LUTTE CONTRE LE VIH-SIDA > Atelier de mobilisation des élus du peuple par la Première dame

Prendre une part active dans l’éradication du sida et des hépatites B et C

La Première dame Angeline Ndayishimiye : « L’hépatite B se transmet cent fois plus que le sida tandis que l’hépatite C se transmet dix fois plus » (Photo Eric Sabumukama)

Le mardi 24 novembre 2020, la Première dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye a organisé, à l’intention des élus locaux et des gouverneurs de provinces, un atelier de mobilisation sur leur implication dans l’atteinte des objectifs d’élimination du VIH-sida à l’horizon 2030. C’était dans le cadre de se préparer pour la Journée mondiale de lutte contre le sida, édition 2020 qui a été associée avec celle de lutte contre les hépatites virales B et C qui se célèbre le 28 novembre de chaque année. Les participants ont été invités à prendre une part active dans la sensibilisation à l’éradication de ces maladies sans oublier la Covid-19.

Cette année, la Journée mondiale de lutte contre le sida sera célébrée sous le thème : « Solidarité mondiale, responsabilité partagée ». Mme Ndayishimiye a indiqué que l’atelier a pour objectif de sensibiliser les élus du peuple pour qu’ils s’approprient la campagne de lutte contre le sida, les hépatites virales B et C sans oublier la Covid-19, des maladies qui menacent actuellement la santé de la population. « Oeuvrons ensemble pour sensibiliser nos administrés à observer les conseils des responsables sanitaires», a suggéré la Première dame

Presque les mêmes moyens de contamination
Selon la Première dame Ndayishimiye, associer la Journée mondiale de lutte contre le sida à celle de la lutte contre les hépatites virales B et C se justifie du fait qu’il a été constaté que ces maladies présentent presque les mêmes moyens de contamination. « Les virus des hépatites B et C aggravent aussi la situation chez la personne atteinte du sida », a-t-elle indiqué. L’hépatite B se transmet cent fois plus que le sida tandis que l’hépatite C se transmet dix fois plus. Malgré cela, il est possible de s’en prévenir et de guérir ces hépatites notamment en observant les conseils donnés par les médecins.

Faire le dépistage
Mme Ndayishimiye informe que le pas déjà franchi par notre pays dans la lutte contre le sida est satisfaisant. Cela a résulté de l’effort de la part des administratifs dans différents secteurs sans oublier les citoyens. Malgré cette avancée significative, il y a encore à faire pour atteindre l’objectif d’éradiquer le VIH et les hépatites B et C à l’horizon 2030. C’est ainsi qu’elle a invité les participants à sensibiliser la population au dépistage du sida et des hépatites B et C notamment les femmes enceintes ; sensibiliser les parents à oser parler de tout sur la sexualité avec leurs enfants mais aussi les sensibiliser à oser venir auprès des médecins une fois atteint par ces maladies.
L’atelier a été centré sur deux exposés, à savoir : « des lieux de la réponse au VIH au Burundi : principaux avancées, défis et perspectives » ainsi que « L’état des lieux de la réponse aux hépatites B et C ». Les participants ont échangé sur les exposés et émis des recommandations, entre autres, l’élaboration d’un document de sensibilisation comme support didactique à l’endroit des élus du peuple lors justement de la sensibilisation et renforcer le dépistage des maladies ci haut citées chez les enfants.

Eric Sabumukama

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