CULTURE> Présentation du livre « Ubuntu »

Faire revivre la culture et l’enseigner aux enfants

Adrien Ntabona : « Les gens sont aujourd’hui inquiets, voire angoissés, à propos de l’humanité de l’Homme. Chacun voit jusqu’où va la détérioration des mœurs ».(Photo Donathe Ndayisenga)

L’abbé Adrien Ntabona a procédé, le vendredi 6 novembre 2020, à la présentation du livre intitulé « Ubuntu ». Selon lui, cet ouvrage de synthèse de ses recherches effectuées depuis un demi-siècle fera d’un grand apport pour les lecteurs en alimentant leur croissance humaine, leur rayonnement autour d’eux et l’éducation de leurs enfants.
Le fruit en sera que ceux-ci parviendront à méditer et à faire méditer en groupes et en familles.
Dans son exposé, l’abbé Ntabona a fait savoir pourquoi il a préféré mener des recherches et écrire un livre intitulé «Ubuntu». « Personnellement, j’ai observé l’être humain autour de moi, au physique comme en ligne. Et je me suis rendu compte, avec une certaine acuité, combien les gens sont aujourd’hui inquiets, voire angoissés, à propos de l’humanité de l’Homme. Chacun voit, jusqu’où va la détérioration des mœurs. Celle-ci est portée aux nues par certains médias puissants, et par certains leaderships » a-t-il expliqué. Il a ajouté qu’à cet effet, il a eu l’envie de contribuer à un sursaut des consciences. « Il a fallu revisiter la culture burundaise par le truchement du langage, en l’abordant, cette fois-ci sous l’angle de l’Ubuntu qui en est la colonne vertébrale ».

Il n’y a pas de rose sans épines
Et comme il n’y a pas de rose sans épines, l’abbé Ntabona a pensé faire un regard englobant et inclusif, en approchant à la fois les valeurs et non- valeurs, les forces et faiblesses, les opportunités et les défis, etc. Comme les ombres ne manquent pas, il a alors fait recours à l’éthique fondamentale et chrétienne, pour chercher une lumière propre à contribuer à revigorer les roses et à limiter l’hypertrophie des épines.

Construction éthique à l’échelle planétaire
De la sorte, Adrien Ntabona a pu dégager un humanisme de synthèse qui peut contribuer à la construction éthique tant souhaitée, non seulement au Burundi mais aussi ailleurs dans le monde, les abois étant partagés à l’échelle planétaire. Il a alors invité les parents à le lire et expliquer, chapitre par chapitre, à leurs enfants. Il conseille aux sages traditionnels d’assimiler les différents chapitres pour les faire vivre et les enseigner aux jeunes autour d’eux. De même, le traitement éthique de la culture traditionnelle pourra contribuer à refaire ce pays, et faire tache d’huile ailleurs dans le monde.

DONATHE NDAYISENGA

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