FENAS> Sensibilisation des administratifs de la mairie de Bujumbura

Lutter contre la consommation de la drogue et des boissons prohibées

M. Mbonerane : « Aujourd’hui il y a des boissons prohibées et des stupefiants qui sont sur le marché et qui n’étaient pas interdits par l’ordonnance de 1988 » (Photo Emelne Iradukunda)
Les administratifs sont invités à lutter contre la drogue, les stupéfiants et les boissons prohibées
(Photo Emelne Iradukunda)

La Fédération nationale des acteurs non étatiques intervenant dans le secteur de la santé (Fenas) en partenariat avec Bapa (Action de plaidoyer pour une législation sur l’alcool au Burundi), a organisé le vendredi 13 novembre 2020, un atelier à l’endroit des administratifs de la mairie de Bujumbura. Ils ont été sensibilisés sur la lutte contre la consommation de la drogue ou stupéfiants et des boissons prohibées.

Albert Mbonerana, représentant légal de Fenas, a indiqué qu’ils ont commencé par les niveaux les plus hauts de la mairie car le message va arriver jusqu’à la base. « C’est un constat fait au niveau de l’association Bapa et Fenas qui ont beaucoup travaillé sur les méfaits de la consommation des drogues. Aujourd’hui, c’est une calamité dans le monde et surtout au Burundi. Les jeunes sont les plus touchés alors qu’ils sont les générations futures. C’est pourquoi on doit tout faire pour donner un bon héritage à ces jeunes. Il faut donc que ces administratifs dont les chefs de zone, les cadres du ministère de la Justice, la Police, etc. prennent conscience que si nous ne travaillons pas ensemble, nous ne pourrons pas réussir », a dit M. Mbonerane. Il a remercié le maire de la ville de Bujumbura qui a compris que c’est urgent de conscientiser les dirigeants afin qu’ils prennent des mesures pour la bonne mise en application d’un texte qui vient de sortir. Il s’agit de l’ordonnance du ministère en charge de la santé publique sortie le 1er juin 2020 qui indique les stupéfiants et les drogues interdits ainsi que les boissons prohibées. Il a félicité également le ministre de tutelle car la précédente ordonnance relative aux drogues, aux stupéfiants et aux boissons prohibées datait de 1988.

Une ordonnance à mettre en oeuvre rapidement
M. Mbonerana a fait savoir qu’aujourd’hui, il y a des boissons prohibées ainsi que des stupefiants qui sont sur le marché et qui n’étaient pas interdits par l’ordonnance de 1988. « Avec la nouvelle ordonnance, il faut faire un plaidoyer afin qu’on passe à sa mise en œuvre afin de sauver la vie des gens. Dans cette ordonnance, il y a une catégorie d’alcools ou de boissons prohibés comme « Karibu » et des stupefiants comme « Booster ». Ces boissons ne coûtent pas chères et les jeunes y recourent beaucoup. Elles sont vendues dans des endroits qu’on peut identifier. Si les administrateurs et les chefs de zone se lèvent et disent «plus jamais à la vente de ces produits dans leurs communes ou zone respectives, les choses vont changer », a-t-il ajouté.
Si on met en application les dispositions du code pénal de 2017 et celles de la nouvelle ordonnance ministérielle qui montrent les boissons prohibées dans ce cas, on va arrêter leur commercialisation et les jeunes vont se sentir à l’aise.

Emelyne Iradukunda

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