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ART > Quelques pistes pour renforcer la musique burundaise

Que les jeunes artistes se fassent assister par leurs pairs

 

IMG 0068La situation de la musique burundaise est appréciée par un chanteur burundais et il donne quelques pistes pour l’améliorer et la renforcer. L’une de ces pistes est que les jeunes artistes se fassent assister par leurs pairs.   

 

Gérard Nkurikiye alias « Musumari », chanteur burundais et chargé de la discipline au sein de l’Amical des musiciens du Burundi a indiqué que le staff de l’amical est à l’œuvre pour renforcer cette organisation.  Il a souligné que le bon fonctionnement de l’association contribuera à l’amélioration de la qualité des œuvres des jeunes chanteurs burundais. Selon lui, il faut d’abord que l’amical gagne la confiance des jeunes chanteurs.  Si par exemple,  dit-il, les jeunes chanteurs se font assister par leurs pairs, personne ne serait condamné suite à un contenu abusif à l’égard des mœurs burundaises. Il a expliqué que lui-même, bien qu’il soit expérimenté, ne peut pas sortir une chanson sans l’avoir soumise aux critiques de quelques personnes du métier. Gérard Nkurikiye alias « Musumari », chanteur burundais et chargé de la discipline au sein de l’Amical des musiciens du Burundi a indiqué que le staff de l’amical est à l’œuvre pour renforcer cette organisation.  Il a souligné que le bon fonctionnement de l’association contribuera à l’amélioration de la qualité des œuvres des jeunes chanteurs burundais. Selon lui, il faut d’abord que l’amical gagne la confiance des jeunes chanteurs.  Si par exemple,  dit-il, les jeunes chanteurs se font assister par leurs pairs, personne ne serait condamné suite à un contenu abusif à l’égard des mœurs burundaises. Il a expliqué que lui-même, bien qu’il soit expérimenté, ne peut pas sortir une chanson sans l’avoir soumise aux critiques de quelques personnes du métier. 

Il faut demander conseils pour murir les idées

Toutefois, notre interlocuteur apprécie la situation de la musique burundaise. Il a également apprécié la situation sociale des artistes chanteurs car, il n’y pas longtemps les artistes étaient méprisés dans la société. Il s’est réjoui que non seulement nous ayons des chanteurs burundais et des producteurs nantis mais aussi la musique burundaise est partout écoutée et appréciée. «La musique burundaise est notamment écoutée par les passagers à bord de différents auto-mobiles. Les journalistes accordent une grande attention à notre musique et notre souhait est qu’elle soit davantage promue», a-t-il dit. Il a reconnu que la qualité des contenus des chansons burundaises n’a pas beaucoup évoluée en comparaison à celle des compositions des chanteurs comme Canjo ou Nik Dave. Selon lui, cela découle d’un certain manque de créativité car, tel artiste veut faire comme l’autre alors que le nombre des chanteurs a sensiblement augmenté. «Il y a des chanteurs qui veulent des profits faciles mais, le métier sait les ramener à la raison car, quand ils produisent quelque chose et que le public ne suit pas, ils reviennent à la case départ pour corriger», a-t-il indiqué.Il a déploré le fait qu’il y ait des journalistes qui acceptent un pot-de-vin de la part des artistes pour faire passer leur chanson le plus souvent possible. Il a demandé aux artistes de prendre leur temps pour composer et de demander conseils pour murir les idées. «Une bonne œuvre influence sa promotion», a-t-il conclu.                 

Grâce-Divine Gahimbare

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