

Emmanuel Bukuru (stagiaire)

 

BURUNDI - RWANDA> Le gouvernement de la république du Burundi sort un communiqué suite à l’agression du Rwanda

1. Pour la énième fois, le gouvernement de la république du Burundi vient d’être victime d’une agression armée de la part d’un pays voisin, le Rwanda, dans la nuit du 16 au 17 novembre 2019. 1. Pour la énième fois, le gouvernement de la république du Burundi vient d’être victime d’une agression armée de la part d’un pays voisin, le Rwanda, dans la nuit du 16 au 17 novembre 2019.

En effet, au cours de cette nuit, l’armée rwandaise a mené une attaque sur une position militaire de l’armée burundaise située sur le mont Twinyoni, précisément à Marura en commune Mabayi de la Province de Cibitoke. Cette attaque s’ajoute à d’innombrables agressions de la part de ce même pays et qui ont fait l’objet de dénonciation auprès des instances régionales et internationales. Pour rappel : 1. En date du 1 septembre 2015, le gouvernement de la république du Burundi, par ses lettres n°204.01/1220/RE/2015 et 204.01/1221/RE/2015, a saisi le Président du Comité interministériel régional de la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) ainsi que le Secrétaire Exécutif de la CIRGL, rappelant la violation, par le Rwanda, du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des grands lacs ainsi que son Protocole sur la non agression et la défense mutuelle.
2. Faisant suite à l’attaque contre le Burundi à partir du Rwanda , le 10 juillet 2015, à Kabarore, et vu que les principaux auteurs du coup d’Etat manqué du 13 mai 2015 s’étaient retranchés au Rwanda, le gouvernement de la république du Burundi a sollicité le Secrétariat de la CIRGL d’engager le Mécanisme conjoint de vérification éargi (MCVE) aux fins d’élucider les faits, en précisant le lieu où les combattants ont été formés, identifier le réseau de leur recrutement, leurs formateurs ou instructeurs, ceux qui les équipent et la voie d’acheminement de cet équipement, les responsables et leurs objectifs et faire rapport aux autorités compétentes.
Au terme de sa mission au Burundi, le Mécanisme conjoint.    de vérification élargi (MCVE/CIRGL) a conclu que les allégations du Rwanda contre le Burundi étaient sans fondement. Malheureusement, le Rwanda a refusé que les mêmes enquêtes soient effectuées sur son territoire pour vérification des entraînements militaires et à l’armement des jeunes Burundais pris en otage au camp des réfugiés de Mahama.
3. En outre, le gouvernement de la république du Burundi a déposé des plaintes aux instances de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), de l’Union Africaine (UA) et de l’Organisation des nations unies (Onu) pour dénoncer toutes ces agressions, provocations et violations par le Rwanda du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le Développement dans la Région des grands lacs et son Protocole sur la non agression et la défense mutuelle ainsi que d’autres textes internationaux régissant la cohésion pacifique entre les Etats.
4. En dépit de toutes ces plaintes déposées, jusqu’à présent sans suite, le Burundi vient d’être, cette fois-ci, victime d’une attaque perpétrée par l’armée rwandaise dans la nuit du 16 au 17 novembre 2019, dans la commune Mabayi, en province de Cibitoke, occasionnant ainsi des dégâts matériels et humains.
Le Gouvernement de la république du Burundi profite de cette occasion pour présenter ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes. Le gouvernement de la république du Burundi profite aussi de cette occasion pour féliciter les Forces de défense nationale burundaises pour leur riposte appropriée en repoussant jusque dans leur dernier retranchement, les forces d’agression rwandaises. Le gouvernement de la république du Burundi encourage les Forces de défense et de sécurité et leur promet qu’il ne ménagera aucun effort pour mettre à leur disposition tous les moyens nécessaires, pour la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de notre chère patrie.
II. De ce qui précède, le gouvernement de la république du Burundi déplore l’inertie des instances régionales et Internationales saisies par le Burundi et profite de cette occasion pour informer la Communauté   nationale et internationale ce qui suit : 1. Le Burundi réitère son engagement au respect du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des grands lacs, son Protocole sur la non agression et la défense mutuelle , ainsi que d’autres textes internationaux régissant la coexistence pacifique entre les Etats.
2. Le Burundi condamne avec la dernière énergie les actes d’agression et de provocation du Rwanda contre le Burundi.
3. Le Burundi ne cédera pas à la provocation, ne tolérera non plus les actes d’agression de ce genre et prendra toutes les mesures appropriées.
4. Le Burundi réitère son appel à l’Onu, à l’UA, à la GIRGL et à la CEA pour jouer pleinement leurs rôles, notamment, en matière du respect et de la mise en œuvre des Conventions tant internationales que régionales, particulièrement dans leurs dispositions relatives à la justice, à la paix, à la défense et à la sécurité.
5. Enfin, le Burundi demande à toutes ces Organisations internationales et régionales de rompre avec le silence pour enfin dénoncer et faire cesser les agissements agressifs du Rwanda contre le Burundi.
III . Le gouvernement de la république du Burundi attire l’attention de la Communauté internationale sur le fait que si rien n’est fait, de tels agissements de la part du Rwanda contre le Burundi constituent une menace pour la paix et la sécurité de toute la Région des grands lacs.
IV. Le gouvernement de la république du Burundi profite de cette occasion pour mettre en garde le Rwanda pour ces agressions multiformes répétitives contre le Burundi et prend à témoin toute la Communauté internationale. En cas de récidive, le gouvernement de la république du Burundi se réserve le droit de légitime défense.
V. Le gouvernement de la république du Burundi réitère ses remerciements à tous les pays amis par leur soutien sans faille dans tous ses efforts visant à bâtir la paix, la cohésion nationale, le développement et la relance de l’économie.
VI. Enfin, le gouvernement de la république du Burundi exhorte le Peuple burundais à rester serein et soudé pour faire échec à toutes ces manœuvres de déstabilisation perpétrées par le Rwanda contre le Burundi.
Le gouvernement de la république du Burundi demande au Peuple Burundais de ne pas prêter main forte à l’ennemi, de ne pas céder à la peur, en vaquant quotidiennement aux travaux de développement, en évitant la fraude qui risque de tendre la perche à l’énnemi du pays.
Fait à Bujumbura, le 28 Novembre 20019

Le Secrétaire Général du Gouvernement et Porte Parole du Gouvernement

Prosper Ntahorwamiye

 

Mères séropositives allaitantes > Leur souhait meres seropositives allaitantes > Leur souhait

Un fonds de solidarité devrait être créé pour accompagner la gratuité des médicaments contre le sida

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida célébrée le 1er décembre de chaque année,  les mères  séropositives allaitantes reconnaissent que des avancées significatives se remarquent dans la lutte contre la transmission du VIH/sida de la mère à l’enfant.  Mais, elles affirment qu’elles rencontrent différents problèmes surtout chez les mères qui font l’allaitement exclusif. Un fonds de solidarité devrait être créé pour accompagner la gratuité des médicaments contre le sida.


Certaines mères rencontrées au Centre de médecine communautaire de Buyenzi (CMC) ont fait savoir que la lutte contre la transmission du VIH/sida de la mère à l’enfant a connu des avancées significatives. « Aujourd’hui, dès qu’une femme tombe enceinte, elle est dépistée à la première consultation prénatale. Quand les résultats sont positifs, elle est directement mise sous traitement antirétroviral jusqu’à l’accouchement. Après la naissance, le nouveau-né est aussi mis sous traitement dans le but d’éviter au maximum possible la transmission du VIH/sida », ont-elles mentionné. Elles ont affirmé que la plupart des mères qui suivent correctement les conseils donnés par le médecin traitant ont des enfants sains.
Les mères allaitantes connaissent des problèmes particuliers concernant l’allaitement exclusifCependant, elles ont déploré que les mères qui font l’allaitement exclusif rencontrent différents problèmes. « Pour avoir du lait maternel suffisant, il faut bien manger. Or, beaucoup d’entre nous n’avons pas de moyens financiers suffisants pour nous  nourrir d’une manière équilibrée. Par conséquent, nous avons de la peine à avoir du lait maternel suffisant pour la bonne croissance du bébé », ont-elles ajouté.Nos interlocuteurs ont en outre signalé qu’avant, les associations prenant en charge les personnes vivant avec le VIH/sida donnaient des denrées alimentaires surtout aux enfants et aux femmes allaitantes. Mais aujourd’hui, ont-elles expliqué, « ces associations nous disent que les financements des bailleurs étrangers ont diminué. Par conséquent, elles ne trouvent pas de moyens pour nous procurer ces denrées alimentaires ». Nos sources ont de ce fait demandé au gouvernement de créer un fonds de solidarité aux personnes vivant avec le VIH/sida pour accompagner la mesure de la gratuité des médicaments contre le sida.     Rose Mpekerimana

 

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