Editorial>

Le peuple burundais fermément résolu à défendre sa démocratie

Après avoir commémoré le 13 octobre dernier, le 59e anniversaire de l’assassinat du prince Louis Rwagasore, héros de l’indépendance, le peuple burundais a, à l’heure qu’il est, le regard tourné vers une autre commémoration qui a lieu ce mercredi 21 octobre 2020. Il s’agit du 27e anniversaire d’un autre assassinat tout aussi lâche, celui du président Melchior Ndadaye et de certains de ses plus proches collaborateurs auxquels, un groupe de putschistes ôta affreusement la vie le 21 octobre 1993, peu de mois seulement après l’installation officielle dans le fauteuil suprême, du héros de la démocratie dont l’Aéroport international de Bujumbura porte aujourd’hui le nom. Le président Melchior Ndadaye venait de remporter haut la main la victoire aux élections de juin 1993, une victoire qui ne plut pas à ceux qui, en mettant fin à sa vie, assassinaient en même temps la démocratie dont le peuple burundais sera sevré jusqu’à l’avènement au pouvoir du parti CNDD-FDD à l’issue des élections démocratiques pluralistes de 2005. De même qu’il a été sevré de la paix et de la sécurité en raison des violences inter- ethniques d’une rare gravité qui, pendant plus d’une décennie, ont mis l’unité des Burundais à rude épreuve, les vieux démons de la division ayant refait surface, la voie leur ayant été tracée par les fossoyeurs de la paix et de la démocratie. Pendant plus de dix ans, le peuple burundais porta le deuil dont il se débarrassa en 2005, avec le retour de la paix et de la démocratie dont le parti CNDD-FDD reste et restera l’unique et principal artisan.
Vingt-sept ans après l’assassinat du président Melchior Ndadaye, qu’en est-il présentement au Burundi en ce qui concerne notamment la situation sociopolitique ? Disons-le tout de suite, la paix, l’unité, la démocratie et la sécurité sont une réalité tangible dans notre pays où les régimes politiques issus des coups de force n’ont plus de place, le peuple burundais l’ayant ainsi décidé dans sa ferme détermination à consolider la démocratie. Le processus électoral de 2020 en a été une excellente illustration. La situation sociopolitique prévalant aujourd’hui dans notre pays a été bien soulignée dans le discours prononcé dernièrement par le président de la République Evariste Ndayishimiye, à l’occasion de la 75e session de l’Assemblée générale des Nations-unies. Il déclarait ainsi par vidéoconférence : « Maintenant que toutes les bases d’une démocratie renforcée sont là, il ne reste qu’à s’atteler aux travaux de développement, cheville ouvrière de la lutte contre la pauvreté. Nous sommes conscients que ce combat est hautement exigeant. Ensemble, nous y parviendrons. En ce qui concerne l’état sécuritaire, il me plaît de vous informer que la situation au Burundi est stable, calme et entièrement sous contrôle sur toute l’étendue du territoire. Pour ce qui est de la situation humanitaire, nous nous réjouissons du retour massif et volontaire des réfugiés burundais. Ce qui témoigne d’un retour de la paix, la tranquillité, la confiance et la stabilité dans le pays ». Qui mieux que le premier responsable de la Nation peut rassurer sur la situation sociopolitique de notre pays ?
Mettons à profit le succès du processus électoral de 2020 pour préparer et construire ensemble notre avenir, loin des comportements négatifs mortifères qui, dans le passé, ont fait la honte à notre Histoire. La nouvelle Direction politique du Burundi nous y aidera.
Louis Kamwenubusa

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