PEINTURE> Témoignage d’Oleg Stève Ntwari sur son métier

Créer des centres de formation en arts

M. Ntwari : « C’est au cours de l’année 2017 que j’ai décidé de prendre au sérieux l’art de dessin et aujourd’hui s’en est devenu plus qu’une passion ». (Photo Céléstin Ngabirenziza (Stagiaire)

La peinture est l’un des arts pratiqués au Burundi.Toutefois, peu d’artistes s’y interessent. Dans un entretien qu’il nous a accordé, le mercredi 4 novembre 2020, Oleg Stève Ntwari parle de l’importance de la peinture mais aussi des défis liés à cette dernière.

M. Ntwari a commencé à s’intéresser à l’art depuis son jeune âge. « Artiste dans l’âme, la danse et le dessin ont toujours été mes deux grandes passions. C’est au cours de l’année 2017 que j’ai décidé de prendre au sérieux l’art de dessiner et aujourd’hui cela est devenu plus qu’une passion. La plupart de mes œuvres sont au crayon et au stylo », a-t-il indiqué. Il témoigne qu’il a évolué grâce aux encouragements de son entourage qui se rendait compte de ses talents mais aussi grâce à ses efforts. Il a été inspiré par les autres artistes à travers la littérature. Créateur avant tout, l’artiste peintre conçoit et réalise une œuvre à partir de son inspiration et de son imagination. C’est une passion qui se cultive souvent dès l’enfance, grâce au milieu familial, culturel ou social. Pour M. Ntwari, la peinture lui génère, petits soient-ils, des revenus. Il affirme que son métier commence à lui indiquer les voies et moyens de pouvoir s’auto développer.

Le manque de certificat constitue un obstacle
Notre source précise que des difficultés ne manquent pas. Il s’agit du manque de guide qui a de l’expérience en art de dessiner. Car, poursuit M. Ntwari, « il m’a été impossible de trouver un artiste pour m’aider à développer mes talents. Il m’a fallu fournir beaucoup d’efforts ». En outre, lorsqu’il veut postuler en ligne, notre interlocuteur dit le manque de certificat attestant ses connaissances théoriques et scientifiques en peinture constitue un obstacle bien qu’il ait des compétences pratiques en la matière. Il a profité de l’occasion pour demander au gouvernement burundais de créer des centres de formation en art. Pour lui, cela permettra aux jeunes burundais le souhaitant de développer leurs talents et d’avoir des certificats justifiant leurs compétences.
Il lance un appel aux jeunes burundais de faire tout leur possible pour développer leurs talents, d’avoir de la patience, de s’exercer dans de petits dessins et d’avoir une vision pour pouvoir orienter leur vie.

célestin Ngabirenziza (Stagiaire)

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