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Ambassade de Chine > Présentation de la position de la Chine sur la Mer de Chine méridionale

Pour trouver une solution, la Chine propose une voie de négociation

 

L’ambassade de Chine au Burundi a organisé, le mardi 10 mai 2016, une séance de présentation sur la question de la Mer de Chine méridionale. Il s’agit de parler de l’origine des différends sur l’exploitation de cette mer entre le Chine et les pays voisins; de l’évolution de la situation ainsi que les tentatives de trouver une solution à ce problème par voie d’arbitrage international. Pour trouver une solution, la Chine prévoit de passer par une voie pacifique.

 

Dans son discours, l’ambassadeur de Chine au Burundi, Zhuo Ruishing, a indiqué que cette séance de présentation de la question de la Mer de Chine méridionale a été organisée pour que le peuple burundais soit au courant de la préoccupation de la République populaire de Chine sur cette question. Selon lui, cette question de la Mer de Chine méridionale fait couler beaucoup d’encre et de salive dans différents médias occidentaux en vue de désorienter l’opinion internationale. Il s’est ensuite réjoui du fait que plus de trente pays dont dix africains se sont exprimés sur cette question en faveur de la Chine. « Cela démontre les bonnes relations d’amitié entre le Chine et ces pays ».

Les îles de Chines ont été occupées illégalement

Selon le premier conseiller à l’ambassade de Chine au Burundi, Sun Jian, la souveraineté de la Chine sur les îles Mer de Chine méridionale est basée sur des fondements juridiques et historiques solides. Parlant de l’origine de cette question, il a souligné qu’à partir de 1970, beaucoup d’îles de Chine ont été occupées illégalement par le Vietnam, les Philippines et la Malaisie. « Cela a suscité un différend territorial entre ces pays et la Chine ».
Il a également indiqué que son pays n’est pas d’accord avec l’initiative des Philippines de passer par un arbitrage international pour trouver une solution durable à ce différend. « C’est une action qui est tout à fait contraire aux dispositions de la convention internationale des Nations unies sur les droits de la mer, contraire à leurs propres engagements, contraire à leurs accords avec la Chine et contraire à la préservation de la paix et de la stabilité en Mer de Chine méridionale ». Selon lui, le gouvernement chinois n’acceptera, ne reconnaitra et n’exécutera le verdict d’un tribunal d’arbitrage illégal ». Par contre, il a souligné que la Chine continue de travailler activement ensemble avec les parties concernées par voie de consolidation et de négociation pour régler ces différends territoriaux et sur la démarcation maritime.

Le gouvernement du Burundi salue le courage du peuple chinois

Au nom du ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale, l’assistant du ministre, l’ambassadeur Thomas Barankitse, a indiqué que la question présentée est d’actualité intéressante qui, une fois non résolue, peut provoquer un déchirement du tissu de la bonne cohabitation pacifique au niveau régional, continental et international.
Il a ainsi salué l’intérêt et le courage manifestés par le peuple chinois et son gouvernement pour l’appel qu’il lance à rechercher un règlement pacifique de ce différend dans le respect des droits de tous les Etats souverains conformément à la charte des Nations unies et au principe du respect mutuel de souveraineté et de l’intégrité territoriale établi par la même charte.
Tout en lançant un appel à tous les pays concernés à chercher un règlement pacifique à ce différend, il a réitéré l’engagement du Burundi pour le renforcement des relations d’amitié entre le Burundi et le peuple chinois.

ASTERE NDUWAMUNGU

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