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CINEMA> Diffusion des films burundais


Un problème qui se pose toujours

 

aaaaaqsdfgfh Dans le cinéma, il existe des étapes qui se suivent à savoir l’étape de la création, l’étape de la production, et enfin l’étape de la distribution. Le problème de distribution des films burundais dans notre pays se pose toujours que ce soit sur la télévision nationale ou sur les autres chaînes privées.

 

 D’après Francine Munyana, directrice du Festicab (Festival international du cinéma et de l’audiovisuel du Burundi), pour distribuer un film, il faut avoir un producteur et cela signifie qu’il doit y avoir de l’argent. Ainsi, le cinéaste doit gagner quelque chose par rapport au film réalisé. Au cours des festivals, les films sont donnés et diffusés gratuitement, mais le cinéaste espère remporter un prix. Dans certains pays, on fait payer une petite somme d’argent tandis que dans d’autres, on ne le fait pas parce que les festivals sont financés par certaines organisations
Pour Mme Munyana, si la RTNB ou une autre chaîne privée ne donne pas au moins une petite somme d’argent au réalisateur qui a fait le film afin de combler les dépenses faites lors de sa production, le réalisateur ne va pas accepter de donner son film gratuitement. « La télévision nationale a des contraintes budgétaires comme toute autre chaîne privée comme la Rema TV. Quand elles n’ont pas ces fonds pour diffuser ces films, cela ne serait pas possible ».

 

Solutions proposées

Pour palier ce grand défi, la directrice du Festicab propose comme solution de faire par exemple un partenariat avec Startimes pour que cette dernière puisse acheter les productions burundaises et les montrer à ceux qui viennent acheter chez eux. Mais dans ce cas, a-t-elle poursuivi, ceux qui regardent ces films devraient payer un petit plus pour compenser les films achetés aux réalisateurs burundais. « Il y a toujours ce problème et peut-être qu’avec le temps, il y aura une solution à cette question », a-t-elle souligné.
La production et la diffusion des films par les jeunes dans le grand public leur confèrent une visibilité. Pour cela, le gouvernement doit initier les différentes lois relatives à la gestion de l’audiovisuel et du cinéma et à leur diffusion. Tout cela pour soutenir la créativité des jeunes dans ce domaine.


Yvette Irambona

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