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Petit transporteur> Le métier de taxi vélo et la campagne électorale

: 28 / 05 / 2015

A chaque situation, une nouvelle adaptation

 

Depuis le début des manifestations dans certains quartiers de la capitale Bujumbura, toutes les activités de la vie quotidienne ont été perturbées. Kamenge est parmi les quartiers qui n’ont pas connu de troubles durant cette période. Et de nombreux transporteurs de taxi-velo y ont pris refuge afin de continuer leur métier. Cependant, le surnombre de ces derniers dans cette localité a eu des conséquences sur le revenu journalier. La période de campagne électorale est arrivée pour eux comme une bouffée d’oxygène.

 

DSC 8629A Kamenge, on y trouve au moins six parkings reconnus par l’Association des transporteurs à velo. Le Renouveau a rencontré ces transporteurs à l’entrée du marché de Kamenge. Jonas Nsabimana est l’un des gestionnaires de ce parking qui s’est confié à nous sur l’état actuel des finances dans leur métier.
M. Nsabimana affirme qu’avant cette crise, le parking pouvait compter entre dix à vingt vélos qui attendent les clients, et maintenant, on peut trouver au moins une cinquantaine en attente. Pour M.Nsabimana, cela est dû au fait qu’ils ont accueilli un grand nombre de leurs collègues venus d’ailleurs.

Les candidats à la compagne électorale séduisent les taxis-vélo

Pour M. Nsabimana, les taxis-vélos sont nombreux alors que les clients ne répondent plus comme avant. Et, cela occasionne parfois le rabais des prix. Avant cette crise, le prix moyen par course était fixé à 200 FBu. Enfin, c’est une question de l’offre et de la demande. Et l’impact est trop grand. Avant, on pouvait rentrér facilement entre 5 000 FBu et 8 000 FBu par jour et aujourd’hui, on est à 2 000 FBu. M. Nsabimana par un petit sourire, ajoute: “ Ces derniers jours, on respire un peu avec les débuts de la campagne électorale. Avec la campagne électorale, certains candidats font recours à nous pour les aider à faire campagne, moyennant un peu d’argent, surtout en mairie de Bujumbura et on peut rentrer avec 5 000 FBu ”.
Il est possible de changer d’activité sans changer de métier, à voir que la participation dans un meeting politique apporte de l’argent. Mais le seul secret : savoir négocier les honoraires.

Robert Gilbert Sayumwe (Stagiaire)

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