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Musée vivant de Bujumbura> Sa fréquentation pendant la période de crise

Il a subi des pertes d’au moins 10%

 

Le Musée vivant de Bujumbura est un milieu touristique. Depuis le début de la crise que traverse le Burundi, l’attrait touristique a sensiblement diminué dans la mesure où il n’est plus fréquenté comme auparavant.


DSC06508Le Musée vivant de Bujumbura est fait du parc animalier, de la maison de la nature renseignant sur le passé du pays, d’un espace réservé aux spectacles. Parmi ces trois endroits, c’est le parc animalier qui est le plus visité. Il héberge les animaux tels que le léopard, les crocodiles, les différentes espèces de serpents, les volailles, l’aquarium, les tortues, les singes, les antilopes.
Selon Emile Kwizera, conservateur du Musée vivant de Bujumbura, le taux de fréquentation de ce musée a diminué d’au moins 10%. Ce sont surtout les étrangers qui le fréquentent souvent « mais actuellement, ils craignent beaucoup pour leur sécurité et ne sont plus dans la capitale. Pour cela, ce musée n’a pas été épargné comme les autres domaines du secteur socio-économique ».
La visite du Musée vivant de Bujumbura se fait surtout pendant les périodes de vacances. Le moment favorable est vers la fin de la semaine. Une autre période est celle des vacances pour les étrangers, et le Musée vivant en profitait également.
Le Musée vivant de Bujumbura est un lieu intéressant pour les élèves finalistes qui viennent faire leur voyage d’études vers la fin de l’année. Avant le début de cette crise, d’autres élèves de l’intérieur du pays avaient fait des dates de réservation pour visiter le musée. D’autres encore viennent mettre en pratique ce qu’ils ont appris en classe.

Avec la crise, le tourisme n’est pas une priorité

Les milieux touristiques accueillent des gens qui veulent profiter de bons moments pour mieux se détendre, passer agréablement une journée surtout vers la fin de la semaine. Avec la crise, ce loisir n’attire pas de gens. Il faut d’abord avoir quelque chose à manger avant de penser aux moments de plaisir. Le tourisme n’est pas placé au premier plan si les besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits, a déploré M. Kwizera.
Le conservateur de ce musée souhaite que toute responsabilité soit mise en évidence au plus haut niveau. Par rapport aux autres pays de la sous-région, le Burundi est un peu en arrière, mais des propositions peuvent être émises pour que ce musée soit digne de son nom.
Yvette Irambona

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