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Entretien> Avec le directeur de l’hôpital de Ngozi

Certaines maladies hantent la population, notamment la malaria

 

L’hôpital de Ngozi se trouve au chef-lieu de la province de Ngozi. Il dispose de quatre grands services, à savoir : la pédiatrie, la médecine interne, la chirurgie et la maternité. Cet hôpital ne fait face à aucun problème particulier sauf s’il y a une épidémie qui se manifeste, notamment la malaria.

 

Lors d’un entretien qu’il a accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau, le directeur de l’hôpital de Ngozi, Dr Guillaume Ntawukuriryayo, a fait savoir que cet hôpital est autonome et dispose des services externes et hospitaliers. Il a fait savoir que les services externes sont composés du service d’urgence et celui de consultation externe. Ces derniers accueillent les patients ambulatoires. Dr Ntawukuriryayo a annoncé que ledit hôpital dispose aussi des services hospitaliers parmi lesquels il y a quatre grands services, à savoir : la pédiatrie, la médecine interne, la maternité et la chirurgie. A côté de ces grands services, il y a les services de kinésithérapie et celui de prise en charge du VIH/sida. Il a précisé que parmi les services ci-haut cités, celui de pédiatrie accueille beaucoup de patients. Cela est justifié par le fait qu’il y a une mesure de gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans mais aussi du fait qu’en général, les petits enfants sont plus vulnérables que les adultes. Il a ajouté que les autres services sont la gynéco-obstétrique et la chirurgie. «A voir la région dans laquelle l’hôpital de Ngozi se trouve, il accueille souvent les pathologies chirurgicales qui viennent d’autres provinces, à savoir : Kirundo, Muyinga, et Kayanza, et de certaines communes de Cibitoke », a-t-il expliqué.
Dans les conditions normales, a-t-il ajouté, l’hôpital de Ngozi a la capacité d’accueillir 354 patients en hospitalisation. Mais, dans le service de pédiatrie, il y a un sous service de néonatologie qui peut accueillir 30 nouveau-nés ayant des pathologies différentes après leur naissance. C’est pour cette raison qu’ en général, l’hôpital peut accueillir 384 patients.
Cependant, Dr Ntawukuriryayo a indiqué qu’il arrive que l’hôpital soit débordé et doive par conséquent hospitaliser deux patients sur un même lit. Pour ce faire, a-t-il mentionné, l’hôpital se retrouve en train de prendre en charge plus de cinq cents patients en hospitalisation.

«La gestion d’hygiène difficile à maîtriser»

Le directeur de l’hôpital de Ngozi a fait savoir que lorsqu’il y a un débordement des patients en hospitalisation, la gestion de l’hygiène devient difficile. Il a ajouté que la majorité de ces patients est paysanne et certains vivent dans les communes éloignés de l’hôpital. Dans ce cas, les garde-malades font la cuisine et la vaisselle dans les enceintes de l’hôpital. Et, ils ne prennent pas le soin de faire la propreté dans les lieux où ils ont fait ces activités. Notre source a en outre annoncé que le service de l’hygiène fait tout pour essayer d’assainir l’hôpital.

La malaria est l’une des malades qui cause le débordement des patients

Les patients hospitalisés à l’hôpital de Ngozi qui se sont entretenus avec la rédaction du quotidien Le Renouveau ont fait savoir qu’ils sont menacés par la malaria. «Mon enfant a pris les médicaments à la maison. Dès qu’il les a terminés, il a eu les mêmes signes de la malaria comme avant. Je l’ai ramené au centre de santé. L’examen du sang a montré que l’enfant avait encore de la malaria et avec un degré élevé. Le médecin qui l’a consulté m’a fait un transfert à l’hôpital. Aujourd’hui, sa santé s’est beaucoup améliorée grâce à des injectables contenant la quinine », a expliqué une femme rencontrée à l’hôpital de Ngozi. Cette dernière a également indiqué dans un bloc où son enfant est hospitalisé, beaucoup de patients souffrant de la malaria. Elle a dit qu’elle pense que les médicaments donnés par les centres de santé ne sont pas efficaces.
A ce propos, le directeur de l’hôpital de Ngozi a démenti cette hypothèse. Il a néanmoins indiqué que beaucoup de gens ne prennent pas correctement les médicaments contre la malaria. D’autres souffrent de la malnutrition. Par conséquent, même s’ils prennent toute la cure contre la malaria, ils font des rechutes. Cela parce que leurs anticorps ne font pas leur travail comme il faut.
C’est pour cette raison que le directeur de l’hôpital de Ngozi demande à la population de cette province et celle environnante de lutter contre la malaria en utilisant correctement les moustiquaires et en faisant l’assainissement là où elle habite. Il lui demande également d’aller se faire soigner dans les meilleurs délais lorsqu’ils sentent les premiers signes de la malaria.
Rose Mpekerimana

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