Editorial>

Recensement des fonctionnaires : Eviter le personnel fictif

Combien de travailleurs de l’Etat qui, sur toute l’étendue du territoire national, œuvrent au sein de la Fonction publique au niveau des administrations personnalisées ou au sein des sociétés para-étatiques ? Nombreux sont les Burundais pouvant y répondre avec la précision de l’horloge, tant leur nombre ne cesse de croître en fonction des besoins de l’Etat. Malheureusement, parmi ces fonctionnaires peuvent figurer des travailleurs fictifs régulièrement rémunérés au même titre que les autres fonctionnaires officiellement et légalement reconnus. C’est notamment pour éviter ce personnel fictif et dans l’objectif d’un meilleur suivi des travailleurs des divers secteurs de l’Etat qu’un recensement des fonctionnaires a été organisé les 26 et 27 octobre 2020 dans toutes les provinces du pays où ils étaient appelés à répondre à une série de questions soigneusement préparées à cette fin. C’est de façon spontanée que des réponses claires ont été apportées aux questions posées pour que soit, à jamais, barrée la route aux fonctionnaires fictifs et qu’un meilleur contrôle des travailleurs voie enfin le jour, les temps changeants le voulant ainsi.
Qui sortira gagnant du recensement en question ? C’est naturellement, les fonctionnaires eux-mêmes qui, désormais, s’occuperont de leurs diverses tâches étant bien suivis par celles et ceux en leur charge à tous les niveaux des responsabilités. C’est ensuite la bonne gouvernance pilotée par le gouvernement Mvyeyi et Nkozi qui, progressivement, prendra corps dans les services de l’Etat où l’on n’entendra plus parler de personnel fictif dont la rémunération était contraire aux principes d’une bonne gouvernance génératrice d’un bon développement et garante d’une bonne gestion de la chose publique. A propos de cette dernière, le Président de la République Evariste Ndayishimiye, dans son discours d’investiture du 18 juin 2020, déclarait ce qui suit, du haut de la tribune d’honneur : « Nous allons mettre en place un gouvernement responsable qui gère les affaires de l’Etat en bon père de famille, qui écoute le peuple et qui l’invite à dénoncer la corruption et les malversations de toute nature. Chacun, librement ou agissant en association ou organisations de défense des intérêts des citoyens est invité à jouer pleinement son rôle, car la dénonciation est très cruciale dans le combat contre la corruption. Sachez que le vol du bien commun, la corruption et les malversations économiques et financières sont des délits sévèrement punissables par la loi burundaise ». Le recensement des fonctionnaires peut bien se comprendre à partir de ces propos du président Evariste Ndayishimiye fermement engagé à asseoir une bonne gouvernance pour un meilleur développement. A propos du développement, le premier responsable de la Nation déclarait dans les mêmes circonstances : « Désormais, notre devise sera « le développement par le peuple et pour le peuple, iterambere rikomoka ku mwenegihugu rikongera rikamugarukako ». Qu’il nous plaise de le rappeler !
Le recensement des fonctionnaires est une innovation répondant aux temps nouveaux s’inscrivant dans la bonne conduite et la bonne gestion de la chose publique, dont le personnel fictif est, en percevant ce qui ne lui est pas dû, son principal ennemi. Il s’agit d’une innovation qui ferra date dans la vie active des fonctionnaires qui ne pourront que tirer profit de leur meilleur suivi, de la part des responsables à tous les échelons. C’est tout l’enseignement que l’on peut en tirer.

Louis Kamwenubusa

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