ENTREPRENEURIAT> Fabrication de la nourriture du bétail

«Se développer à base de l’élevage»

« Certaines personnes restent attachées à la pratique consistant à nourrir leur bétail avec l’alimentation fourragère seulement, ce qui est aussi un défi », dit M. Ndayikengurukiye. (Photo Claude Hakizimana)

Certains jeunes de la commune Isare dans la province de Bujumbura se sont réunis en association « Be one Terimbere» afin de s’auto-développer à travers l’élevage. Pour arriver au niveau de pratiquer l’élevage, cette association a commencé par la fabrication de la nourriture du bétail domestique réalisée à l’aide de différents produits. Néanmoins, Prosper Ndayikengurukiye, le chargé du Commerce dans cette association, fait savoir que des défis existent, surtout ceux liés à l’incompréhension de l’utilité de la nourriture fabriquée.
« Il est possible que la population se développe à base de l’élevage », explique M. Ndayikengurukiye de l’association « Be one terimbere», dans un entretien, le vendredi 23 octobre 2020. Rencontré dans une maison de vente de la nourriture du bétail dans la zone de Gihosha, ce jeune fait savoir que leur association vise à contribuer à l’auto-développement à travers le renforcement de l’élevage. Comme tout projet nécessite des connaissances, les membres de cette association ont d’abord bénéficié d’une formation auprès d’un ingénieur-agronome. Ils ont également appris comment constituer un concentré. Ledit concentré est obtenu en mélangeant différentes variétés d’une nourriture déjà produite. Cette dernière est destinée au bovin, à la volaille, au porc, à la chèvre au lapin, au cobaye, etc, compte tenu de son âge. Cette nourriture est obtenue à base de différents produits, entre autres le sang séché, le maïs, les os de vaches ou de chèvres, le soja, les résidus de tournesol et de blé, le poisson, etc. L’approvisionnement en ces produits utilisés se fait surtout dans les différentes localités de la ville de Bujumbura.

Un lapin peut générer beaucoup d’argent
Notre interlocuteur donne un exemple de l’élevage d’un lapin qui peut générer autour de 100 000 FBu quand cet animal est bien nourri. Car, dit-il, ce dernier peut mettre bas au moins trois fois par an à raison d’une moyenne de 7 petits par portée, donc 21 petits par an. « A 5 000 FBu pour chaque lapin, on aura 105 000 FBu. A cela s’ajoute le fumier», ajoute-t-il.
Néanmoins, M. Ndayikengurukiye déplore le fait que certains habitants de la province de Bujumbura n’ont pas encore compris la pratique de l’élevage moderne, la plupart ne comprend pas l’intérêt d’utiliser une nourriture du bétail qui est fabriquée. Certains d’entre eux restent attachés à la pratique consistant à nourrir leur bétail avec l’alimentation fourragère seulement, ce qui est aussi un défi. M. Ndayikengurukiye affirme que lorsque l’élevage est bien pratiqué, le fumier de bétail va aussi aider aux activités agricoles.

Claude Hakizimana

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