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EDUCATION> Atelier de restitution des résultats de l’évaluation Pasec 2014 aux cadres de MEESRS

En tirer les leçons qui s’imposent

 

Le ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MEESRS) a organisé le lundi 19 septembre 2016, un atelier de restitution des résultats de l’évaluation Pasec 2014 (Programme d’analyse des systèmes éducatifs confemem) pour ses cadres. L’objectif est d’en tirer les leçons qui s’imposent pour que l’éducation aille de l’avant. La Confemem est la conférence des ministres de l'Éducation des États et gouvernements de la Francophonie.

 

restiDans son allocution, le ministre de l’Education, Janvière Ndirahisha, a informé que l’évaluation Pasec est une évaluation groupée, internationale, qui concerne dix pays d’Afrique subsaharienne francophone dont le Burundi. Et de dire que le rapport international a comme titre « Performances des systèmes éducatifs en Afrique subsaharienne francophone : compétences et facteurs de réussite au primaire »
Mme Ndirahisha a ajouté qu’elle a été surprise de constater que cette évaluation par les parties prenantes du système éducatifs burundais s’est révélé efficace. Le niveau de base en mathématiques, lecture et écriture était le meilleur chez les écoliers burundais comparativement à ceux des autres pays concernés. L’apprentissage en langue maternelle semble être le facteur le plus déterminant.

Les résultats sont de nature à renforcer la confiance dans notre système éducatif

Mme Ndirahisha a indiqué que le rapport national objet de la restitution est un extrait sur les détails des résultats spécifiques de notre pays. Selon elle, les résultats reflètent les réalités de notre système éducatif. Ils sont de nature à renforcer la confiance dans notre système éducatif. Elle a demandé aux cadres dudit ministère d’exploiter le rapport à bon escient, de s’en approprier et d’en tirer les leçons qui s’imposent pour aller de l’avant. La ministre Ndirahisha a signifié que l’importance de ce rapport impose d’en disséminer les résultats aussi bien auprès des acteurs politiques, des partenaires sociaux, de partenaires techniques et financiers, des parents, des cadres du niveau décentralisé et même des bénéficiaires.
La ministre de l’Education a souhaité de prendre en compte les recommandations formulées dans ce rapport pour la réécriture des politiques éducatives dans la perspective du cadre d’action d’Incheon 2015- 2030. Elle a indiqué que cette session de présentation des résultats de l’évaluation Pasec 2014 intervient à un moment crucial pour notre pays. Le contexte de réforme dans lequel se trouve notre pays fait que nous ayons besoin d’éclairage sur les compétences acquises et sur les facteurs qui déterminent la réussite des élèves. Et de dire que les tout premiers lauréats du 4e cycle du fondamental vont entamer le cycle post fondamental. Ces élèves ont suivi les nouveaux programmes issus de la réforme des curricula initiée depuis 2013. Et d’aucuns s’interrogent à juste titre si la réforme va introduire une amélioration des résultats des apprentissages, l’acquisition et la maîtrise durables des compétences de base.
Elle a rassuré que le Burundi va tout faire pour participer à l’évaluation du Pasec 2019 qui pourra permettre d’évaluer le niveau à atteindre pour le PSDEF ( Plan sectoriel de développement de l’éducation et la formation) 2012-2020 en termes d’acquis scolaires. Le Pasec est un outil pertinent à la disposition des pays francophones. Néanmoins, selon elle, il est impératif d’accorder au dispositif national d’évaluation la place qu’il mérite au sein du système éducatif en vue d’un meilleur pilotage des politiques d’éducation et de formation.

Ezéchiel Misigaro

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