CNIDH> Journée de réflexion sur les Droits de l’enfant

« Trente ans après la ratification par le Burundi :
Des avancées et défis »

Cette journée de réflexion a vu la participation des représentants des associations et organisations œuvrant dans les domaines de la protection des enfants (Photo Avit Ndayiragije)
« Malgré certaines réalisations, d’autres efforts doivent être déployés pour se conformer aux objectifs de la convention », a souligné M. Nimuraba au micro (Photo Avit Ndayiragije)

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de l’enfant édition 2020, la commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH), en collaboration avec les ministères en charge des droits de la personne humaine et celui de l’éducation, a organisé, le vendredi 20 novembre 2020, une journée de réflexion sur l’état de mise en œuvre de la convention internationale relative au Droits de l’enfant au Burundi, après trente ans de ratification.

Dans son discours de circonstance, Sixte Vigny Nimuraba, président de la CNIDH, a rappelé que le gouvernement du Burundi se joint, le 20 novembre de chaque année, au monde entier dans la célébration de la journée internationale des Droits de l’enfant. Une célébration qui coïncide avec la célébration pour le Burundi, du 31e anniversaire de la ratification de la convention internationale relative aux Droits de l’enfant. M. Nimuraba a indiqué que cette journée de réflexion a été organisée dans le but d’analyser les avancées ainsi que les défis de la mise en œuvre de ladite convention dans notre pays.
Le président de la CNIDH a également ajouté que cette convention est devenue, depuis sa ratification, non seulement le traité relatif aux droits de l’Homme le plus largement ratifié de l’histoire, mais aussi le traité qui a reconnu pour la première fois que les enfants ont des droits humains, et qu’ils ont besoin d’une protection spéciale. « Ledit document a suscité une prise de conscience des problèmes spécifiques des enfants et inspiré beaucoup d’actions pour la promotion et la protection de leurs droits fondamentaux », a précisé M. Nimuraba.
Ce dernier a profité de cette occasion pour noter qu’au niveau mondial, la journée dédiée aux droits de l’enfant est célébrée sous le thème : « Imaginez le monde futur en l’occurrence le monde d’après Covid-19 », tandis qu’au niveau national, elle sera célébrée sous le thème respectons et appliquons sans relâche les gestes barrières, ainsi, nous serons en train de préparer un avenir meilleur pour nos enfants après la pandémie de Covid-19 ».

« Dans la promotion des droits de l’enfant, des grands efforts ont été fournis »
Revenant sur le thème de cette journée de réflexion, M. Nimuraba a signalé que cette dernière est une bonne occasion d’échanger sur les progrès déjà réalisés au Burundi en matière des droits de l’enfant depuis la ratification de cette convention par le Burundi ainsi que sur les défis majeurs à relever. « Cet anniversaire est célébré au moment où de grands efforts ont été fournis par le Burundi dans le cadre de la promotion et la protection des droits de l’enfant », a-t-il affirmé, tout en citant l’adoption d’un arsenal juridique et d’une politique et programmes liés à la promotion et la protection des droits de l’enfant.
Il s’agit notamment de la politique nationale de la protection de l’enfance 2019-2023, du maintien de la mesure de gratuité des soins de santé pour les enfant de moins de cinq ans et les mères qui accouchent, la gratuité scolaire des enfants de l’école fondamentale, la création des centres de rééducation pour les mineurs en conflits avec la loi, etc. M. Nimuraba a enfin précisé que malgré toutes ces réalisations, d’autres efforts doivent être déployés afin d’atteindre les objectifs que la communauté internationale s’est fixés en 1989. Ca sera un des moyens de faire face à toutes formes d’abus contre les enfants.

Avit Ndayiragije

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