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CIPD> Réactions des jeunes sur le plan d’action

Ils sont satisfaits de leur implication

0000012122opopopLes jeunes qui ont participé à la Conférence internationale pour la population et le développement ont affirmé qu’ils sont satisfaits de leur implication dans le plan d’action de cette conférence.Les jeunes qui ont participé à la Conférence internationale pour la population et le développement ont affirmé qu’ils sont satisfaits de leur implication dans le plan d’action de cette conférence.


Jeanne Irakoze est une fille slameuse qui a participé à la Conférence internationale pour la population et le développement. Elle a indiqué que les jeunes sont satisfaits de leur implication dans le plan d’action de ladite conférence : « Le plan d’action de la CIPD prévoit qu’en 2030, aucun jeune ne sera laissé de côté. Il faut à cet effet assurer les droits et les choix pour tous. Il est dit dans ce plan qu’il faut que les jeunes aient accès aux informations et aux services adaptés à leur âge pour les protéger de manière adéquate des grossesses non désirées, des infections sexuellement transmissibles et du VIH/sida », a-t-elle souligné. Mlle Irakoze a rappelé qu’au Burundi, dans les années passées, la santé sexuelle et reproductive était un sujet tabou.

Les parents n’osaient pas en discuter avec leurs enfants en prétextant que c’est la coutume burundaise qui l’interdisait. Par conséquent, les filles tombaient dans des pièges à cause de l’ignorance, et ont eu des grossesses non-désirées. Certaines faisaient recours à l’avortement clandestin. Des fois, elles succombaient sur le champ ou avaient des complications post-avortement. Et, au lieu de l’approcher, la société ou sa famille la rejetait en disant qu’elle devenait une honte. 

Des avancées significatives

 Mlle Irakoze  se réjouit qu’aujourd’hui, en se basant sur le plan d’action de la CIPD, l’éducation au Burundi implique la santé sexuelle et reproductive dans le cours de civisme dans les écoles primaires et secondaires. Les centres de santé amis des jeunes  sont au service de toute la jeunesse scolarisée et non-scolarisée. Les groupes de solidarité sont créés afin de faire des projets grâce auxquels les jeunes peuvent réaliser des profits. Notre interlocutrice a précisé qu’en collaboration avec l’UNFPA (Fonds des Nations-Unies pour la population), plusieurs associations encadrent les jeunes dans le but de leur fournir des informations nécessaires concernant la gestion de leur santé sexuelle et reproductive. Elle a enfin rappelé que toutes ces initiatives sont mises en place pour accomplir le plan d’action de la CIPD. 

Rose Mpekerimana

 

MINISTERE EN CHARGE DE LA JEUNESSE> Lancement officiel de l’étude portant sur l’impact des investissements pour les adolescents au Burundi

Voir comment tirer les dividendes de la jeunesse

000000a111111Le ministère de la Jeunesse, des postes et des technologies de l’information en collaboration avec l’Unicef, a organisé, le mardi 3 décembre 2019 à l’hôtel Source du Nil, un atelier sur le lancement officiel de l’étude portant sur l’impact des investissements pour les adolescents au Burundi. Cette étude pourra mettre en évidence les défis auxquels les adolescents font face, ainsi que leurs solutions.  


La ministre en charge de la jeunesse, Evelyne Butoyi, a rappelé que le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a déclaré que la jeunesse burundaise est le grand capital du pays. Mais pour que cela soit concretisé, il faut que les jeunes soient associés. Dans son discours d’ouverture, elle a dit que cela fait trois mois qu’a eu lieu la validation des résultats d’un travail de recherche sur l’étude portant sur le cadre d’investissement pour les adolescents au Burundi sur l’estimation des impacts d’investissement dans les secteurs sociaux. Elle a ajouté  que le Burundi compte 12 millions d’habitants et qu’en 2030, si rien n’est fait, on pourra atteindre 14 millions. La frange de plus de 65 % de la population est âgée de moins de 25 ans.

Les adolescents prennent donc une grande part. C’est pour cela que, dans le cadre de l’accompagnement de la jeunesse burundaise, et selon le Plan national de développement du Burundi 18-27, en ses points 2,3 et 4 portant sur la vision et le fondement de l’objectif global ainsi que le processus de transformation structurel de l’économie, et l’orientation stratégique de développement humain, le gouvernement du Burundi a déjà mis en place une banque de jeunes avec un capital de 10 milliards de nos francs. Pour le représentant pays de l’Unicef, Jeremy Hopkins, la jeunesse burundaise représente ¼ de la population, il faut donc investir dans la jeunesse. Il a aussi rappelé que l’adolescence est une période très critique de la vie pendant laquelle tout est possible. Les adolescents burundais, filles et garçons, font face aux défis liés à la santé, à l’éducation et à leurs compétences. Il a remercié le gouvernement du Burundi à travers le ministère en charge de la Jeunesse pour sa collaboration.La ministre en charge de la Jeunesse a  remercié l’Unicef et autres partenaires et a promis que le ministère mettra en place une équipe technique de suivi présidée au niveau du ministère et coprésidé par l’Unicef pour faciliter les chercheurs.

Aline Nshimirimana

 

Makamba> Atelier de sensibilisation sur l’économie solidaire et sociale

Le code de protection social, un atout pour garantir le bien-être de la population

0000012aaaaAu chef lieu de la province de Makamba, le Secrétariat exécutif permanent (Sep) de La Commission nationale de protection sociale (CNPS), en collaboration avec le Pamusab, a organisé le vendredi  29 novembre 2019 un atelier de sensibilisation des administratifs à la base et des représentants des différentes mutualités communautaires de santé sur l’importance des mutualités communautaires. La contribution actuelle des mutuelles de santé : l’accès aux soins de santé ; l’implication des administratifs à la base, des confessions religieuses ;  encourager la population à adhérer massivement aux mutualités communautaires de santé et aux coopératives de développement économique ainsi que l’implication des médias dans cette politique nationale de protection sociale. Tous ces aspects ont été abordés lors de l’atelier.
« Aujourd’hui  plus qu’hier, le citoyen exprime son besoin de prendre part au débat sur les orientations sociales, environnementales et économiques qui modèleront la société de demain. » Ce constat bien réel est de la part d’Arcade Nimubona, secrétaire permanant de la Commission nationale de protection sociale. A cette fin et pour répondre à cette préoccupation légitime et de plus en plus pressante, le gouvernement burundais a adopté la politique  nationale de protection sociale en avril 2011.L’atelier de Makamba s’inscrit dans le cadre et avec l’objectif de continuer à mener des séances de sensibilisation à l’endroit non seulement des responsables administratifs mais aussi des responsables de différents domaines du secteur.  Pour le moment, le Sep a rencontré les ressortissants des provinces de Makamba, Bururi, Rutana, Rumonge et ceux de la mairie de Bujumbura. C’est dans le cadre de sensibiliser la population à adhérer massivement non seulement dans les mutualités communautaires de santé mais aussi dans les coopératives de développement économique. Cela permettra à la population de relever leur niveau de vie. Arcade Nimubona interpelle tous les administratifs locaux et les responsables des confessions religieuses de tout faire pour encourager un système de soins de santé qui répond aux besoins de leurs citoyens. Il a montré que lorsqu’on est démuni et qu’on est frappé par la maladie, les revenus disponibles diminuent puisque on est obligé d’aller se faire soigner en dépensant trop d’argent. Pour relever certains défis, M. Nimubona informe qu’un code de protection sociale sera bientôt mis en place au Burundi. Pour son intérêt, celui de sa famille et du pays, tout travailleur du secteur non structuré devrait y adhérer.

Les mutualités communautaires, une nécessité pour les gens à faibles revenus

Le groupement de la population burundaise dans des coopératives permettra de relever leur niveau de vie. Selon le secrétaire permanant de la CNPS, le renforcement des mutualités communautaires garantira l’accès à des soins de santé de qualité à l’ensemble de la population en mettant en œuvre différents mécanismes de couverture contre le risque maladie. En ce qui concerne le système de santé communautaire dans les provinces du Sud du pays, il s’observe d’importants gaps entre le nombre d’adhérents dans les mutualités de santé, la couverture de l’offre de soins et l’accessibilité financière aux soins pour une large part de la population. Etendre la couverture universelle de soins à toutes les couches sociales  à travers l’adhésion dans des mutualités communautaires de santé constitue donc une solution durable

En termes clairs et beaucoup plus explicites, M. Nimubona  fait remarquer que le nombre d’adhérents dans les mutualités communautaires dans les provinces citées ci-haut reste aujourd’hui minime. Ce qui constitue un handicap majeur dans la prise en charge des soins de leurs membres alors que les mutualités communautaires constituent une nécessité pour les personnes à faibles revenus.

La solidarité entre les membres, une valeur de base

Quant à Pierre Niyonkuru, curé de la paroisse de Makamba, la valeur de base des mutualités communautaires de santé est la solidarité entre les membres. Il ajoute que les liens solidaires créés par les mutualités sont des éléments constitutifs d’une société plus équilibrée et plus juste. Ces mutualités créent de la citoyenneté et consolident les liens sociaux. Selon M. Nimubona, l’adhésion à un mécanisme d’assurance maladie s’applique pour le moment presque exclusivement aux travailleurs du secteur structuré, à savoir le secteur public couvert par des régimes d’assurance mis en place par l’Etat et le secteur privé qui est couvert par d’autres formes de régime obligatoire  ou par les assurances privées. Or, plus de 90% de la population sont constitués par des travailleurs du secteur non structuré en milieu rural ou urbain. De ce fait, Arcade Nimubona insiste sur l’implication des administratifs dans la sensibilisation des populations afin qu’elles puissent adhérer dans les mutualités communautaires de santé.

Une structure organisationnelle qui favorise la sensibilisation

 Le secrétaire permanent de la CNPS a profité de l’occasion pour informer les participants à l’atelier qu’au plus haut sommet, la Commission nationale de protection nationale l’Etat est présidée par le chef de l’Etat lui-même. Au niveau provincial, ce sont les gouverneurs de province qui assurent le fonctionnement de la commission et au niveau des communes ce sont les administrateurs communaux qui en sont les premiers responsables. Partant de cette structure, M. Nimubona trouve, à juste titre, que la sensibilisation devient donc facile puisqu’on estime que la transmission du message en faveur de l’adhésion aux mutualités communautaires de santé parvient facilement à la population et surtout sans beaucoup d’altération. Concernant l’état des lieux de la politique nationale de protection sociale, il a fait savoir que cette politique connaît une évolution significative. A titre d’exemple, dans le domaine de la santé, des mesures qui favorisent l’accès aux soins de santé ont été prises par le président de la République, Pierre Nkurunziza. Il s’agit notamment de la gratuité des soins de santé pour les enfants de moins de cinq ans ainsi les femmes qui accouchent gratuitement. D’autres mesures ont été prises dans le secteur social comme l’initiation du Programme de transfert monétaire aux personnes vulnérables. Beaucoup d’autres programmes de filets sociaux dans divers domaines de la vie du pays  sont en cours de réalisation.

Relancer le principe de la couverture sanitaire universelle 

Francine Munezero est la secrétaire exécutive de la Commission nationale de protection sociale. Elle indique que la politique nationale de protection sociale a été adoptée pour venir en aide aux enfants vulnérables, aux personnes les plus âgées ainsi qu’aux personnes vivant avec un handicap. Les objectifs primordiaux de cette politique consistent à appuyer les associations de développement ; renforcer la Commission nationale chargée de la protection sociale ; augmenter les effectifs des bénéficiaires de cette politique ainsi que renforcer les capacités des membres des mutualités communautaires de santé et des coopératives de développement économique.Elle a souligné que l’état de faisabilité de la Politique nationale de protection sociale dépendrait de la mise en place d’un fonds qui soutiendra les projets de protection sociale. Lors de la cinquème Assemblée générale de la CNPS qui a eu lieu le 28 juin 2019, et qui était dirigée par le chef de l’Etat, il a été recommandé de : relancer le principe de la couverture sanitaire universelle ; favoriser la mise en place des sections mutualistes dans les communes qui n’en ont pas encore ; renforcer le cadre de concertation des parties prenantes du secteur de la protection sociale ; rendre obligatoire la couverture aux soins de santé. Lors de l’Assemblée générale de Gitega, le souhait a été aussi que tous les acteurs s’impliquent dans la mise en place et l’extension des mutuelles de santé là où elles ne sont pas encore implantées. Bien plus, il a été convenu d’accélérer le processus de classification de la population du secteur informel et rural pour arriver à séparer les cibles des différents mécanismes  et de créer des synergies entre les administratifs et les représentants des mutualités communautaires pour effectuer des actions de sensibilisation conjointes. Espérance Kaneza qui a représenté les associations des mutuelles communautaires a, quant à elle, indiqué que l’implication des différentes communautés et des organismes assureurs dans la cogestion des politiques de santé et d’aide à la personne vulnérable forme indéniablement un trait d’union important des usagers de santé. Au cours des échanges, il a été remarqué que l’amélioration continue de la qualité des soins et de la sécurité des patients est sans conteste au cœur des préoccupations des membres des mutualités communautaires.                                                                                                                                                                   

Appolinaire  Nimubona                                                                       

Département de la Documentation                                                                       

Service Rédaction.

 

Economie> Vente multiniveau

La jeunesse burundaise face au marketing de réseau
La vente multiniveau ou, selon qui l'emploie, marketing relationnel, marketing à paliers multiples, vente par réseau coopté (V.R.C.), marketing de réseau, etc., est une structure du réseau de vente dans laquelle les revendeurs (ou distributeurs) peuvent parrainer de nouveaux vendeurs, et être alors en partie rémunérés par une commission évaluée en pourcentage sur les ventes des recrues. La vente multiniveau élimine les coûts liés au recrutement et à la formation mais aussi les dépenses de publicité en lui substituant le bouche à oreille. Au Burundi ce commerce attire de plus en plus de jeunes.

La vente multiniveau proprement dite a été inventée aux Etats-Unis en 1940 et popularisée dans les années 1950 par la société  Tupperware.Actuellement, le marketing de réseau se développe en une croissance considérable au Burundi surtout dans les villes. La jeunesse burundaise qui affronte beaucoup de difficultés liées au chômage s’interesse à ce  commerce. Ils disent qu’ils n’ont pas d’autre choix. Ce marketing de réseau peut se faire naturellement via le bouche à oreille, ou être organisé via une stratégie marketing et commerciale. La pluspart des opérateurs sont étrangers sauf un qui est local. Ils sont, entre autres, Forever, Alliance Motion in Global, Fukang, ect. Toutes ces sociétés vendent des produits et accordent  des commissions aux vendeurs qui revendent les produits à leur tour. Elles vendent principalement des produits pharmaceutiques. Mais elles ne parviennent pas à convaincre leurs clients à cause du manque de fiabilité. Le marketing de réseau souffre en ce sens d’une mauvaise réputation, car souvent seuls les parrains les plus élevés gagnent de l’argent, les vendeurs des niveaux inférieurs ne récoltant que très  peu de gains. Pour cela, les jeunes ont des avis partagés. Un jeune marketer contacté nous a dit qu’au lieu d’investir  dans une société à risque, il faut tout laisser. Dans toutes ces sociétés, une personne peut  adhérer même s’il n’a pas le capital exigé pour acheter les produits, le système est simple : une personne passe une information donnée à dix autres personnes. Chacune d’entre elles passera à son tour l’information à dix autres, etc. L’information se propage rapidement, et le nombre de personnes impliquées dans le processus croît de manière exponentielle. Enfin, les interlocuteurs ont fait remarquer qu’il  y avait des sociétés opérant dans ce secteur qui sont déjà tombées en faillite.

Cédric Ndayikunda (stagiaire)

 

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