FEMMES VIVANT AVEC UN HANDICAP> Leur contribution dans le développement du pays

Elles sont capables de s’autoprendre en charge

Mme Nduwimana lance un appel vibrant aux parents de ne cacher leurs enfants parce qu’ils sont nés avec handicap (Photo Aline Nshimirimana)

Les femmes vivant avec un handicap sont considérées la plupart de fois par la société comme des inaptes. Les femmes de l’Atelier des filles handicapées espoir, qui a été représenté par Anne-Marie Nduwimana nous a prouvé le contraire lors d’un intretien sur la contribution des femmes vivant avec un handicap dans le développement du pays.

Le gouvernement a le devoir de protéger ses populations y compris les femmes vivant avec un handicap. Celles-ci ont le droit à l’éducation, aux soins de santé, etc. Pour compenser les efforts du gouvernement, les femmes vivant avec un handicap qui se sont mises ensemble, se disent être en mesure de s’autoprendre en charge.
Pour Anne-Marie Nduwimana, représentante des femmes issues de l’Atelier des filles handicapées espoir de Bujumbura, les femmes vivant avec un handicap contribuent beaucoup au développement du pays. A travers leurs activités génératrices de revenus, elle affirme qu’elles contribuent dans le paiement des taxes au Trésor public. Elles peuvent envoyer leurs enfants à l’école sans que le gouvernement n’intervienne dans la prise en charge de ces derniers.

Elles participent au bon fonctionnement de leur familles
Les femmes vivant avec un handicap sont comme les autres. Elles ont des familles à entretenir, des enfants à nourrir etc. Une bonne éducation pour les enfants contribuera plus tard dans le développement du pays. Imelde Nshimirimana du même atelier ci-haut mentionné, nous a révélé qu’elle participe au bon fonctionnement de la famille. En cas de maladie, une femme vivant avec un handicap si elle n’a pas préparé son avenir à temps, elle peut sombrer dans la maladie, précise Mme Nduwimana.
Une fois tombée malade, une femme vivant avec un handicap qui a préparé son avenir pourra assurer ses soins de santé sans compter sur l’aide du pays.

La carte d’assurance maladie ne couvre pas tout
Les femmes, comme toute autre personne vivant avec un handicap, rencontrent des difficultés lorsque leurs prothèses ne fonctionnent plus normalement. Elles peuvent même attraper d’autres maladies telle que la maladie des os, ou encore attraper d’autre handicap, etc. Les cartes d’assurance maladie ne couvrent pas tous les soins de santé dont les personnes vivant avec un handicap ont besoin. Elles doivent faire recours à leurs économies pour se faire soigner.
Anne-Marie Nduwimana fait un clin d’œil aux personnes qui ignorent encore qu’une personne vivant avec un handicap peut faire ce qu’une personne normale fait. Elle donne l’exemple de la couture. Quand une personne amène un tissu et qu’elle voit que la personne à qui il l’a confié pour la confection a un handicap, elle retire immédiatement parce qu’elle croit que cette couturière ne va pas bien le faire, etc.
Elle rassure à tout le monde qu’une femme vivant avec un handicap peut vivre comme les autres. Il suffit d’exploiter ses facultés qui sont restées intactes. Elle demande aux instances de prise de décisions d’insérer les personnes vivant avec un handicap dans les postes de prise de décisions pour qu’elles puissent plaider en faveur de leurs confrères, car dit-elle, ce sont eux qui connaissent leurs faiblesses, et c’est aussi à eux de les résoudre.

Aline Nshimirimana

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