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SANTE> Journée nationale de mobilisation de la SSME, 1ère édition 2018

Pour la réussite de la campagne

 

La Journée nationale de mobilisation sociale de la semaine santé mère-enfant (SSME), a eu pour but de préparer la campagne de vaccination qui se tiendra du 19 au 22 juin 2018. Le lancement officiel de cette campagne aura lieu à Kayanza. Tous les participants ont été appelés à vulgariser cette information pour une réussite totale de cette campagne en approchant,  chacun en  ce qui le concerne,  les bénéficiaires.  

 

Le ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida, à travers son Programme élargi de vaccination, a organisé une campagne de la SSME, 1ère édition 2018 couplée à la célébration de la 8e Semaine africaine de vaccination du 19 au 22 juin 2018. Les cérémonies ont eu lieu  le mardi 12 juin 2018 à Kirundo. L’assistante du ministre de la santé et de la lutte contre le Sida, Joselyne Nsa-nzerugeze, a fait savoir que le ministère va réintroduire dans la vaccination de routine des vaccins injectables contre la poliomyélite qui se donne à trois mois et demi. Il va aussi donner la deuxième dose de vaccin contre le « humancomplement virus », qui cause le cancer du corps, dans les districts pilotes qui sont Rumonge et Ngozi. Ces enfants sont dans les classes de 3ème de l’enseignement fondamental et pour ceux qui ne sont pas scolarisés, particulièrement les filles, qui ont entre 9 et 13 ans. Elles bénéficieront de ces vaccins à travers les centres de santé. Il y aura aussi des vaccins qui concerneront les enfants âgés d’une année et demie jusqu’ à 2 ans non révolus qui n’ont pas répondu au rendez-vous des centres de santé. Il s’agit de la deuxième dose des vaccins anti-rougeoleux et anti-rubéoleux et la quatrième dose contre le tétanos. Au cours de la SSME, il sera question d’administrer l’albendazole pour les enfants d’une année à 14 ans. On va aussi donner la vitamine A aux enfants âgés de 6 à 59 mois. Il y aura aussi la sensibilisation pour l’adoption de la bonne pratique d’hygiène alimentaire et corporelle en insistant sur le lavage des mains. Ainsi, la journée nationale qui a été célébrée à Kirundo rentre dans le cadre de la mobilisation sociale pour la SSME, édition 2018 couplée à la 8e SAV. A cet effet, les gouverneurs ont été appelés à organiser des journées provinciales de mobilisation sociale au cours desquelles participeront les administrateurs communaux, les responsables de l’enseignement au niveau des communes et d’autres acteurs de différents secteurs de la vie nationale. Après la mobilisation provinciale, il y aura la mobilisation communale qui réunira les titulaires des centres de santé, les chefs de zone, les chefs collinaires,  bref, tous ceux qui pourraient contribuer à transmettre l’information de façon que la campagne de la SSME soit une réussite. Pour l’administration de la vitamine A, l’on s’attend à un effectif de 1 753 093 enfants. Pour l’albendazole qui sera administré aux enfants d’une année à 14 ans, l’on s’attend à 4 467 384 d’effectifs Pour l’albendazole à administrer aux femmes enceintes, dont la grossesse est de trois à neuf mois, l’effectif est de 273 067. Il y aura des vaccins qui feront l’objet de rattrapage pour les enfants qui n’avaient pas répondu au rendez-vous de vaccination dans le système de calendrier de routine. Il s’agit des enfants âgés de 18  à 23 mois. La déléguée du représentant de l’Unicef au Burundi, Farellia Tahina, a précisé, quant à elle, que la vaccination n’est ni une faveur, ni un privilège que seuls certains enfants chanceux devraient recevoir, mais un droit qui doit être satisfait pour tout enfant au Burundi.  Elle a souligné que tous les partenaires du système des Nations unies, les ONG, la société civile, etc… sont aux côtés du Burundi pour relever le défi d’atteindre chaque enfant burundais par les activités à haut impact. 

MASTA SHABANI 

 

SANTE >Entretien avec le ministre de la Santé publique et de la lute contre le sida

Sur le manque de la gratuité des soins de santé dans certaines structures sanitaires publiques

 

DSC07985Le vendredi, 8 juin 2018, en province de Cibitoke, le quotidien burundais d’information, Le Renouveau, s’est entretenu avec le ministre de la santé publique et de la lutte contre le Sida, à propos d’un manque de la gratuité des soins de santé qui se généralise ces derniers temps dans plusieurs hôpitaux publics et sur la pénurie des médicaments. Le ministre Ndikumana a dit qu’on est en train de tout faire pour résoudre ces problèmes.

 

A la question de savoir pourquoi certaines structures sanitaires publiques n’offrent pas la gratuité des soins de santé surtout les week-ends, le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, Thaddée Ndikumana, a dit qu’il a discuté avec les directeurs de ces établissements et qu’ils ont promis de tout faire pour la dispense totale de ces services.« J’ai récemment remarqué que la RTNB a effectué une descente d’observation dans certains hôpitaux publics : Roi Khaled, Prince Régent Charles, Clinique Prince Louis Rwagasore et l’Hôpital militaire de Kamenge (HMK). Nous avons apprécié cette descente et nous avons constaté qu’au niveau de l’HMK il y a des malades qui se plaignent comme quoi ils ne bénéficient pas de la gratuité totale des soins pour les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes et celles qui accouchent. Nous avons, nous aussi, fait des descentes pour discuter avec les autorités de ces hopitaux. A l’HMK, ils nous ont indiqué qu’ils font tout pour que ces services soient disponibles. Mais actuellement l’HMK accueille beaucoup de patients, d’où ils éprouvent des difficultés à travailler toutes les heures. Malgré cela, le directeur nous a expliqué qu’ils sont à l’œuvre et qu’ils vont corriger les erreurs qui ont été observées », a indiqué le ministre Ndikumana.Concernant la carence de certains médicaments essentiels dans les hôpitaux, les districts sanitaires et les pharmacies publics, le ministre Ndikumana a précisé qu’on a accusé d’un manque de médicaments essentiels au niveau de la Camebu mais que d’ici peu le problème sera levé car le gouvernement a déjà pris la question en main. « Je rassure la population burundaise que le gouvernement a déjà pris la chose en main. D’ici l’année 2019, on aura trouvé une solution durable. Sinon, nous travaillons avec certaines pharmacies privées de telle sorte qu’une fois qu’un médicament n’est pas disponible au niveau de la Camebu, le District peut s’approvisionner auprès des pharmacies des grossistes privés et le seuil d’approvisionnement a été revu à la hausse », a-t-il déclaré.

JEAN BOSCO NKUNZIMANA

 

SOCIETE > Les provinces frontalières aux pays limitrophes

Elles constituent de portes de communication pour le VIH-sida

 

Les provinces de Muyinga, Kirundo, Ngozi et Kayanza sont chacune frontalières à des pays limitrophes au Burundi. Pour cela, la communication entre les peuples devient facile par des échanges commerciaux et l’échange des peuples. Les maladies aussi traversent les frontières. Des vices comme la prostitution et le concubinage déciment les familles et sont la cause de la propagation du VIH-sida. Les gouverneurs de ces provinces font le point sur ces défis et proposent des solutions. 

 

Il s’est avéré que les chiffres donnés dans le comptage des personnes vivant avec le VIH-sida ne considèrent pas ceux venant de l’extérieur du pays. Des étrangers traversent les frontières pour venir se faire soigner au Burundi. Parmi les chiffres, certains figureront comme étant des Burundais. Cela augmentera l’effectif de personnes atteintes du VIH au Burundi.A cela s’ajoutent le concubinage. Des commerçants voyagent dans les pays limitrophes et y laissent des femmes qui, à leur tour, ne seront pas fidèles en l’absence de leurs maris. Cela propage facilement le VIH sida. A Kayanza par exemple, le gouverneur Anicet Ndayizeye indique que sa province est la plus peuplée du pays avec une densité très forte. La commune Gatara à elle seule compte plus de 800 habitants par km2. A cela s’ajoute aussi la prostitution. Des jeunes filles élèves ou écolières abandonnent l’école pour s’adonner à cette pratique à cause de la pauvreté. Cela propage le virus du Sida et influence des grossesses non désirées occasionnant des abandons scolaires. M. Ndayizeye indique que des contrôles sont faits dans les hôtels pour voir s’il n’y a pas de mineurs qui y logent. Des chauffeurs de camions provenant du Rwanda participent à cette débauche. C’est pour cela que le gouverneur de Kayanza demande que quiconque induit en erreur un écolier ou un élève même non mineur soit traduit en justice. Cela réduirait les abandons scolaires et contribuerait à l’encadrement des enfants.

Des cas similaires dans les autres provinces frontalières aux pays limitrophes

La gouverneure de la province de Muyinga est du même avis. Aline Manirabarusha indique que dans sa province, le même cas de débauche dû aux chauffeurs provenant de la Tanzanie contribue à la propagation du sida. Comme certains chauffeurs ne se donnent même pas la peine de prendre des chambres dans des hôtels, Mme Manirabarusha indique qu’elle les a obligés à ne plus passer des nuits dans leurs camions mais plutôt dans des hôtels. Cela faciliterait à l’Administration de contrôler les détourneurs de mineurs. Soulignons aussi le fait que cette province de Muyinga regorge d’or. Des jeunes filles viennent en bus Coaster pour aller chercher des hommes des mines. A cause de beaucoup d’argent que ces hommes récoltent des mines,  ils transmettent le VIH  qui est par la suite transmis aux copains de ces filles et aux épouses de ces hommes. Tous les intervenants avancent qu’il faut des mesures rigoureuses sur les comportements de ceux qui proviennent d’autres pays, les punir si nécessaire. A cela, ils recommandent que les instances de santé fassent attention aux étrangers venant se faire soigner avec une identité de Burundais. Cela augmente les chiffres des porteurs du virus et le contrôle devient difficile.

Blandine NIYONGERE

 

Entretien> Avec un donneur de sang

Le CNTS devrait sensibiliser les gens régulièrement

 

DSC05049Le 14 juin de chaque année, le monde entier célèbre la Journée mondiale de donneur de sang. Certaines gens donnent le sang régulièrement mais d’autres le font occasionnellement pour diverses raisons.  

 

Dans un entretien avec Martin Karabagega, donneur de sang depuis l’année 2003, celui-ci reconnaît que donner le sang c’est donner la vie. Il a indiqué qu’au début, il a commencé à donner le sang afin de connaitre son groupe sanguin sans toutefois consulter le médecin. Pour commencer à donner le sang, il a été sensibilisé par ses collègues étudiants. Ils l’ont fait comprendre que c’est bien de donner le sang régulièrement car on sauve la vie de beaucoup de gens. M. Karabagega a fait savoir que depuis l’année 2003 jusqu’en 2005, il donnait régulièrement le sang, c’est-à-dire une fois durant les trois mois. Après cette période, il a interrompu car il travaillait à l’intérieur de pays où il n’y a pas de centre de collecte de sang. Les services du Centre national de transfusion sanguine  (CNTS) ne se rendaient pas régulièrement à l’intérieur du pays, surtout dans des coins reculés, pour collecter le sang.M. Karabagega a indiqué qu’après être retourné à Bujumbura en 2016, il a repris à donner le sang de temps en temps. Mais, aujourd’hui, il ne le fait pas régulièrement suite au manque de temps ou à l’oubli. Notre interlocuteur interpelle le Centre national de transfusion sanguine à rappeler régulièrement aux donneurs de sang d’accomplir chaque fois ce geste louable. La sensibilisation devrait être faite en permanence. Le CNTS devrait aussi disponibiliser les moyens financiers suffisants afin de collecter beaucoup de sang même dans les coins les plus reculés du pays. Beaucoup de gens dans différents coins du pays ne connaissent pas l’importance de donner le sang. Il serait mieux d’organiser des campagnes de sensibilisation de gens afin qu’ils donnent le sang massivement. Des campagnes de collecte sont aussi nécessaires afin d’éviter des pénuries.

Lucie Ngoyagoye

 

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