Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Sachets non biodégradables> Leur interdiction au Burundi

Après l’expiration du délai de grâce de l’importation des sachets non biodégradables, le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema indique qu’au niveau des douanes, l’importation de ces sachets va en diminuant. C’était lors d’un entretien avec la presse nationale le vendredi  3 juillet 2020 à Gitega. guide

Le ministre Guide Rurema rappelle que l’année dernière, c’est -à-dire en 2019, le ministère a tenu une réunion à l’endroit de tous les concernés afin de les avertir que le délai de grâce allait être expiré. « A ce moment là, nous avons trouvé qu’il y avait des commerçants qui avaient exagérément importé des sachets non biodégradables», fait-il observer.A l’heure  actuelle,  il est question de la mise  en  application  de la loi n° 100/099  du 8 août 2018 portant interdiction de l’importation et de la commercialisation des sachets non biodégradables. Le ministre Rurema  fait savoir qu’il va mener dans un proche avenir une évaluation pour voir l’état des lieux sur ce qui se passe actuellement sur le terrain. « Nous allons essayer de comparer la période de l’année passée et la situation actuelle», indique-t-il.

Une réunion pour évaluer les stocks restants

Le ministre Rurema rappelle que le gouvernement est là pour le bien-être de la population. Raison pour laquelle une réunion avec tous les commerçants concernés permettra d’évaluer et d’estimer les quantités qui restent dans leurs stocks. « Si l’on juge qu’il est nécessaire d’accorder une courte période pour qu’ils puissent vider ces stocks, cela proviendra de cette évaluation comparative », précise-t-il.Le ministre en charge de l’environnement  lance un appel à la population de revenir à l’ancienne pratique d’utiliser les corbeilles et d’autres outils fabriqués à base des produits locaux qui ne dégradent pas l’environnement.Avec l’annonce de l’interdiction des sachets en plastique, le prix par pièce a doublé sur le marché local. Dans les quartiers du nord de la capitale économique, par exemple à Gikungu, le petit sachet noir qui s’achetait à 50 FBu s’achète entre 100 et 150 FBu.  A Kamenge, le prix pour le même sachet varie entre 150 et 200 FBu. 

    Moïse Nkurunziza

Ouvrir