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FOOTBALL> Coupe d’Afrique des nations, Gabon 2017

Les éliminatoires ont débuté le vendredi 12 juin 2015

 

Cinquante et un pays, répartis en 12 poules de 4 équipes et 1 poule de 3 équipes, sont entrés en compétition à partir du vendredi 12 juin 2015 pour disputer 150 matches, afin de désigner les 15 sélections qui participeront à la phase finale de la 21e Coupe d’Afrique des nations Orange, Gabon 2017.

 

Les Intamba du Burundi se sont déplacés pour Dakar où ils allaient affronter les Lions de la Teranga du Sénégal, le samedi 13 juin 2015. Les règles sont connues : seul le premier de chaque poule obtiendra son passeport pour la Can2017. Ils seront rejoints par les deux meilleurs deuxièmes.
Une nouveauté, le Gabon, pays organisateur, a été intégré au Groupe H, celui de la Côte d’Ivoire, de la Sierra Leone et du Soudan. Il jouera contre chacun de ces trois adversaires mais les points ne seront pas comptabilisés. Une disposition qui est la même qu’à l’Uefa où l’équipe de France, organisatrice de l’Euro 2016 a également été affectée à un groupe afin de lui permettre de mieux préparer la compétition.
Il est difficile de dire les pays qui seront qualifiés, au soir du 4 septembre 2016, car la Can, ces dernières années, nous a créée beaucoup des surprises. Personne n’a oublié qu’après sa triple couronne, l’Egypte, ce qui ne lui était jamais arrivé auparavant, a disparu de la scène continentale depuis son sacre de 2010 à Luanda. Le Cameroun a raté les éditions 2012 et 2013 avant de faire une apparition écourtée au début de l’année en Guinée Equatoriale.
Les résultats des matches amicaux disputés après l’édition de la Guinée Equatoriale montrent qu’il n’y a plus de petites équipes. On verra le dimanche 14 juin au soir des 25 rencontres de la première journée. (Nous mettons sous presse ce numéro le 12 juin 2015)
Pour cette première journée des éliminatoires, il faut s’attendre à des surprises car certains joueurs évoluant dans les championnats européens sont incertains. Quelques uns d’entre eux ont atteint le niveau de saturation après une saison longue d’une cinquantaine de matches dont ceux de la Coupe d’Afrique des nations et, pour quelques unes des rencontres de Coupes d’Europe. Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs renoncé à ces matches de la première journée soit pour cause de blessure, soit en raison de fatigue.
Nous nous devons de rappeler que le Burundi est dans le même groupe que le Sénégal, le Niger et la Namibie. Un groupe à sa portée où les Hirondelles, à défaut de terminer premier, peuvent se positionner parmi les deux meilleurs deuxièmes des éliminatoires afin de gagner un des quinze billes pour la phase finale, Gabon 2017.
Kazadi Mwilambwe

 

Dossier> Le rôle de la famille dans la société burundaise

La famille, premier milieu de référence

 

Quand une personne vient au monde, elle a besoin de le découvrir. Cela est facilité par l’apprentissage. Cette personne a besoin de savoir ce qui est permis ou interdit dans la société. Les devoirs qu’elle doit accomplir et les droits dont elle bénéficie. Dans une situation normale, tout cela se fait en famille. Par conséquent, cette dernière est considérée comme le premier milieu de référence. Cependant, il ne suffit pas d’avoir une famille. Mais, il faut qu’elle laisse la chance à l’amour de ses membres, à la compréhension mais aussi à la communication interactive.

 

« Si je n’avais pas eu mes parents à côté de moi depuis mon enfance, je n’aurais pas su comment me comporter dans la société», tels sont les propos d’Armel S. Il a fait savoir qu’il a bénéficié de l’amour de ses parents. Il a vu de ses yeux comment ces derniers aiment leurs enfants ainsi que leurs voisins. « Au sein de notre famille, nos parents nous ont appris comment respecter autrui. Et, pour réussir le pari, ils nous ont fait comprendre que tout passe par la communication interactive. Nos parents prennent souvent le temps d’échanger avec nous. Ils nous montrent ce que nous devons faire et ce qui est interdit sans aucune pression. A notre tour, lorsqu’il y a des choses qu’on ne voit pas de la même manière que nos parents, nous le communiquons. Quand, on est ensemble, nos parents peuvent céder en acceptant nos propositions », a-t-il ajouté. Armel S. a affirmé que suite à l’éducation reçue de leurs parents, ses grands frères et sœurs se comportent bien dans les familles qu’ils ont fondées.
Même les enfants peuvent avoir raison
Il a pour ce faire interpellé ses pairs de toujours respecter leurs familles. Ils leur demandent d’accepter le dialogue avec leurs parents parce qu’à partir de ce dernier, toutes les divergences peuvent trouver un compromis. Il a fait un clin d’œil à tous les parents qu’il faut rompre avec les anciennes mentalités qui disent qu’ « il faut éduquer un enfant en lui exigeant ce qu’il doit faire ». Au contraire, il leur propose de privilégier la communication tout en sachant que même les enfants peuvent avoir raison.

Les centres d’accueil pour les enfants sont le dernier recours

Le conseiller technique chargé de la protection des droits des enfants à la FVS ( Famille pour vaincre le sida) Amade Burundi, Jean Berchmas Niyoyunguruza a fait savoir que la FVS a été créée pour prendre en charge les orphelins soit du sida ou de la guerre qui a secoué le Burundi pendant plus d’une décennie. Elle a créé un centre pour les accueillir. « La FVS couvre tous les besoins fondamentaux de ces enfants. Mais au fur et à mesure que les enfants grandissent, nous constatons qu’ils adoptent un comportement qui n’est pas digne. Cela parce que, même s’ils acceptent de faire ce que leurs responsables demandent, ils le font par exigence et non par leur propre volonté », a affirme M.Niyoyunguruza tout en ajoutant que les centres d’accueil doivent être un dernier recours.

La famille est irremplaçable

M. Niyoyunguruza a indiqué que par après, la FVS a changé de stratégies. Lorsqu’elle récupère un enfant, elle ne le garde pas dans un centre pour longtemps. Elle prend quelques jours pour chercher sa famille d’origine ou la communauté qui peut accepter de l’éduquer. Il précise que la FVS a pris cette stratégie parce qu’un enfant qui a grandi dans un centre d’accueil vit en totalité des aides extérieures. Il ne bénéficie pas en réalité d’une éducation propre. Au contraire, s’il y a une famille qui l’accueille, celle-ci l’éduque comme son propre enfant. Et, même s’il n’ y a pas d’aides extérieures, cette famille peut faire tout pour le faire vivre.
Dans ce cas, l’enfant est comblé par rapport à ses besoins fondamentaux. Mais aussi, il bénéficie d’une éducation donnée par une famille comme s’il était éduqué par ses propres parents.
A la question de savoir si les familles qui accueillent les enfants envoyés par la FVS parviennent à les éduquer comme leurs propres enfants, il a répondu qu’il n’ y a pas de règles sans exception. Il y a peu de familles qui viennent se lamenter qu’elles échouent catégoriquement l’éducation desdits enfants. Il a précisé que ce sont les cas où ces familles accueillent des enfants qui ont un âge avancé. Car, ces enfants ont déjà adopté le comportement qu’ils avaient eu quand ils étaient au centre d’accueil.
Mais en général, la majorité des familles qui ont accueilli les enfants donnés par la FVS ont réussi à les éduquer comme leurs propres enfants. Et, la communauté contribue elle aussi en leur donnant des aides pour couvrir les besoins fondamentaux de ces enfants.

La famille doit faciliter une communication interactive

DSC 2387Le professeur à la faculté de psychologie à l’Université du Burundi, Adolphe Sururu, a fait savoir que la famille est le premier milieu de référence pour tout individu qui vient au monde. Cela veut dire que la famille constitue le milieu par lequel l’enfant va découvrir le monde. C’est aussi dans cette même famille que l’enfant va s’approprier le vécu et les valeurs du monde. Par la famille, l’enfant va apprendre la parole, le langage et les principes moraux (ce qui est bien ou mal, ce qui est interdit ou permis). Et, à partir de cette dernière, l’enfant apprend à acquérir les différentes valeurs et formes de comportements acceptés ou tolérés, à s’identifier à l’Homme qu’il veut être dans son avenir.
M. Sururu a également fait savoir que la famille devient un milieu de socialisation pour l’enfant. Cela veut dire qu’à partir de la famille, l’enfant va s’approprier les pratiques sociales. L’enfant va savoir ce qui se fait dans la société. Les pratiques qui sont permises et d’autres qui ne le sont pas. Toutes ces pratiques vont aider l’enfant dans son développement. Il a en outre souligné qu’il y a d’autres milieux que l’enfant va découvrir au fur et à mesure qu’il grandit, notamment les milieux scolaires, administratifs et professionnels. Mais les premières valeurs lui sont apprises par les parents en famille, notamment la vérité, l’honnêteté, la droiture et le respect du bien d’autrui.

Les parents doivent servir de bons exemples

Dans le même ordre d’idée, M. Sururu précise que pour qu’un enfant apprenne les pratiques et les valeurs de la société d’une façon positive, les parents doivent lui montrer un bon exemple. Dans ce cas, lorsqu’il grandit, dans sa vie quotidienne, il suit ou imite l’exemple qu’il a tiré de ses parents. M. Sururu attire l’attention sur le fait que la majorité des enfants reproduisent ce qu’ils ont vu de leurs parents. « Quand les parents se chamaillent toujours devant les enfants, quand ils s’insultent en leur présence, quand personne des conjoints ne respecte l’autre, les enfants vont reproduire ce qu’ils ont vu au moment lorsqu’ils seront mariés. Quand un père raconte ce qu’il a volé ou ce qu’il a fait de mal devant les enfants, Ces derniers ne voient pas où réside le mal lorsqu’ils imitent les mêmes comportements quand ils seront grandis.
C’est pour cette raison que les parents doivent dans tous les cas montrer de bons exemples à leurs enfants. Car ces modèles vont aider les enfants à se construire et à réussir leur vie quotidienne.

Une maison d’accueil ne remplace jamais une famille

A la question de savoir si une maison d’accueil comme les centres ou les orphelinats peuvent remplacer les familles, M. Sururu fait savoir qu’un centre ne peut en aucun cas remplacer une famille sauf dans le cas où l’enfant n’a personne pour l’élever. « J’affirme cette version parce qu’un enfant élevé dans sa famille ne peut pas être comparé à celui qui a grandi dans un centre d’accueil. Le premier a tout le temps d’apprendre toutes les valeurs et pratiques de la société. Il a eu la chance de voir ce qui est bon ou mal dans la société. Par contre, le second ne bénéficie que de l’éducation donnée par les responsables de ces centres d’accueil», a-t-il signalé.
Or, a-t-il expliqué, certains de ces centres d’accueil peuvent devenir au fur et à mesure des boutiques de commerce. Ils ne pensent qu’à des aides de la part des bailleurs étrangers ou locaux. Dans ce cas, ils ne peuvent pas se concentrer sur l’éducation des enfants qu’ils élèvent alors qu’ils voient en eux une source de revenu.
Le psychologue Sururu a enfin signalé que dans tous les cas, la famille est irremplaçable. Elle constitue le premier noyau d’apprentissage pour tout individu qui vient au monde.
Les parents doivent alors tout faire pour montrer de bons exemples à leurs enfants. Ainsi, ces derniers ont un bon bagage dans leur vie quotidienne. Dans l’ensemble, on remarque une bonne organisation de toute la société parce que la famille a construit une fondation solide.
ROSE MPEKERIMANA

 
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