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Faculté de Médecine au Burundi> Concours d’entrée

Pour améliorer la qualité de la formation

 

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique vient d’organiser un concours d’entrée à la faculté de Médecine, pour les universités privées et publique. L’objectif visé étant l’amélioration de la qualité de la formation. Pour toutes les universités ayant une faculté de médecine, (Université du Burundi, Université de Ngozi, Université Espoir d’Afrique), les effectifs seront limités à 300 étudiants, à raison de 100 par université.

 

DSC02940Selon une note présentée au Conseil des ministres relative à l’organisation d’un concours d’entrée à la Faculté de médecine, les bénéficiaires des soins de santé se plaignent souvent de l’incompétence de certains médecins dont les prestations sont en deçà des attentes des malades. Dans le souci d’améliorer la qualité des médecins, le ministère en charge de l’enseignement supérieur a pensé qu’une des voies de solution serait l’organisation de ce concours.

Satisfaire aux exigences de la Communauté est-africaine

Une autre raison qui milite en faveur de l’organisation de ce concours est celle de satisfaire aux exigences des pays membres de la Communauté est-africaine. Ces derniers limitent désormais à 100 candidats, les effectifs d’entrée en première année de cette faculté. Cette exigence fait suite à un audit externe opéré en 2010 à travers toutes les facultés de médecine de la Sous-région. Le constat a été que les conditions de travail et le parcours de formation d’un médecin ne sont pas compatibles avec de gros effectifs par classe.
Même en dehors des pays membres de la Communauté est-africaine, les autres pays africains placent les facultés de médecine parmi les filières jugées prioritaires et stratégiques dont l’accès est toujours sanctionné par des critères de performance scolaires et académiques, poursuit la note.

Pour accueillir les meilleurs étudiants

La note présentée au Conseil des ministres indique qu’au cours des trois dernières années, le système d’orientation à l’enseignement supérieur public ne tient plus compte du choix des filières souhaitées par le candidat, mais de ses performances scolaires.. Dans ce cadre, la faculté de médecine a l’avantage d’accueillir les meilleurs étudiants qui commencent à générer un impact positif dans la diminution du taux élevé d’échec naguère connu dans cette faculté. Et de toute évidence, le taux de réussite pourrait davantage s’accroître dans le contexte d’un concours.
D’autre part, le ministère ayant l’enseignement supérieur dans ses attributions soutient que la note assez élevée à l’Examen d’Etat ne suffit pas pour opérer un bon profil d’entrée dans la Faculté de médecine. Etant donné que la note comptant pour l’obtention du diplôme d’Etat est calculée en faisant la moyenne de 70% de l’Examen d’Etat proprement dit et 30% des résultats en classe, il n’est pas rare de trouver que certains établissements s’arrangent pour attribuer beaucoup de points à leurs lauréats en vue d’une compensation nécessaire à la bonne réussite du diplôme d’Etat. Cela montre que le diplôme d’Etat n’est pas forcément le meilleur baromètre d’évaluation qualitative des connaissances pratiques du lauréat, poursuit la note.

Pour mettre de l’ordre dans les enseignements

Une autre motivation est relative à l’ordre qu’il fallait instaurer dans l’organisation des enseignements en médecine au sein des universités privées. En effet, on observe une certaine méfiance dont sont victimes des étudiants stagiaires des universités privées. Ces stagiaires ne seraient pas bien accueillis dans certains hôpitaux en leur rétorquant qu’on ne peut pas leur permettre l’accès aux malades, étant donné qu’on ne maîtrise pas leur niveau de formation.
Enfin, une autre motivation du ministère est d’éviter que la formation en médecine bascule dans les activités à caractère commercial. En effet, depuis un certain temps, on constate que les études en médecine attirent de plus en plus beaucoup d’étudiants étrangers. Le ministère a alors pensé à réguler ce secteur par un concours.

Les 100 premiers seront orientés à l’Université du Burundi

Concernant la répartition des candidats au sein des universités, le Directeur général de l’Enseignement supérieur et post secondaire professionnel, Anastasie Gasogo a dit que les 100 premiers lauréats au concours seront orientés à la Faculté de médecine de l’Université du Burundi. Les autres seront reçus par l’Université de Ngozi et l’Université Espoir d’Afrique. Celui qui ne pourra pas remplir les conditions exigées par ces universités privées, pourra demander au ministère d’être orienté dans une autre faculté de l’Université du Burundi, a encore dit Mme Gasogo. Parmi les 300, il y en aura sûrement qui ne pourront pas avoir les moyens d’accéder aux universités privées (faculté de Médecine), d’autres qui ne se présenteront pas pour une raison ou une autre à l’université du Burundi. Les chances d’accéder aux différentes facultés de Médecine seront ouvertes aux autres car 915 candidats se sont présentés au concours.

Floride Ndakoraniwe

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