CHINE-AFRIQUE> Cinquième festival de la jeunesse

Un événement-leçon aux jeunes africains

Et si les jeunes chinois et africains profitent de la coopération Chine-Afrique pour se défaire du chômage ? Cette année 2020 marque le 20e anniversaire de la création du Forum de coopération Chine-Afrique (Focac). Pour sauvegarder cette coopération qui ne cesse de s’améliorer, des autorités des deux parties ont pensé à la jeunesse étant donné que celle-ci joue un rôle important dans cette coopération. C’est dans ce cadre que le Focac a créé une plate-forme pour les échanges de jeunes Chine-Afrique.

Au musée national de la porcelaine,ils ont appris que la plupart des assiettes utilisées en Afrique viennent
de cette province (Photo Vincent Mbonihankuye)

Le festival Chine-Afrique a l’objectif de poursuivre l’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Afrique et créer un avenir pour le développement commun de la jeunesse chinoise et africaine. Pour cette année, le festival a été une occasion précieuse pour une quarantaine de jeunes africains d’apprendre le fondement de la coopération Chine-Afrique, d’échanger la culture et de visiter certaines sociétés technologiques à Pékin et en province de Jiangxi du 26 au 31 octobre 2020.

Un échange de culture


En principe, on sait que c’est la culture qui fait une nation et que la nationcette dernière se fait connaître par le partage de sa culture. Dans cet ordre d’idée, l’amitié Afrique-Chine est constituée d’éléments tels que l’échange culturel, le partage des connaissances et les différentes expériences entre les jeunes. Ainsi par exemple, le cinquième festival a permis aux jeunes africains qui y ont participé de connaitre le système de fonctionnement et l’organigramme de la société communiste chinoise. Au troisième jour du festival à Pékin, les jeunes africains ont été reçus par une délégation des membres du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) conduite par le secrétaire général adjoint dudit comité, Guo Jun. Il a donné, des éclaircissements sur les principes de coopération Chine-Afrique qui sont totalement différents de ceux appliqués par les pays occidentaux ; le mode de gouvernance chinoise ; la représentation de tous les partis politiques, de tous les groupes ethniques, religieux et de la société civile dans le comité ont été fournis.

Pour bien comprendre cela, une multitude de questions posées par ces jeunes ont été répondues en long et en large. Les questions concernaient principalement la part de la jeunesse dans la coopération Chine-Afrique, le renforcement des capacités professionnelles des jeunes, le partage des expériences technologiques, la médecine traditionnelle, etc. Ils ont participé à la table ronde des jeunes Chine-Afrique autour de deux thèmes. Le premier concernait l’éducation de la jeunesse dans le développement tandis que le second était centré sur les réalisations communes Chine-Afrique dans le combat contre la Covid-19. Dans le souci d’échange de cultures, ils ont fait l’expérience de l’opéra de Pékin, de la cérémonie du thé et d’autres excellentes cultures traditionnelles chinoises au Centre d’échange scientifique et technologique des jeunes de Chine, SoongChing Ling .

Les jeunes africains au moment de la visite au siège du CCPPC (Photo Vincent Mbonihankuye)

Une communauté qui se développe tout en ayant des caractéristiques bien définies


La seconde partie du festival s’est déroulée en province de Jiangxi à l’Est de la Chine. Là-bas, ils ont appris beaucoup de choses. Le festival leur a permis de visiter certains lieux et d’avoir des contacts avec certaines entreprises de cette si belle province. Ils ont pu découvrir les merveilles et les spécialités de chaque communauté. Ce qui fait la base du développement d’une communauté ayant des caractéristiques bien définies. C’est par exemple la visite du musée de Jiangxi de la science et de la technologie de production des hélicoptères ; la visite du musée des coutumes folkloriques de l’ancien four ainsi que le musée national de la porcelaine.

Spécialement en ville de Nanchang, les jeunes africains ont visité des différentes entreprises technologiques notamment celle dénommée la Réalité virtuelle et d’autres entreprises spécialisées en ingénierie. Selon Ahmat Issa, un jeune qui avait représenté le Tchad, ce genre de technologie peut changer le mode de vie de la population. En tout cas, la jeunesse africaine a également besoin de se doter d’une technologie et d’arriver à changer le mode de vie de sa population car sans la technologie, il est difficile de réaliser un développement durable.

Echange des expériences technologiques pour se débarrasser du chômage

Selon Issa, ce genre de technologie peut changer le mode de vie de la population (Photo Vincent Mbonihankuye)


Lors d’un séminaire ces jeunes chinois et africains, ils ont exprimé, les uns après les autres, les défis à relever et les opportunités à saisir pour que les amitiés durent plus longtemps. La partie africaine a été intéressée par la médecine traditionnelle chinoise, comme cela a été présenté par l’expert médical Dr Xu Jinshui qui se rend parfois en Afrique. Les jeunes africains ont souhaité que l’Afrique puisse imiter une telle médecine en promouvant la médecine traditionnelle africaine. Des opportunités de coopération dans le domaine de la recherche et des affaires ont été présentées par la jeunesse africaine et la jeunesse chinoise. Le groupe a ensuite expérimenté le premier parc industriel de réalité virtuelle dans la même province du Jiangxi où un avenir de travail a été présenté. Il a été démontré comment le tourisme, le commerce électronique, et bien d’autres dans la quatrième révolution industrielle peuvent avoir un impact sur la nature des affaires d’aujourd’hui et comment les Chinois s’y préparent. Selon les statistiques, d’ici à 2050, la population africaine doublera par rapport à la population actuelle de 1,2 milliard. Il se comprend aisément que les jeunes auront le plus grand pourcentage. Cela signifie que la jeunesse africaine doit être non seulement à l’avant-garde de l’agenda africain 2063 mais aussi elle doit renforcer l’amitié avec ses homologues chinois tout en insistant sur l’échange technologique déjà évoqué. De cette manière, la jeunesse africaine pourra se débarrasser du chômage qui ne cesse d’augmenter dans la plupart des pays africains.

Par Vincent Mbonihankuye
à Pékin

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