METIER DE TISSAGE> Activité génératrice de revenus

Estalla Mugisha parvient à couvrir ses dépenses quotidiennes

Mlle Mugisha: «Il ne faut pas attendre l’emploi de la part des institutions publiques ou privées» (Photo Eliane Nduwimana)

Le métier de tissage qui est généralement exercé par les femmes est devenu une activité génératrice de revenus pour Estella Mugisha, jeune étudiante de l’Institut universitaire des sciences de santé et de développement communautaire à Mutanga. Entreprendre et étudier, cela demande beaucoup d’efforts et de détermination. Ce métier contribue à couvrir certains besoins fondamentaux. Tels sont les propos recueillis lors d’un entretien le lundi 19 Octobre 2020 avec Mlle Mugisha.

« J’ai toujours aimé tisser depuis monjeune âge. Mais, c’est depuis 2010 que je me suis engagée dans cette activité. L’idée m’est venue après avoir remarqué qu’il y a beaucoup de chômeurs dans notre pays et je me suis dite que je dois faire quelque chose pour résoudre cette problématique», indique Mlle Mugisha. Même quand je décrocherai mon diplôme en sciences de la santé, je compte continuer à exercer ce métier.

Garder la confiance des clients
« Chaque fois que je reçois des commandes, je travaille dur afin que je puisse remette dans les délais convenus les articles commandés. Ce qui me permet de garder la confiance à mes clients », dit-elle. Mlle Mugisha affirme que son métier de tissage contribue beaucoup à sa vie quotidienne car il l’aide à couvrir certains de ses besoins. «J’apprécie beaucoup mon métier car il repond à pas mal de mes besoins étant donné que je suis encore étudiante », se réjouit-elle en substance. Le prix des habits ou articles varie selon le modèle choisi par le client. Par exemple un ensemble avec un chapeau et des chaussettes pour bébé je le tisse pour 40 000 FBu.

Beaucoup de sacrifice
Mlle Mugisha explique qu’étudier et en même temps exercer son métier n’est pas chose facile car cela demande beaucoup de sacrifices. « Je dois bien gérer mon temps, avoir un temps pour mes études et un temps pour mon métier », explique-t-elle. Notre interlocutrice souligne que son rêve est de voir ses œuvres vendues partout, voire au niveau international.
Mlle Mugisha appelle tous les jeunes à ne pas toujours attendre d’être embauchés par les institutions publiques ou privées mais qu’il faut plutôt songer à créer leurs propres emplois en attendant d’autres opportunités.

Eliane Nduwimana

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