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Economie, Sciences, Education/formation

COMMENTAIRE >Faire de l’école le véritable berceau du patriotisme

Rabelais, cet écrivain du 16e siècle disait : «Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Notre commentaire portant sur le rôle irremplaçable de l’école dans l’éducation patriotique, autorisons-nous de paraphraser Rabelais en disant que l’école rendra d’excellents services à la société burundaise  en permettant aux élèves d’acquérir des connaissances ayant comme point d’appui une conscience patriotique éclairant bien le savoir. Quel rôle joueraient, en effet, nos médecins et nos ingénieurs dans la société sans cette conscience patriotique ? Comment construirions-nous notre pays  sans  un  savoir axé sur l’éducation patriotique ? Des questions peuvent être nombreuses à ce sujet bien précis, mais limitons-nous à confirmer ce qu’Eric Ngendakumana, préfet du Lycée communal Remera (Gishubi) a indiqué dans une interview accordée au quotidien Le Renouveau du Burundi dans son numéro paru le mardi 15 octobre 2019. Nous approuvons tout à fait les propos de ce responsable scolaire,  selon lesquels toutes les connaissances que procure l’école comme les mathématiques, les langues, les sciences naturelles et autres ne doivent pas faire oublier un enseignement moral et patriotique que l’école se doit d’inculquer aux élèves. C’est que, à notre sens, science ira toujours de pair avec conscience patriotique, pour revenir à la réflexion de Rabelais qui a ouvert ce commentaire. Nul ne peut s’autoriser d’ignorer le rôle éducatif de l’école en tant que berceau de la vie humaine, permettant aux élèves de développer progressivement en eux l’amour de la patrie, source d’unité, de paix, de justice et d’édification sociale. L’école est un précieux instrument permettant d’apprendre à tisser dans la société, dès l’enfance, des liens de solidarité, de fraternité, de paix et d’harmonie sociale dans un savoir-faire et un savoir-être animés par une conscience patriotique formée à la lumière de l’enseignement scolaire. Cet enseignement axé sur l’éducation aux valeurs citoyennes, le patriotisme occupant une place de choix. C’est une question de justice pour tout enfant car l’avenir du pays en dépend. C’est à l’école qu’il revient d’éduquer l’intelligence des jeunes générations à la lumière d’une éducation citoyenne qui crée une habitude de dialogue rationnel et d’analyse critique constructive profitable à l’avenir du pays. Nombreux sont, aujourd’hui, les Burundaises et les Burundais à dire que si l’éducation patriotique avait, dès l’indépendance du pays, prévalu dans l’enseignement scolaire, les crises sociopolitiques que le Burundi a connues auraient pu être solidairement et patriotiquement découragées. Il n’en a pas été malheureusement ainsi, les antivaleurs ayant pris le dessus sur les valeurs humaines et chrétiennes, notamment enseignées dans les écoles sous convention catholiques. Il incombe donc, aujourd’hui mieux qu’hier, à l’école d’éduquer des Burundaises et des Burundais appelés à servir, le moment venu, leur patrie, en s’inspirant du passé héroïque ancestral de notre pays, méritant d’être bien aimé et bien servi en tout temps et en tout lieu, grâce à une éducation patriotique, aux fondements solides. Pour apporter une contribution solide et qualifiée à l’édification de la société burundaise, il convient que l’école ait toute sa pertinence dans sa mission éducative qui est celle de transmettre un savoir épris d’un esprit patriotique qu’il est de notre devoir de renforcer.                                                                                                 

Pascaline Biduda

 

DOSSIER> Le commerce en ligne

Il est inévitable de nos jours

 

ecommerce1Il comporte  plusieurs volets et avance avec les technologies de l’information. Assurances, banques, santé, commerce, information, agriculture, etc., sont des services offerts par le commerce en ligne pour accéder rapidement aux services voulus. On ne peut non seulement pas s’en passer mais aussi il est inévitable. C’est le commerce en ligne. C’est un commerce qui tend à occuper la vie quotidienne des gens. Tout se passant par un seul clic au téléphone ou une connexion à un ordinateur. Des intervenants en cette matière nous livrent leurs avis. 

 

 

Il peut se faire par transfert d’argent et de produits ou transfert des services et des biens. Une entreprise peut acheter des produits d’une autre entreprise ou en vendre à des consommateurs. Des particuliers peuvent décider d’échanger des marchandises entre eux. Tout cela, en se basant sur une connexion internet et un téléphone ou ordinateur.Certes, certains émettent des doutes sur le commerce en ligne. Faire le shopping suppose être sur place pour se rendre compte de la qualité de la marchandise, disent-ils. Mais le monde va à une vitesse qu’on ne doit ignorer. On doit jongler avec le temps. Ainsi, ces produits sont exposés sur une plate forme publicitaire dans les groupes whatsapp et Facebook. On les commande sans se déplacer et la livraison devient rapide. Les Burundais n’ont pas encore adhéré en masse au commerce en ligne mais certains sont en train de se rendre compte de l’utilité de s’y apprivoiser car on ne peut rien face au rythme que prend le développement du monde.Richard Niyonkuru est tailleur. Il confectionne des habits pour les gens se trouvant à l’étranger. « Ils envoient des tissus à leurs parentés et je leur prends des mesures et je confectionne des habits qu’on leur envoie. Je choisis des modèles ou ils m’envoient eux-mêmes leurs modèles», indique notre interlocuteur. Les habits sont alors envoyés via les postes ou DHL. On n’a pas besoin d’être sur place pour avoir tel ou tel modèle. Cela est devenu fréquent et facile, dit M. Niyonkuru. Cela fait rentrer des bénéfices et pour le tailleur et pour le pays car le transfert se fait moyennant des frais.

La monnaie circule facilement

Diane Kwizera a fait des études en économie et se spécialise aujourd’hui dans le marketing de réseau. Ce dernier consiste à partager des gains en insérant des gens dans un réseau de commerce faisant ainsi une association. Pour elle, le commerce en ligne comporte plusieurs volets et c’est un commerce facile à pratiquer indépendamment de ce que l’on fait dans la vie. On n’a pas besoin d’espace quelconque mais plutôt  d’un téléphone connecté. Le commerce en ligne nous permet d’ouvrir les horizons sur d’autres mondes. On découvre le monde sans toutefois payer des billets d’avion. Pour ceux qui aiment exercer des activités étant paisibles chez eux, le commerce en ligne leur facilite la tâche. Le pays en bénéficie, continue notre interlocutrice. La monnaie circule librement  et plus par rapport à d’autres commerces. Les commerçants rentrent des bénéfices en masse et les banques burundaises reçoivent de l’argent car ce dernier est en activité permanente. L’économie se développe au sein du pays et les relations avec les autres pays s’améliorent économiquement. Financièrement, les ménages sont à l’abri du besoin. « On n’a pas besoin d’être chômeur pour exercer le commerce en ligne ». En tant que fonctionnaire, notre interlocutrice nous indique qu’elle peut bien faire ce commerce grâce à son téléphone tout en étant au travail, pendant les heures de pause. « Pendant mon temps libre, au lieu d’aller faire des      « ligala » ou de me connecter pour chatter seulement, on brûle ainsi ses mégas sachant que des bénéfices rentrent en retour ». On en gagne ainsi deux emplois après le travail de bureau. Dans les groupes whatsapp ou Facebook, on n’a qu’à publier ses produits dans le temps libre pour enfin s’en occuper après le travail. C’est un commerce qui ne demande pas de gros capitaux. Avec un petit capital on peut en faire un grand capital. En vendant un produit, les bénéfices peuvent augmenter le capital. Il faut juste être courageux et avoir une vision, dit Mme Kwizera.

Le commerce en ligne engage

Pour mieux comprendre ce commerce, on a approché une dame qui œuvre dans le commerce en ligne en Tanzanie, un pays qui est développé dans ce domaine. Amina Shirima n’a pas d’emploi spécifique mais elle s’affaire dans le commerce en ligne.Des gens commandent des habits et des chaussures qu’elle court chercher dans les marchés. Comme une commissionnaire, elle détecte les modèles choisis car elle les publie via Facebook. Elle se chargera ainsi de payer le transport jusqu’à destination de la marchandise. La plupart de ces clients sont de la Communauté est-africaine (CEA). Non seulement elle a une place où se vend ses produits, mais aussi  elle peut effectuer des ventes à l’aide de son téléphone. Pour Mme Shirima, le commerce en ligne aide à épargner en deux choses : le temps et l’argent. On n’a pas besoin de se déplacer ou de brûler son carburant pour effectuer des distances pour aller se procurer d’un ticket d’avion, réserver une chambre d’hôtel, acheter une marchandise quelconque. « Cela nous permet d’être au courant des produits sur le marché local et international en un temps record à l’aide d’Internet. Ainsi, ons’en procure quand on veut. « Chez nous, les jeunes s’emploient eux-mêmes, en appliquant ce qu’ils ont appris à l’école. Certains ont fait des études en marketing, TIC, comptabilité, etc. mais n’ont pas pu avoir du travail », indique-t-elle. Le commerce en ligne les engage. Ce commerce n’a pas de distance. Les produits peuvent se livrer de partout dans le monde. On n’a pas besoin de payer un ticket d’avion ou un ticket de bâteau, ou de s’affairer dans les affaires de dédouanements, car ceux qui vendent ont déjà tout pris en charge entre autres les frais de cheminement et de  transfert, les frais de livraison, etc. et les marchandises te parviennent à la maison sans que tu te sois déplacé.

Comme tout commerce, des inconvénients ne manquent pas

Il faut toutefois signaler des cas d’escroquerie, rappelle Adrien  Irankunda, un Burundais vivant en Chine. En effet, certaines marchandises ne sont pas réellement ce qu’elles paraissent  être sur les publicités. Il faut veiller à ce que les marchandises livrées soient fiables. Pour cela, il faut qu’on soit connaisseur des prix et des qualités. Mais surtout savoir détecter des maisons fiables qui exercent ce commerce en ligne.« Mais qu’à cela ne tienne. On doit marcher avec le développement du monde. C’est un commerce ouvert. Mon choix compte plus que tout », dit-il. Il a aussi fait remarquer que, comme le gouvernement ne peut pas embaucher tout le monde, les jeunes devraient recourir à ce commerce. Ceux qui terminent leurs études devraient penser à s’ouvrir leur propre business et faire preuve de courage. On finit souvent par engager les autres par ceux qui font des livraisons à domicile, ceux chargés du marketing en faisant des publicités, etc.,dit notre source. On peut être à différentes places en même temps. S’asseoir dans son restaurant, nourrir ceux qui sont sur place et livrer de la nourriture à d’autres à distance peut générer d’autres commerces qui font rentrer des bénéfices et créer des services pour d’autres personnes. La vente des aliments génèrera la vente notamment des serviettes, des assiettes à usage unique, etc. Beaucoup de commerçants interviennent en même temps pour former une symbiose, dit M. Irankunda.Toutefois, l’accès à l’internet est un problème, souligne notre interlocuteur. Les cartes bancaires sonts ujettes à des  vols des données et par conséquent au vol d’argent. Les relations sociales se détériorent car on n’est plus en face d’une personne pour discuter. La remise des produits se fait en vitesse. Parfois, on se trouve face à un produit qu’on voudrait remettre mais on ne peut pas retourner le produit. La population africaine n’est plus très rurale. Plus de la moitie détient un téléphone, dit M. Irankunda. Or, les infrastructures se font rares. Pas de routes adéquates, pas de trains, pas de bâtiments adéquats ni de hangars suffisants, etc. Cela devrait faire l’objet d’innovation pour développer le commerce en ligne.Tout cela est couvert par les transferts d’argent car ces achats se font grâce à un système bien organisé. Aujourd’hui on a Ecocash, lumicash, pour ne citer que cela au niveau local et Mpesa, western Union, moneygram, DHL et autres au niveau mondial.  On n’a pas besoin d’utiliser le cash. C’est rapide, simple, sécurisé sans se douter des pickpockets. Avoir tout ce qu’on veut au marché mondial est possible car le monde est devenu un village.

Blandine NIYONGERE

 

EDUCATION> Evaluation des résultats de l’examen d’Etat édition 2019

Le taux de réussite est satisfaisant

 

IMG 295Pour la première fois, la formation post fondamentale a passé l’examen de fin de cycle. Les résultats ont été satisfaisants. C’est le point de vue du directeur  du lycée Sainte famille de Kinama, Alexis Niyonzima, lors d’une interview qu’il a accordée au quotidien burundais d’informations, concernant  l’évaluation des résultats  à ce lycée. Ce dernier se dit sastisfait des résultats obtenus par ses élèves, malgré une légère diminution du taux de réussite. 

 

Au lycée Sainte famille de Kinama, les élèves ont eu un taux de réussite provisoire de 85% à l’examen d’Etat. Dans les sections, en langue, la réussite a été de 94% et en science appelée aussi biochimie et science de la terre, la réussite a été de 85%. Même si ces résultats sont satisfaisants, comparativement à ceux de l’année passée, les enfants avaient réussi à 100%, mais actuellement, en langue, il y a eu deux enfants sur trente cinq qui n’ont pas eu 50% et en science, quinze(15) sur cinquante et un (51) n’ont pas eu 50%, a dit M.Niyonzima.Selon notre interlocuteur, compte tenu des résultats des autres écoles, les élèves du lycée Sainte famille de Kinama ont très bien travaillé, d’autant plus que c’est la première promotion du système d’enseignement fondamental qui fait l’examen d’Etat. Il a indiqué qu’il y a eu une partie des évaluations qui n’a pas été réussie, c’est celle où on évalue les performances de l’enfant, s’il peut mettre en pratique les matières apprises en classe. C’est ce qu’on appelle la situation d’intégration. M.Niyonzima a apprécié le nouveau système d’enseignement, car,  dit-il, il apprend à l’enfant à travailler en groupe, et lui permet de s’approprier les matières apprises en classe et à l’appliquer dans la vie quotidienne et bientôt dans la vie professionnelle. Le nouveau système propose des activités où l’enfant s’améliore et travaille avec les autres.  Pour essayer d’augmenter ou de garder le même taux de réussite, le directeur du lycée Sainte famille de Kinama a demandé que le ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle continue à les aider dans l’encadrement et la formation des enseignants afin de s’approprier bien la matière à enseigne.  

Aline Nshimirimana

 

QUARTIER VII DE LA ZONE CIBITOKE> Réunion de sensibilisation au développement inclusif

«Coopérative Sangwe: porte ouverte pour tous», l’un des points à l’ordre du jour

 

IMG 0011La coopérative Sangwe dans le quartier VII de la zone urbaine de Cibitoke a organisé le dimanche 13 octobre 2019, des activités de sensibilisation au développement inclusif à l’intention de la population de la localité.  

 

Coopérative Sangwe : porte ouverte pour tous, le biens-fondé d’une coopérative et avantages sociaux d’une coopérative sont des points  développés par le président de la coopérative Sangwe, Adelin Ndikumasabo. En se référant au premier point, M. Ndikumasabo a fait savoir que la coopérative Sangwe est loin de toute forme de discrimination.  Il a précisé que toutes les catégories de la population, quels que soient leur sexe, leur origine ethniques ou régionale, leur âge et leur statut social sont les bienvenus pour contribuer à créer des opportunités, à partager les bénéfices issus des projets mais aussi à prendre des décisions.  Selon M. Ndikumasabo, le développement doit être un intérêt commun pour tous, raison pour laquelle personne n’est censé ignorer et être ignorant. Concernant le bien-fondé d’une coopérative, M. Ndikumasabo a rappelé que les coopératives ont été à la base du développement de plusieurs pays à travers le monde entier. Il a ajouté que des projets en coopératives présentent autant d’intérêts que de défis étant donné que tous les actionnaires participent dans son organisation et dans la gestion des revenus. Alors que les coopératives Sangwe se trouvent sur tout le territoire du pays, M. Ndikumasabo a fait un clin d’œil à la population que les coopératives bien organisées se verront assistées financièrement par le gouvernement comme c’est déjà signalé à maintes reprises. Parlant des avantages sociaux, M. Ndikumasabo a fait savoir que les membres d’une coopérative développent en eux un esprit de fraternité car ils sont autour du même intérêt. Pour ce, les forces d’entraide mutuelle, d’assistance en cas de besoin et de cohabitation pacifique sont de rigueur.  Il a ajouté qu’avec l’avancement des projets, le chômage sera réduit car les membres bénéficieront du travail et des crédits. Les activités ont été clôturées dans une ambiance de joie avec l’adhésion de nouveaux membres.

FIACRE NIMBONA (stagiaire)

 

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