REGIME COMMERCIAL SIMPLIFIE> Atelier sur sa mise en application au Burundi

Passer de l’informel au formel

Samson Ndayizeye : « Le Recos du Comesa ou de l’EAC est introduit pour régler les problèmes auxquels les petits commerçants transfrontaliers sont confrontés. » (Photo Ezéchiel Misigaro)

En collaboration avec le Centre for development and entreprises Great lake (CDE), le ministère burundais du Commerce, du transport, de l’industrie et du tourisme a organisé le mardi 24 novembre 2020 un atelier sur les avantages du commerce transfrontalier et l’application du Régime commercial simplifié (Recos) au Burundi. L’objectif était de partager les expériences positives au niveau économique.

Dans son allocution, le secrétaire permanent au ministère du Commerce, du transport, de l’industrie et du tourisme, Samson Ndayizeye, a fait savoir que l’objet de l’atelier est d’informer tous les acteurs impliqués dans le commerce transfrontalier sur les bienfaits économiques du Recos et de partager les expériences positives au niveau économique. Cela veut dire le passage de l’informel au formel et l’élargissement de l’assiette fiscale, recueillir toutes les contraintes et les opportunités autour de la mise en œuvre du Recos au Burundi et dégager des stratégies de mise en œuvre effective du Recos au Burundi.

Une mise en oeuvre effective
M. Ndayizeye indique que le Burundi a opté à pousser l’intégration régionale en adoptant avec les autres pays membres du Comesa, de l’EAC à mettre en place un Recos destiné au commerce transfrontalier. La mise en œuvre de ce régime est effective sur toutes les frontières entre le Burundi et les pays de l’EAC sauf avec la RDC. Selon le secrétaire permanent au ministère en charge du commerce, la lenteur dans l’exécution des différentes décisions liées à la libéralisation du commerce a continué de menacer la réalisation d’une intégration régionale approfondie. Ce retard a également déclenché le commerce informel transfrontalier au Burundi et dans la Région.
La hausse du chômage a davantage aggravé la croissance du commerce informel transfrontalier. Ce qui fait qu’aujourd’hui de nombreux petits commerçants transfrontaliers approvisionnent des produits à travers les frontières à une marge qui préserve leurs moyens de subsistance. Le Recos du Comesa ou de l’EAC est introduit pour régler les problèmes auxquels les petits commerçants transfrontaliers sont confrontés. Il a cité le commerce transfrontalier informel qui devient formel.

Réduire les barrières au commerce
Quant au directeur exécutif de CDEA, M. Manirakiza, le centre est un groupe de réflexion qui a pour mission de réduire les barrières à la prospérité et aux opportunités au Burundi. Et cela grâce aux principes d’une société libre et de libre marché afin de garantir les opportunités pour tous. C’est dans ce cadre, a-t-il dit, qu’au cours de cette année, «nous avons lancé un programme très passionnant sur le libre échange intitulé Fungua njia».
Selon M. Manirakiza, l’un des objectifs du Programme Fungua njia est de réduire les barrières au commerce. « A cet effet, nous avons soutenu des visites au niveau des zones transfrontalières en collaboration avec l’Association des femmes commerçantes. Lors de nos recherches, nos discussions avec ces femmes et d’autres acteurs, plusieurs recommandations ont été émises. L’une des propositions pour sortir de l’informel, est la mise en application du Recos au Burundi », a-t-il conclu.

Ezéchiel Misigaro

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