Editorial>

Retraite nationale des jeunes, retraite de l’avenir

Plusieurs jeunes burundais d’un haut niveau intellectuel, détenteurs des diplômes de master, d’ingéniorat et de doctorat viennent de participer, du 27 au 28 octobre 2020, à une retraite nationale organisée par le ministère des Affaires de la Communauté est-africaine, de la jeunesse, des sports et de la culture, sous un thème se rapportant à une jeunesse responsable au service du pays, de la paix et du développement. Lançant officiellement la retraite en question, le président de la République Evariste Ndayishimiye a appelé les participants à être de bons leaders, de véritables boussoles conduisant à bon port tous les citoyens burundais, sans oublier les jeunes scolarisés, déscolarisés ou non scolarisés. Pendant deux jours, les participants ont parlé de ce qui est attendu d’eux par la nation burundaise, dans un débat constructif parfois contradictoire, du choc des idées devant jaillir la lumière.
Parlant de la formation des jeunes dans son discours d’investiture du 18 juin 2020, le président de la République Evariste Ndayishimiye a, du haut de la tribune d’honneur, déclaré : « Dans le domaine de l’Education et de la Recherche scientifique, le gouvernement entend mûrir le système actuel de l’Education pour mieux équiper et préparer nos jeunes à la vie professionnelle. La construction des écoles se poursuivra, avec un effort particulier sur les écoles de formation technique ». Mûrir le système actuel de l’Education, c’est, à notre sens, lui donner plus de vitalité pour des lendemains meilleurs, le pays continuant, plus que par le passé, de se doter de plus en plus et de mieux en mieux de professeurs, de médecins, d’ingénieurs et autres qualifications universitaires dont le pays a besoin pour atteindre un développement national intégral pérenne. C’est à cette noble et louable tâche à laquelle le gouvernement Mvyeyi et Nkozi s’attèle, en matière de l’Education et de la Recherche scientifique car l’avenir du pays en dépend. C’est de ce même avenir du pays qu’il a été question dans la retraite nationale organisée les 27 et 28 octobre 2020, par le ministère des Affaires de la Communauté est-africaine, de la jeunesse, des sports et de la culture qui, en prenant cette heureuse initiative, a voulu éveiller et susciter un esprit patriotique dans le cœur des jeunes pour que soit solidement bâtie une société burundaise à jamais débarrassée des querelles sociopolitiques inutiles du passé.
La retraite dont il est essentiellement question dans le présent éditorial est un excellent message en direction de celles et ceux, parmi les jeunes, ayant des atouts émanant de leurs diverses qualifications académiques, de bien les utiliser, en servant de modèles aux générations présentes et futures désireuses de vivre dans un pays bien aimé et bien servi. Il sied de rappeler, pour le cas précis de cette retraite nationale, une phrase célèbre de Rabelais, cet auteur français du 16e siècle. Il écrivait : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». C’est dire que l’école forme pour construire et non pour détruire, comme cela a été malheureusement le cas lors des années les plus meurtrières de notre Histoire. Le Burundi, notre mère patrie, doit être profondément aimé, les changements positifs issus du processus électoral de 2020 étant porteurs de nouvelles initiatives, parmi lesquelles ne cessera jamais de figurer la retraite nationale des jeunes en question.
Le moment n’est-il pas venu de tourner définitivement une page sombre de notre Histoire, les jeunes occupant le devant de la scène ?
Louis Kamwenubusa

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