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Sport féminin> Son évolution au Burundi

Lundi, 29 Juillet 2013 11:46

Il a fait un bond en avant grâce à la création des écoles mixtes

 

L’organisation et la promotion du sport féminin au Burundi se sont réalisées avec beaucoup de difficultés. La femme burundaise a, depuis longtemps, porté le poids des coutumes et traditions ancestrales. C’est pourquoi son émancipation, à tous les niveaux, s’est faite tardivement, contrairement à son frère.

 

joueuses 001Dans le Burundi profond et ancien, l’éducation traditionnelle ne laissait pas de temps à la fille de pratiquer le sport. Mais, il faut dire qu’elle faisait du sport sans s’en rendre compte, à travers les durs travaux qu’elle faisait depuis le premier chant du coq où à l’aube jusqu’au crépuscule. Elle le « pratiquait » à travers les danses, le jonglage, le saut à la corde et autres jeux physiques auxquels elle s’adonnait avec discrétion. Tout cela était vu comme une futilité.

Le sport féminin est devenu une réalité

Selon Dévote Barajenguye, présidente de la commission femme et sport au sein du CNO (Comité national olympique), la scolarisation des filles a été tardive et parallèlement, son émancipation a été lente plus particulièrement, dans la pratique sportive. De l’indépendance à nos jours, il y a eu extension des écoles primaires pour filles, et le sport féminin a fait un bond en avant, surtout vers les années 1980, avec les écoles qui acceptent la mixité. « La fille pouvait alors porter un short au-dessous de la jupe. Elle finira même par porter un short et un T-shirt. La fille pouvait alors courir, sauter à la corde, jongler la balle des mains, danser, etc. Tout cela sans remord et sans peur de se faire prendre en faute », a-t-elle indiqué.
A l’école secondaire, il y a eu une certaine démocratisation du sport féminin étant donné que les filles étaient à l’internat, loin de leurs voisins, loin des traditions et coutumes qui les empêchaient de s’épanouir par le sport. Les premières lauréates de l’IEPS (Institut d’éducation physique et sportives), licenciées en éducation physique et sportive ont contribué énormément à convaincre leurs consœurs à s’adonner à la pratique sportive. Nous garderons en mémoire l’année académique 1979-1980, inoubliable dans l’histoire de l’Université du Burundi, où beaucoup d’activités ponctuelles ont été organisées. Cela a été bénéfique pour la propagande du sport en général et du sport féminin en particulier, a poursuivi Mme Barajenguye.
Les équipes féminines sont actuellement des maillons de formation des associations nationales, régionales et de fédérations sportives nationales qui font leurs preuves et renforcent le mouvement sportif et olympique burundais. Le CNO burundais a mis en œuvre la politique du CIO (Comité international olympique) qui est pour la participation des femmes dans les organes décisionnels et dirigeants du sport.
Beaucoup de choses louables ont été faites, mais beaucoup reste à faire et à concrétiser pour aider la femme à mieux s’émanciper et à se développer au point de vue social et sportif.
Yvette Irambona

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