ZONE URBAINE KAMENGE> La vie-socio sécuritaire

Privilégier des descentes sur le terrain pour pallier
certains défis

« La campagne électorale est terminée. Que le moment présent soit un temps de s’évaluer sur ce qui doit se faire et ce qu’on doit projeter pour l’avenir »dit Pascal Paul Ndayishimiye (Photo Blandine Niyongere)

La situation socio-sécuritaire est généralement bonne dans la zone urbaine de Kamenge. Le chef de zone indique qu’il faut être proche de la population et veiller au renforcement des comités mixtes de sécurité. Il est donc sage que des descentes sur le terrain, des séances de concertations entre la population et les administratifs à la base soient multipliées pour que Kamenge garde sa bonne image.

Pascal Paul Ndayishimiye est le nouveau chef de la zone urbaine de Kamenge. Selon lui, des réunions avec la population aident à consolider la sécurité. « On ne peut rien faire si on n’a pas de sécurité. C’est pour cela qu’il y a un comité mixte de sécurité où la population se retrouve », dit notre source. Lors de ces réunions on incite les gens à aimer le travail. Le but est de les encourager à vivre selon leurs moyens sans attendre l’aide des autres. La sécurité ne serait pas renforcée si les gens ne travaillent pas non plus. Il faut que les gens se défassent du comportement d’attendre d’être assisté. Ce dont ils ont besoin proviendra du travail s’ils s’occupent utilement, dit M.Ndayishimiye.
Cette autorité prévoit demander à ce que des comités mixtes de sécurité soient surtout renforcés par les chefs de quartiers car ce sont eux qui sont plus proches de la population. Ainsi, il a demandé que les habitants dans chaque quartier soient connus de leurs administratifs. Il faut qu’ils soient au courant de ceux qui habitent leurs quartiers, et travaillent en collaboration avec les agents de sécurité pour le maintien de la securité dans les quartiers.
Quant à la cohabitation sociale post électorale, le chef de zone Ndayishimiye indique que la période de la course aux postes politiques diverses est terminée. Les gens ont aujourd’hui leurs autorités administratives. C’est le moment de se mettre au travail pour appuyer les administratifs et veiller au développement de leur localité. « La campagne électorale est terminée. Le moment présent est de se fixer sur ce qui doit se faire et ce qu’on doit projeter pour l’avenir », précise-t-il.

Un travail de terrain
Concernants ses attentes vis-à-vis de la population, principale collaboratrice, M.Ndayishimiye fait savoir que de sa part, son staff se présente au bureau à 7h25. Les tâches sont réparties le matin. Pour lui, il faut que ses proches collaborateurs comprennent qu’il n’y a pas de travail complet dans les bureaux. Le vrai travail se fait sur le terrain, dans les différents quartiers. Certaines informations ne sont reçues que si elles sont explorées sur le terrain. « Parfois, je fais des visites surprises dans les quartiers pour me rendre compte des parcelles à vendre, si elles ne sont pas conflictuelles avant qu’elles ne soient vendues par leurs propriétaires. C’est une façon d’éviter que les acheteurs ne se plaignent par la suite », dit-il.
Malgré la situation actuelle préoccupante en ce qui concerne le marché de Kamenge, le chef de zone indique que la situation socio-sécuritaire est rassurante. « Le marché fait partie de nos préoccupations, mais un comité de gestion de la question a été mis en place », rassure-t-il
Blandine Niyongere

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