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INSTITUT FRANÇAIS DU BURUNDI> Exposition artistique

Les « jeunes artistes en herbe » vers la promotion de la peinture

 

IMG 4040L’Institut français du Burundi (IFB) abrite l’exposition-vente du club « Jeunes artistes en herbe », du 21 octobre au 09 novembre 2019. C’est un moment pour eux de faire connaitre leurs talents et de transmettre les messages.  

 

L’exposition-vente  se déroule dans les enceintes de l’IFB de 9h à 18h. Lors de notre passage à cet endroit, le jeudi 24 octobre 2019, les amateurs d'art visitaient l'exposition de différents types de peinture.A sa première édition, l’exposition-vente du club « Jeunes artistes en herbe » concerne les peintures de 12 artistes burundais et congolais dont les élèves et finalistes de l’école secondaire. Selon Franklin Nkurunziza, membre et encadreur du club, a indiqué que ces œuvres sont issues de la formation des jeunes qui a été organisée pendant ces 8 derniers mois par le Carrefour des beaux-arts (CBA). Ces jeunes ont été formés en peinture, dessin et grafic design. Selon lui, chacun des artistes a conçu l’image selon le sujet de son choix. Certains reflètent la culture burundaise, tandis que les autres sont des peintures figuratives et des peintures abstraites géométriques.  M. Nkurunziza a indiqué que l’objectif de cette exposition est de faire connaitre les talents des jeunes au public. C’est également pour lui le moment de transmettre les messages et se procurer des moyens financiers. Il souhaite avoir des financements pour développer les talents des jeunes. « J’ai aussi l’envie de partager l’expérience avec d’autres jeunes en vue de développer leurs talents artistiques. En parlant de sa carrière, l’artiste Nkurunziza a fait savoir qu’il a commencé ce métier dès son bas âge par de simples dessins. Après ses études secondaires à l’Ecole technique secondaire d’art (ETSA) de Gitega, il a poursuivi ses études universitaires en Inde où il a décroché le diplôme d’ingéniorat en art plastique.

Eric Mbazumutima

 

MUSIQUE> Entretien avec le chanteur surnommé « Musumari »

«En chantant, je contribue doublement à l’édification de la société»

 

IMG 0068Gérard Nkurikiye est un chanteur burundais connu sous le sobriquet de Musumari. Dans un entretien avec le journal « Le Renouveau » le mardi 22 octobre 2019, il a fait savoir qu’il a sortie de nouvelles chansons qui témoignent qu’il est toujours sur la scène musicale.  

 

Selon le chanteur Gérard Nkurikiye alias «Musumari», la musique est pour lui plus qu’une occupation, un gagne-pain. Il a fait savoir que le défi majeur dans ce domaine est qu’il y a des gens qui s’improvisent chanteurs et qui veulent enfreindre les lois du métier. M. Nkurikiye a indiqué qu’il considère l’art de chanter comme un métier, car il peut vendre quelques CD (disque compact) à cent mille francs (100 000 FBu). Le reste après avoir rémunéré le producteur revient à l’artiste. Notre chanteur anime aussi des karaokés. «Je participe aux karaokés car, les Burundais aiment l’ambiance des bars où ils peuvent manger et boire mais aussi écouter de la musique en famille. Le karaoké permet aussi à l’artiste de rester en contact avec le public afin de garder la popularité. Pour un artiste, le karaoké donne accès aux différents publics et c’est ainsi que de nouveaux marchés peuvent naître», a-t-il dit.

Il a conseillé aux chanteurs d’éviter les thèmes violants     

«A l’église on dit souvent que celui qui chante bien prie deux fois. Ainsi, je considère qu’en chantant je contribue doublement à l’édification de la société burundaise», a-t-il indiqué. Il a expliqué qu’avec l’appui de son manager Blaise Nyaboho, archevêque de l’église anglicane, il a pu produire de nouvelles chansons qui sont sur u-tube. Ce sont notamment les chansons «Ryogori», «Nimuce mwitahira» qui sensibilisent la jeunesse à la lutte contre le sida ainsi que la chanson «Iyo twavukiye» qui vante la tradition burundaise. Selon lui, ces nouvelles œuvres témoignent qu’il est toujours sur la scène musicale. Il a souligné qu’à travers ses nouvelles chansons, il va surtout donner des conseils à la population pour les élections libres et apaisées. Il a conseillé à ses confrères chanteurs d’éviter les thèmes qui pourraient choquer l’une ou l’autre partie.        

Grâce-Divine Gahimbare

 
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