Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

COMMUNE MUGAMBA> La culture du thé

La culture du thé occupe une place de choix dans les revenus des ménages de la commune  Mugamba. Beaucoup de ménages de cette localité en sont fiers.Thé 12

La culture du thé est très développée dans la commune Mugamba en province de Bururi. Comme tant d’autres cultures pratiquées dans cette localité, le thé, une culture industrielle dont la production dépend de la fertilité du sol et des précipitations, contribue aux revenus des ménages, ce qui aide dans la scolarisation des enfants et dans la satisfaction d’autres besoins fondamentaux. Ce sont là les propos tenus par les cultivateurs du thé. 

Une source financière régulière

Catherine Ndayiziga, une veuve cultivatrice du thé informe que l’argent provenant du thé contribue à la scolarisation des enfants et  aux soins de santé. « Dans ma famille, le revenu théicole constitue une source financière régulière. Il existe des plantations de thé appartenant à des privés et d’autres appartenant à l’OTB (Office du Thé du Burundi). Quand mon mari était encore en vie, il faisait la cueillette du thé de l’OTB .En contrepartie, on le payait trimestriellement compte tenu des kilogrammes qu’il avait sur la fiche. Cet argent nous permettait de couvrir les besoins familiaux. Pour le moment, je dois couvrir seule les besoins quotidiens de la famille. L’argent reçu du thé du secteur privé me permet de satisfaire certains de mes besoins comme  la scolarisation de mes enfants, les soins de santé, le paiement des travailleurs journaliers qui m’aident dans les champs de cultures vivrières », se réjouit-elle.Un autre interlocuteur, Damien Barengayabo qui a son propre champ de thé et qui travaille dans les champs de l’OTB Tora souligne que le thé est d’une grande importance dans la couverture des besoins vitaux. « Je récolte le feuillage trois fois par  semaine et j’attends une semaine pour reprendre la récolte dans mon champ. Je fais également la cueillette, tous les jours ouvrables dans les champs de l’OTB. Le paiement s’effectue tous les 2 ou 3 mois, ce qui me permet, non seulement de payer les frais scolaires mais aussi de leur procurant du matériel scolaire en début de chaque année , témoigne-t-il. Avec l’argent obtenu du thé, il s’est déjà construit une maison en briques cuites.

Donathe Ndayisenga(stagiaire)

Ouvrir