Editorial>

Burundi-RDC : Une volonté partagée de renforcer les relations d’amitié et de coopération

Accompagnée d’une importante délégation, la ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC), Marie Tumba Nzeza, vient d’effectuer une visite de travail et d’amitié de deux jours dans notre pays, où chaleureusement accueillie dès son arrivée à Bujumbura, la capitale économique du Burundi, elle a été notamment reçue en audience, le lundi 5 octobre 2020, par le président de la République Evariste Ndayishimiye. La visite en question s’inscrivait dans la droite ligne du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre le Burundi et la République démocratique du Congo, deux pays appartenant à un même passé colonial, partageant une même frontière permettant la libre circulation des personnes et des biens répondant à la politique du bon voisinage entre les deux pays. C’est grâce justement à cette politique de bon voisinage que les forces négatives pullulant dans la sous-région, particulièrement sur la frontière commune seront neutralisées. C’est dans cet objectif qu’un cadre d’échange d’informations entre les deux pays sera bientôt mis en place. Au cours de sa visite de travail et d’amitié, il a également été question du commerce frontalier. A ce sujet, après leur entretien, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération au développement de la République du Burundi Albert Shingiro a déclaré : « Nous devons, ensemble avec la RDC, intensifier et accroître les échanges commerciaux entre nos deux pays. La RDC constitue le plus grand marché de la région. Ainsi, nous devons étroitement travailler ensemble pour promouvoir le commerce et la mobilité de nos populations à la frontière commune, tout cela pour le bénéfice de nos peuples ».
C’est, convaincue de la volonté partagée entre le Burundi et la RDC de coopérer étroitement que la ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Marie Tumba Nzeza, a regagné son pays, à l’issue d’une visite qui lui a permis de constater que la nouvelle législature issue du processus électoral de 2020 a grandement ouvert ses portes à toute coopération mutuellement avantageuse , respectueuse de l’indépendance et de la souveraineté des Etats. C’est dans ce cadre qu’il fallait également comprendre la visite dernièrement effectuée en République unie de Tanzanie par le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye. A propos de la politique extérieure du Burundi, il convient de rappeler un des passages du discours que le Premier responsable de la nation burundaise a dernièrement adressé, par vidéo conférence, à la 75e session de l’Assemblée générale des Nations unies : « Au niveau diplomatique, nous ambitionnons de bâtir des relations d’amitié et de coopération fondées sur le principe du respect mutuel et de l’égalité souveraine des Etats. La tendance de certains Etats qui utilisent des moyens subtils et illégaux pour réguler la géopolitique dans les pays du Sud et se substituer à la communauté internationale pour oppresser d’autres pays en leur imposant des mesures coercitives unilatérales, doit cesser. Le Burundi est partisans d’un multilatéralisme où tous les pays, ont un rôle à jouer pour faire face aux multiples défis communs à l’humanité. C’est à ce titre que le Burundi reste ouvert aux pays et aux organisations internationales qui souhaitent davantage tisser des relations de coopération mutuellement avantageuses et respectueuses ». C’est dans ce contexte ainsi défini et ainsi précisé que les relations de coopération entre le Burundi et la RDC iront toujours de l’avant.
Terminons cet éditorial en souhaitant que le Rwanda fasse la même chose que la République démocratique du Congo en direction des pays de la sous-région.

Louis Kamwenubusa

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