Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Lutte associée> Etat des lieux

Elle se porte bien

 

La lutte associée est un sport qui est en train d’évoluer car il s’est déjà implanté dans certaines provinces du pays. Sa situation est généralement bonne, et les lutteurs burundais ont déjà participé dans plusieurs compétitions internationales. Mais, les problèmes ne manquent pas.

 

DSC 0381D’après Elie Nibizi, secrétaire général de la Fédération burundaise de lutte associée, la lutte burundaise s’est déjà installée dans les différentes provinces du pays comme Ruyigi, Bururi, Gitega, Muramvya, Bujumbura rural, Bujumbura-Mairie et Bubanza. Parmi les dix lutteurs proposés pour participer au Championnat d’Afrique qui va se dérouler en Egypte le mois prochain, il y a une fille originaire de la province de Bururi et un garçon en provenance de Cibitoke.
Pour lui, la lutte se porte bien car, du fait d’avoir pu implanter cette discipline en moins de quatre ans dans les différentes provinces citées ci-haut, « on peut se féliciter. » « Mais, nous avons l’ambition de vulgariser ce sport sur tout le territoire national. En effet, il s’agit d’un sport qui a caractérisé l’histoire du Burundi parce que la lutte était traditionnellement appliquée. Il a évolué. Toutefois, il s’avère nécessaire de le faire pratiquer dans tout le pays », note-t-il.

Problèmes de moyens financiers, manque d’équipements et d’entraîneurs

La lutte associée au Burundi se heurte aux différentes difficultés se résumant en trois points, à savoir les moyens financiers, les équipements et le manque d’entraîneurs qualifiés.
D’abord, la lutte se pratique normalement sur un tapis spécifique à ce sport. Mais, au Burundi comme dans d’autres pays qui n’ont pas encore connu une évolution, ou ne dispose pas de tapis de lutte. « Nous utilisons parfois le tapis de judo », a déploré M.Nibizi. Egalement, la lutte se pratique avec des souliers et pas n’importe lesquels ainsi que des maillots appropriés. « On n’en a pas beaucoup, surtout les souliers en cuir qui montent un peu pour couvrir la cheville », a-t-il poursuivi.
Ensuite, les moyens financiers font défaut. A ce sujet, Elie Nibizi a indiqué que le ministère en charge des sports ne les soutient pas comme il faut. Aussi, les sponsors manquent car, explique-t-il, « en frappant la porte à gauche à droite, on ne reçoit pas de réponse mais, également, certains sports sont plus privilégiés que d’autres, notamment le football, le basketball ». L’autre problème soulevé est le manque de techniciens qualifiés. «Nous n’avons pas d’entraîneurs d’un haut niveau pour pouvoir exercer ce métier ».
La lutte associée comprend quatre sortes de luttes à savoir la lutte traditionnelle, la lutte olympique, la lutte gréco-romaine et la lutte féminine. La fédération burundaise de lutte associée pratique les luttes olympique, féminine et traditionnelle.
Yvette Irambona

Ouvrir