JOURNEE MONDIALE DE LA SANTE MENTALE> Conférence de presse

Seulement 2% du budget sont consacrés à la santé mentale

Les membres de la famille doivent éviter la discrimination des malades mentaux, a dit le représentant de PSV (Photo Aline Nshimirimana)

Dans l’objectif de la célébration de la journée mondiale de la santé mentale, l’organisation des psychologues sans vacances (PSV) et healthnet TPO, en collaboration avec le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a organisé, le mercredi 28 octobre une conférence de presse sur les activités à mener pour améliorer la santé en générale et la santé mentale en particulier.

Selon le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé mentale est moins financée dans le monde. Les pays ne consacrent que 2% de leur budget de santé à la santé mentale, alors que la santé mentale fait partie intégrante de la santé. Il est par ailleurs aujourd’hui universellement admis qu’il ne peut pas exister de santé humaine sans santé mentale. Malgré cela, la santé mentale est l’un des domaines les plus négligés de la santé publique.

Admettre le programme de santé mentale dans les autres programmes
Pour le représentant de l’organisation des psychologues sans vacances, Alain Joseph Hatungimana, différentes associations qui luttent pour la bonne santé mentale, se sont mis ensemble pour plaider à ce que le programme de la santé mentale soit admis dans les autres programmes au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida.
Plus de quatre cent cinquante millions de personnes vivent avec invalidité mentale, et 13% de personnes meurent chaque année à la suite des troubles comme la dépression et bien d’autres, précise M. Hatungimana. La santé mentale est un processus à long terme.

Des soins coûteux
Selon les interventions des journalistes lors de la conférence de presse, le coût des soins de santé mentale serait élevé. M. Hatungimana leur a répondu que la maladie mentale commence petit à petit par de simple disfonctionnements comportementaux, qui peuvent être causés par différentes blessures de la vie. Une fois qu’on remarque un malentendu chez une personne dans la communauté, il faut alors qu’il y ait une intervention rapide des spécialistes. Mais avant cela, les membres de la famille doivent éviter la discrimination des malades. Il a précisé que la maladie mentale guérit, une fois traitée à temps. Il a aussi dit que le traitement médicamenteux est plus coûteux que la prise en charge psychosociale.
M. Hatungimana demande au gouvernement burundais à travers le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, que la reconnaissance des psychologues comme spécialistes dans la prise en charge psychosociale des malades mentaux. Il faut aussi qu’il instaure le programme de santé mentale dans les autres programmes du ministère ayant dans attributions la santé publique.
Aline Nshimirimana

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