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Droit de l’Homme au Burundi> Entretien avec un membre de la société civile sur le rapport produit par la commission des droits de l’Homme sur le Burundi

« C’est un rapport qui ne reflète aucune réalité sur le Burundi »

 

DSC 0365La rédaction du quotidien « Le Renouveau » s’est entretenue avec le président de l’Association pour assistance et formation juridique du citoyen-Berintahe (AFJC-Berintahe), Venuste Muyabaga, pour s’enquérir de ses impressions sur le rapport de la Commission d’enquête  au sein des Nations unies à propos de la situation des droits de l’Homme au Burundi à quelques mois des élections de 2020. Il indique que ce rapport ne doit être que biaisé du fait que ses auteurs n’ont jamais mis le pied au Burundi.  

 

D’après le président de l’AFJC-Berintahe, ce rapport n’est pas crédible car la Commission qui l’a produit n’a jamais mis le pied au Burundi «Elle a juste recueilli des informations auprès des réfugiés et auprès des  gens  qui sont accusés des actes de crimes et qui sont recherchés par la Justice burundaise». Selon lui, les rapports successifs que cette commission a produits ont été toujours décriés par le Burundi ainsi que par la société civile burundaise parce que ne contenant que des mensonges. « Donc, nous considérons qu’il n’y a pas de rapport d’autant plus qu’il  a été concocté par des gens mal intentionnés, qui veulent détourner la réalité sur le  Burundi. En un mot, c’est un faux rapport car il ne reflète aucune réalité sur le Burundi».

« C’est une façon de persuader le monde entier »

Parlant toujours de ces rapports, M.Muyabaga indique que même les pays africains avaient renoncé à cette Commission. Ils avaient demandé qu’elle soit abolie. Mais les occidentaux ont toujours voulu forcer. « Nous constatons qu’il y a des intérêts des occidentaux autres que la paix pour le Burundi. Il y a des intérêts stratégiques géopolitiques. Peut-être qu’ils constatent qu’ils perdent de plus en plus le terrain et  veulent le récupérer d’une manière ou d’une autre. Ils essaient de passer par ces commissions, par ces rapports, etc. Donc, c’est une façon de persuader  le monde entier qu’au le Burundi, le torchon brûle. Ce qui est contraire à la réalité, car aujourd’hui au Burundi règne  la paix ». Le président de l’Association pour assistance et formation juridique du citoyen-Berintahe trouve que les occidentaux ne voient pas d’un bon œil le fait que le Burundi va entrer dans la phase des élections de 2020 sans eux. « Ils voient qu’il y a un pays qui peut s’organiser sans eux. Cela est un peu désolant pour eux car ils croyaient qu’ils devraient être à la commande, qu’ils devraient orienter les choses et continuer la colonisation. Ils essaient de faire échouer ce processus électoral par tous les moyens.  Mais nous encourageons le Burundi et le peuple burundais parce que le pas déjà franchi est satisfaisant et nous comptons aller de l’avant ».

« Le plus important c’est la façon d’y répondre » 

Quant aux meurtres, assassinats, arrestations, etc, qui sont cités dans ce rapport, M. Muyabaga indique qu’il n’y a pas un seul pays au monde où les gens ne meurent pas. Il faut seulement voir dans quelles conditions ils meurent. « Aux Etats-unis, il y a des assassinats, en France et partout au monde. Ce qui importe, ce n’est pas d’avoir des assassinats mais c’est plutôt les conditions dans lesquelles ils ont été perpétrés et avoir un système judiciaire capable de juguler, de punir et de redresser la situation. Donc, c’est la façon d’y répondre qui importe.  Le Burundi a alors un système judiciaire  fort à tel point qu’aucun acte  ne peut se passer sans que la Justice ne se saisisse ». 

« Ils profitent des périodes électorales pour attiser la peur » 

Pour le climat de peur qui s’observe au cours du processus électoral dans pas mal de pays africains, notre interlocuteur souligne qu’en Afrique lorsqu’il y a des réfugiés, il y a des organismes internationaux qui trouvent du travail. «  Ils profitent de ces périodes d’élections pour accroître le nombre de réfugiés en attisant la peur afin que les leurs aient des emplois. Si les africains pouvaient comprendre cette situation, ils ne répondraient pas à ces appels mafieux de quitter leurs pays ». D’après M. Muyabaga, quand on chante qu’il y a ceci ou cela au Burundi ou dans d’autres pays africains, c’est pour augmenter le nombre de réfugiés afin que leurs objectifs de participer au non développement des pays africains soient atteints. « Le jour où les Africains vont comprendre que ces campagnes ne visent qu’à détruire leurs pays, ils vont trouver que c’est eux-mêmes qui devront construire leurs nations et ils ne vont pas bouger d’un seul pas. Ils vont plutôt s’atteler aux travaux de développement ». 

Astère Nduwamungu

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