MARAMVYA-MUBONE> Ecroulement du pont Muzazi

Il perturbe gravement le trafic entre les deux localités

La situation est comme si le pont n’avait jamais existé (Photo Ezéchiel Misigaro)

L’écroulement du pont de la rivière Muzazi reliant les zones Maramvya et Mubone de la commune Mutimbuzi en province de Bujumbura au niveau de la localité dite Kwidigi a presque bloqué le trafic. L’impraticabilité de ce tronçon a bloqué la circulation des véhicules faisant ainsi un impact négatif sur les activités qui s’y déroulent. Les habitants de ces localités demandent au gouvernement de le réhabiliter parce qu’il présente une importance capitale pour la population.
Suite à des pluies torrentielles du dimanche 15 novembre 2020, le pont Muzazi reliant, au niveau de la localité dite Kwidigi, Mubone et Maramvya qui était cassé depuis la saison pluvieuse précédente, s’est complètement écroulé. Arrivé à cet endroit le samedi 21 novembre 2020, la situation est comme si le pont n’avait jamais existé. « Ce pont présentait auparavant des courbures suite à un camion-remorque qui y était passé mais voilà que le pont est emporté par les pluies torrentielles, le trafic est presque bloqué», a fait savoir un des habitants trouvé sur place.

Pour traverser 200 à 500 FBu sont exigés
Le prénommé Côme signale que ce pont présentait auparavant des fissures et des courbures mais les vélos, les motos et les voitures plus légères parvenaient quand même à traverser. Mais actuellement, souligne-t-il, les véhicules n’y passent plus car tous les matériaux utilisés à la construction du pont ont été emportés. Seuls les personnes, les motos et les vélos peuvent traverser en passant dans les eaux de la rivière Muzazi.
Les gens sont facilités par les transporteurs qui les font traverser en les portant sur le dos moyennant une somme variant entre 200 et 500 FBu. Les personnes qui disposent de cette somme sont obligées de se déchausser pour traverser. Cela présente un danger pour les enfants et même pour les adultes qui risquent d’être noyés lorsque le niveau d’eau de la rivière s’élève. Ces transporteurs aident également les vélos et motos chargés à traverser en portant leurs bagages et/ou en les poussant moyennant une somme négociée suivant le poids du bagage.

La destruction du pont Muzazi présente un défi majeur
La destruction de ce pont a bloqué le transport des personnes et des biens parce que les bus ne fréquentent plus ce tronçon. Cette situation a fait que les gens véhiculés habitant Maramvya empruntent la RN 5 (Bujumbura-Cibitoke) pour arriver chez eux. Ce qui augmente la consommation en carburant. Pour les commerçants qui empruntent ce long trajet, ils se plaignent car le coût de transport réduit leurs bénéfices.
Selon Edouard Irambona, un des habitants de la localité s’occupant de l’extraction du gravier et du sable dans la rivière Muzazi, une activité s’effectuant seulement sur le côté Maramvya, indique que la destruction du pont Muzazi présente un défi majeur pour son activité. Il signale qu’il profite seulement de la clientèle provenant de la zone Maramvya. Auparavant, souligne-t-il, il recevait également des commandes de la part des habitants de Mubone qui actuellement ne le font plus car le transport des matériaux de construction devenait très cher pour eux.
Les habitants demandent au gouvernement de réhabiliter ce pont qui présente une importance capitale pour les gens de ces localités ainsi qu’à leurs activités.
Ezéchiel Misigaro

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