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Enquête de la BRB> Sur l’inclusion financière au Burundi

Lundi, 05 Novembre 2012 10:09

Seulement 12,5% de Burundais ont un compte bancaire

 

La BRB (Banque de la République du Burundi) a effectué une première enquête sur l’inclusion financière au Burundi. C’était pour mesurer le niveau d’accès aux services financiers. Il a été constaté que seulement 12,5% des Burundais disposent d’un compte dans les structures financière.

 

DSC03113-1D’après les sources tirées sur Internet, l’inclusion financière se définit comme « l’ensemble des dispositifs mis en place pour lutter contre l’exclusion bancaire et financière ». Ces moyens composent ce que certains appellent désormais la « finance inclusive ». Le rôle des banques est central dans ce processus. L’inclusion financière ne se limite pas à l’accès à un compte mais bien à une maitrise plus globale des outils bancaires. Les banques peuvent participer à l’éducation financière des clientèles fragilisées. Elles peuvent également proposer à leurs clients des produits et services mieux adaptés à leurs ressources et à leurs besoins. C’est dans ce cadre qu’une enquête nationale au Burundi a été effectuée par la BRB.

La pauvreté fait que la population burundaise ne fasse pas recours aux institutions financières

Jérémie Sindayirwanya, le secrétaire exécutif du Réseau des journalistes pour le développement humain durable, qui a participé à l’enquête, a fait savoir que cette enquête avait pour objectif de mesurer le niveau d’accès aux services financiers. Par niveau d’accès au service, il faut comprendre le fait d’avoir un compte dans une structure financière. Le constat est que seulement 12,5% des Burundais disposent d’un compte bancaire. Les autres font appel à des mécanismes informels comme conserver l’argent dans une caisse ou corne de bœuf. La même enquête a essayé de mesurer le degré de concentration dans l’offre de services financiers. Il s’agit de la demande de crédit, du transfert d’argent, de la demande d’intérêts sur placement. Le constat est que très peu de Burundais exploitent suffisamment les opportunités offertes par le système financier. Les raisons avancées par la population sont qu’elle n’a pas suffisamment de revenus en argent pour épargner ainsi que la méconnaissance des avantages offerts par les institutions financières. M. Sindayirwanya a indiqué que plus de 90% des épargnants reconnaissent réussir leurs projets avec l’appui des services financiers.

Aline Kanyana

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