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Nouvelle Direction politique : Le peuple burundais satisfait de ce qui est en train d’être accompli

Qui mieux que le peuple burundais peut faire une juste appréciation de ce qui est en train d’être accompli par la nouvelle Direction politique, depuis l’investiture officielle, le 18 juin 2020, du président de la République Evariste Ndayishimiye, et la mise en place du gouvernement Mvyeyi et Nkozi ? Personne, nous disons bien personne, surtout pas Madame Valeria Alfieri, une Française qui, se présentant comme une spécialiste des pays des Grands Lacs, a affirmé, dimanche dernier, sur les antennes de RFI, qu’elle ne voit aucun changement au Burundi. Comment peut-elle se rendre compte d’un quelconque changement à des milliers de kilomètres de notre pays ? Ce disant, la dame en question n’a fait que montrer qu’elle figure en bonne place parmi celles et ceux qui ont fait de la désinformation et de la déstabilisation de l’opinion internationale leur métier, et donc leur gagne-pain. C’est, indiscutablement, le peuple burundais qui est le seul capable d’apporter un jugement correct sur ce qui est en train d’être efficacement accompli par ses élus, en partant des réalités prévalant sur le terrain. Dans son discours d’investiture du 18 juin 2020, le président de la République, du haut de la tribune d’honneur, déclarait : « Bâtir le pays est un projet permanent. On a toujours besoin d’innover. Quand on franchit une étape, on se dit que ce n’est pas assez. Durant les quinze dernières années, on a bâti la fondation pour tous les secteurs de la vie nationale, mais le combat pour le développement n’est pas pour autant terminé. Je ne pourrais pas citer tout ce qui a été réalisé durant les quinze dernières années, mais sachez que cela sera notre point de départ ». C’est dire que tous les gouvernements du monde entier, y compris naturellement celui de la république du Burundi, partent de ce qui prévaut sur le terrain de l’action pour poursuivre l’œuvre de développement.
Gagnées haut la main par le parti CNDD-FDD, les élections démocratiques pluralistes de 2005 portèrent au sommet de l’Etat feu président Pierre Nkurunziza qui hérita d’un pays délabré en raison d’affrontements interethniques de 1993 qui durèrent plus de dix ans, ayant suivi l’assassinat du président Melchior Ndadaye, héros de la démocratie dont nous vous avons parlé dans l’éditorial précédent. La longue et douloureuse crise de 1993 emporta de nombreuses vies humaines et mit le développement du pays à genoux. Il fallait pour le parti CNDD-FDD repartir sur de nouvelles bases pour reconstruire la nation burundaise dans la paix, la sécurité et la démocratie retrouvées. C’est dans cet heureux contexte sociopolitique que le pays redémarra en totale rupture avec l’époque des violences inter-ethniques ayant profondément affecté le développement de notre pays. L’heure était au changement pour le développement national intégral, le climat de paix et de sécurité prévalant sur toute l’étendue du territoire national y étant favorable. C’est dans ce même climat de paix et de sécurité que le Plan national de développement pour la période 2018-2027 a pu être conçu et élaboré par un groupe d’experts nationaux.
Quatre mois après l’investiture du président de la République Evariste Ndayishimiye, le peuple burundais est pleinement satisfait du pas qui est en train d’être franchi par la nouvelle Direction politique dans divers domaines, la consolidation de la paix et de la sécurité occupant une place de choix. C’est dans ce précieux contexte que sera mis en œuvre le Plan national de développement appelant le concours de tous et de chacun, comme nous le recommande vivement le gouvernement Mvyeyi et Nkozi.

Louis Kamwenubusa

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