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Le tambour au Burundi> Festival-concours

Un événement rempli de sens en cette période électorale

 

Un Festival-concours du tambour du Burundi s’est tenu à Bujumbura du 29 au 30 mai 2015 sous le thème : « flambeau de la paix et du développement du Burundi ». Douze groupes de tambourinaires avaient pris part à la compétition et les tambourinaires de Gishora en sont sortis vainqueurs. Le tambour étant un symbole de paix au Burundi, ce festival est rempli de sens en cette période électorale selon le ministère ayant la culture dans ses attributions, organisateur de l’événement.

 

DSC07676Douze groupes de tambourinaires dont huit issus de la mairie de Bujumbura, trois de la province de Gitega et un de la province de Muramvya ont rivalisé en prouesse dans un festival-concours de deux jours au Musée vivant de Bujumbura.

Tous les participants ont eu plus de 60%

Avant la proclamation des résultats, le président du jury, Dieudonné Gasore, a souligné que tous les douze groupes sont d’un grand talent et qu’il a été difficile de les départager afin de désigner le premier. Toutefois, le jury étant composé d’experts en la matière, il a désigné le groupe de Gishora à la première place avec 84,4%. Il a été suivi du groupe de Makebuko et le groupe «Akayazwe» qui ont eu respectivement 82 et 76 points. Le premier groupe a reçu une enveloppe d’un million, le deuxième sept cent mille et le troisième cinq cent mille francs burundais. Tous les douze groupes concourants ont eu plus de 6o% et une enveloppe d’encouragement.
Le jury a également primé le tambourinaire le plus ancien du nom de Antime Baransakaje, âgé de 80 ans et celui qu’il a appelé la révélation du festival, le plus jeune tambourinaire. Agé de moins de 1O ans, Jean-Aimé Nduwayezu évolue dans le groupe «Birenzi vya Ntare» de Buterere.

Symbole de la paix qui devrait caractériser les élections

Le ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Adolphe Rukenkanya a souligné que le tambour retentit en période de paix. Selon lui, les deux jours du festival est un symbole de paix et de tranquillité qui devrait caractériser la période électorale. Il a invité tous les Burundais à consolider la paix durant cette période électorale et cela malgré les différences religieuses, idéologiques, régionales, etc. Il a souligné que le tambour était d’une grande importance sous la monarchie. En effet, on battait le tambour pour attirer l’attention de la population sur le message du roi et d’une région à une autre le message était transmis.

Promouvoir le tambour burundais

Le Festival-concours du tambour du Burundi est la première édition après l’enregistrement du tambour burundais sur la liste représentatif du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, le 26 novembre 2014 à Paris en France. Le ministre Rukenkanya a expliqué qu’il ne fallait pas laisser ce projet de promouvoir le tambour burundais à ce stade. Il a précisé que le Festival-concours s’inscrit dans ce cadre. Les autres activités prévues par le ministère sont notamment : plaider pour la reconnaissance du tambour burundais sur la liste du patrimoine immatériel dans la région ; multiplier l’arbre à partir duquel le tambour est fabriqué, « Umuvugangoma », soutenir l’activité des tambourinaires, etc. Il a sollicité la formation d’un groupe national des tambourinaires représentatifs.
Adolphe Rukenkanya a souhaité que des compétitions pareilles soient élargies à d’autres domaines de la culture, à savoir la danse traditionnelle, la sculpture, la vannerie, etc. Le Festival-concours du tambour a été une occasion de présenter publiquement les personnes qui se sont investies pour l’inscription du tambour burundais comme patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. Le ministre Adolphe Rukenkanya a notamment cité le chercheur burundais, professeur Domitien Nizigiyimana.

Grâce-Divine Gahimbare

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