Editorial>

En toute justice, en toute responsabilité et en toute démocratie

Le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye a présidé, le vendredi 2 octobre 2020, au Palais des congrès de Kigobe, les cérémonies marquant la rentrée judiciaire, édition 2020-2021. C’est dans des termes aussi clairs que de l’eau de roche que le président Ndayishimiye a appelé tous les membres du corps judiciaire aux comportements exemplaires, loin de ceux réfractaires à la morale et à la loi, en privilégiant une attitude plus responsable envers la société et l’Etat. Le magistrat suprême a promis qu’un projet de loi régissant le Conseil national de la magistrature, tête de la justice, et celui sur la justice de proximité qui en est la base, seront présentés au Parlement pour en examiner la portée et le contenu avant leur adoption. Le président de la République a appelé à leurs responsabilités tous les membres du corps judiciaire, à charge pour eux d’agir, dans le seul cadre de la loi, dans le seul cadre d’une justice rendue de façon à sanctionner le méfait avec la rigueur qui s’impose, comme à rétablir le droit sans qu’il soit permis à quiconque de s’y opposer. Un tel langage s’inscrit dans le seul souci du président Evariste Ndayishimiye de voir la fonction judiciaire se renforcer afin que soit assurée la sauvegarde efficace des intérêts de l’Etat et des citoyens, l’Etat dictant à chacun l’étendue et les limites de l’exercice de ses droits et devoirs dans le strict respect de l’intérêt de la collectivité nationale.
Quel serait l’avenir du pays si celles et ceux en charge de l’élaboration des lois ne s’attachaient pas à leur justice application ? Préparées par des hommes et des femmes répondant à des critères qui veulent que la compétence dans le domaine du droit et de la justice soit incontestable et d’un niveau élevé, les lois burundaises attestent essentiellement du chemin déjà parcouru par notre processus démocratique, et permettent de constater qu’elles s’élaborent en tenant compte des exigences évolutives de la société burundaise. Bien appliquer la loi, c’est prendre option pour la défense des valeurs démocratiques devant être celles de notre pays aujourd’hui doté de nouvelles institutions démocratiquement élues, au sommet desquelles se trouve le président de la République, Evariste Ndayishimiye, sans naturellement oublier le gouvernement Mvyeyi et Nkozi qui a besoin du concours de tous les citoyens sans exclusive pour asseoir une bonne gouvernance dans la justice, la paix et la démocratie. C’est ainsi que nous devons comprendre les propos du président Ndayishimiye qui, dans son discours d’investiture du 18 juin 2020, indiquait qu’il allait œuvrer pour l’édification d’une société basée sur la bonne gouvernance, la justice pour tous devant servir de point d’appui solide.
Dans l’effort considérable qui est en train d’être assidûment déployé par la nouvelle Direction politique pour consolider les acquis déjà obtenus en matière de paix et de démocratie pour un développement pérenne, il n’est nulle place pour des jeux politiques dépassés dans le temps irrespectueux des responsabilités constitutionnelles reposant sur le droit et la justice, sur la bonne et stricte application de la loi. Avant d’opérer des choix politiques fondamentaux, nous nous devons aujourd’hui d’interroger d’abord la Constitution qui est notre loi fondamentale. Il en a été ainsi lors des dernières élections démocratiques pluralistes ayant abouti aux résultats positifs, dans un bon climat de paix et de sécurité prévalant sur toute l’étendue du territoire national. C’est dans ce même climat que la justice se renforcera grâce à l’engagement ferme de tous les membres du corps judiciaire à toujours œuvrer pour la primauté du droit et de la justice.

Louis Kamwenubusa