COMMENTAIRE >

Personnes
avec handicap :
Ne cherchons pas
à les discriminer

Comme vous le verrez, le présent commentaire trouve sa source dans un atelier de formation et de sensibilisation des journalistes et responsables des médias sur les droits des personnes vivant avec handicap, organisé par l’Union des personnes handicapées du Burundi (UPHB) du 9 au 10 septembre 2020, sous le patronage du ministère de la Communication, des technologies de l’information et des médias. Il s’agissait pour les organisateurs d’amener les participants à s’imprégner des outils légaux régissant cette catégorie de personnes et de les vulgariser. Comme nous l’avons assez souvent fait pour les commentaires précédents, nous avons ouvert les pages du dictionnaire qui, à propos du handicap, dit ce qui suit : « Désavantage quelconque, infirmité ou déficience congénitale ou acquise. Un handicap peut être sensoriel (visuel, auditif), physique (neurologique, musculaire, etc.) ou encore mental (déficience intellectuelle, trouble psychiatrique). Les causes très variées en sont surtout les traumatismes, les malformations, les anomalies génétiques, les infections, les maladies cardio-vasculaires, respiratoires ou rhumatismales ». Comme vous le voyez, le corps humain peut être soumis, à la fois, à plusieurs sortes d’infirmités, certaines plus graves que d’autres, le plus douloureux étant qu’on peut en demeurer victime tout le long de sa vie.
Le message de l’atelier de formation et de sensibilisation des journalistes et des responsables des médias était clair : vulgariser efficacement tous les instruments légaux mis en place par le gouvernement burundais en faveur des personnes vivant avec handicap, pour que le public sache que ces dernières ont des droits à respecter et à faire respecter. Selon la représentante légale d l’UPHB Adelaïde Nyigina, « via ce partenariat avec le ministère ayant la communication dans ses attributions, les droits des personnes vivant avec handicap seront connus par toutes les parties prenantes, sans oublier le rôle de chacun dans le cadre d’assurer leur inclusion et leur insertion dans les politiques et les programmes de développement ». Sans oublier les Objectifs du développement durable (ODD) décidés par le système des Nations-unies qui doivent être intégrés dans les politiques de développement de chaque Etat membre de l’Onu. Nul doute que les journalistes et les responsables des médias feront de leur mieux pour que ce qui est attendu d’eux soit une réalité. Il ne peut en être autrement car les médias ont une mission sociale à remplir, une mission qui n’écarte pas les personnes vivant avec handicap. Les rejeter serait se montrer indigne de vivre dans une société humaine respectueuse de valeurs positives sans lesquelles l’Humanité ne serait ce qu’elle doit être.
Nous avons donc le devoir de vivre humainement avec les personnes souffrant d’infirmités diverses. Il faut ainsi savoir, chacun en ce qui le concerne, les approcher pour mieux les comprendre, les médias devant jouer efficacement leur rôle. Comme tout être humain, les personnes en pareilles souffrances ont droit aussi à une place au soleil.
Pascaline Biduda

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