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Commune Musigati> Planification familiale

Certaines barrières sont à la base du taux insatisfaisant

 

DSC04008Dans la commune Musigati, la planification familiale n’a pas encore atteint un taux satisfaisant. Certaines barrières sont à l’orgine de cette situation. Cependant, les structures de soins  essaient de renforcer l’éducation pour la santé de la reproduction. Ces séances ont déjà donné de bons résultats. 

 

Dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction du journal «Le Renouveau», le titulaire du centre de santé de Musigati, Jean-Bosco        Niyokwizera  a fait savoir que quand une femme enceinte fréquente cette structure de soins pour la première consultation prénatale, les prestataires de soins lui exigent d’être accompagnée par son mari.     «Nous recommandons aux femmes enceintes qui viennent en consultation prénatale d’amener leurs maris. Cela pour que ces derniers entendent eux-mêmes les informations en rapport avec la planification familiale. Aussi, pour qu’ils soient sensibilisés sur le bien fondé du dépistage au VIH-sida. Nous remarquons qu’actuellement, les hommes sont conscients qu’ils doivent accompagner leurs femmes dans lesdites consultations », a-t-il dit.M. Niyokwizera a par ailleurs indiqué que des cas de réticence ne manquent pas. Il a précisé que certains hommes refusent carrément d’accompagner leurs épouses. Par conséquent, ils se contentent des rumeurs qui circulent sur la planification familiale. Ce sont ces hommes mêmes, a-t-il expliqué, qui empêchent leurs femmes d’adhérer aux méthodes contraceptives.

Barrières à la planification familiale

M. Niyokwizera a fait savoir que les barrières à la planification familiale en commune Musigati sont entre autres les confessions religieuses. Il a précisé que ces dernières enseignent leurs adeptes d’utiliser seulement les méthodes naturelles, que d’autres méthodes sont dangereuses pour la santé de la femme. Par conséquent, certaines femmes essaient de pratiquer la méthode naturelle mais dans beaucoup de cas, elles échouent. D’autres défis sont l’ignorance de la population sur les méthodes contraceptives, la polygamie, les rumeurs mais aussi la mentalité des hommes qui prône que la première richesse est d’avoir  beaucoup d’enfants. Compte tenu de ces barrières, le titulaire du centre de santé de Musigati a interpellé toute la population de cette localité à réaliser les problèmes causés par une forte démographie pour se ressaisir afin d’adhérer aux méthodes qui aident à la limitation et à l’espacement des naissances.   

Rose Mpekerimana

 

Kira Hospital>Troisième journée Kira médicale internationale

Un cadre idéal d’échange d’expériences scientifiques

 

 

DSC04161Kira Hospital a organisé le vendredi  16 février 2018 la troisième journée Kira médicale internationale». Cette journée a été célébrée sous le thème « Problématique de la prise en charge des urgences médico-chirurgicales au Burundi. » 

 

Dans son discours de circonstance, Dr Isaac Minani, directeur général des Services de santé et de la lutte contre le sida au ministère en charge de la santé publique, a fait savoir que depuis son inauguration, Kira Hospital s’est attelé à dispenser des soins de haute qualité d’une part et d’autre part à assurer la formation continue pour élever le niveau des prestations par la spécialisation dans les domaines non encore couverts comme la cancérologie, l’allergologie, les urgences, etc.Dans son discours de circonstance, Dr Isaac Minani, directeur général des Services de santé et de la lutte contre le sida au ministère en charge de la santé publique, a fait savoir que depuis son inauguration, Kira Hospital s’est attelé à dispenser des soins de haute qualité d’une part et d’autre part à assurer la formation continue pour élever le niveau des prestations par la spécialisation dans les domaines non encore couverts comme la cancérologie, l’allergologie, les urgences, etc.Dr Minani a indiqué que cette journée est un cadre idéal d’échange d’expériences scientifiques et de développement des relations de coopération entre institutions et professionnels de santé des pays du Nord et du Sud. Le plus grand défi pour le Burundi en matière de santé consiste dans le fait que la population n’a pas accès à des soins de qualité et aux dernières innovations technologiques. Dr Minani a laissé entendre que les unités sanitaires d’urgence sont tenues de dispenser en permanence des soins médicaux d’urgence à toute heure du jour et de la nuit. Les activités d’un service des urgences sont particulièrement orientées vers la conservation de la vie en danger. Il faut donc rassurer, par une disponibilité et une attitude responsable, non seulement le malade mais aussi ses proches. Le service des urgences doit plus que tout autre service répondre à deux impératifs absolus à savoir la continuité et la qualité. Dr Minani a signalé que concernant les urgences liées aux accidents de la voie publique, il y a une note qui est sortie depuis longtemps qui dit que tout accidenté de la voie publique doit bénéficier des soins pendant les 48 heures avant de demander l’argent. Le problème de prise en charge des urgences médico-chirurgicales est réel, il n’est pas spécifique à Kira Hospital, il est presque dans tous les hôpitaux. Des réflexions sont en cours pour voir si on pourrait mettre en place un fonds d’urgence capable de prendre en charge les grandes urgences.
LUCIE NGOYAGOYE

FRANÇOIS HABONIMANA (STAGIAIRE)

 

Province de Kirundo > Les grossesses non-désirées

La pauvreté en est l’une des causes

 

IMG 9062Au chef-lieu de la province de Kirundo, les filles viennent de presque toutes les communes de cette province soit pour étudier ou soit pour chercher du travail. Dans certains cas, elles peuvent être trompées par des gens mal intentionnés et par conséquent tomber enceintes. Ces filles disent qu’elles le font suite à la pauvreté qui sévit dans leurs familles. 

 

L’enquêtrice indépendante, Alice Mukandanga a fait savoir que dans la province de Kirundo, beaucoup de familles font face à la pauvreté. « Malheureusement, ces familles mettent au monde beaucoup d’enfants. Mais, les terres cultivables sont rares. Ces familles n’arrivent pas à prendre en charge tous les enfants. Par conséquent, quand ils atteignent l’âge compris entre 10 et 15 ans, ces enfants migrent vers le chef-lieu de la province pour chercher soit une parenté qui peut le prendre en charge en payant les frais scolaires, soit pour chercher du travail », a-t-elle indiqué.Mme Mukandanga a précisé que ceux qui ont la chance de trouver du travail reçoivent  un salaire très suffisant alors qu’ils avaient l’objectif de se prendre en charge et envoyer l’argent à leurs familles pour les aider à survivre. Dans ce cas, a-t-elle poursuivi, parmi eux, quand les jeunes filles commencent à se familiariser avec le milieu, elles entretiennent des fois des relations avec les gens  qui y font du business ou les personnes qui y sont de passage pour quelques jours. De ces relations, elles peuvent avoir une somme d’argent un peu suffisant qui leur permet de couvrir ce dont elles ont besoin. Elle a ajouté que dans la plupart des cas, ces filles tombent malheureusement enceintes à un jeune âge. Beaucoup ont moins de vingt ans.Notre source a, en outre, signalé que lorsqu’elle s’est entretenue avec ces jeunes filles, certaines ont dit qu’elles ont eu des grossesses non-désirées suite à la pauvreté. Elles ont aussi signalé que les auteurs de ces grossesses sont souvent des commerçants, des voyageurs en passage mais aussi leurs tuteurs.Mme Mukandanga a pour ce faire interpellé tous les acteurs en matière de santé, à renforcer les séances de sensibilisation sur les bons comportements à adopter pour lutter contre les grossesses non-désirées surtout chez les jeunes.   Rose Mpekerimana

 

MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Difficultés rencontrées par les associations de collecte des immondices

Certains clients ne respectent pas leur engagement

 

La question d’enlèvement d’mmondices dans les quartiers de la municipalité de Bujumbura suscite des polémiques entre les associations chargées de la collecte de ces immondices et leurs clients. Ces associations se lamentent que certains clients ne respectent pas leur engagement. 

 

J. Pierre Ndayishimiye, président d’une association chargée de collecter les immondices dans la zone Kinama, a fait savoir que les associations de collecte d’immondices rencontrent beaucoup de difficultés dans leur travail.  Il a indiqué que certains refusent de s’abonner à ces associations et ce sont les mêmes qui se lamentent que ces dernières travaillent mal. Et ceux qui signent les contrats d’abonnement payent tardivement  ou ne payent pas. En réalité, les frais de collecte d’immondices devraient être prépayés mais peu de personnes acceptent ces conditions, a dit M. Ndayishimiye. Selon lui, les frais doivent être payés avant pour que ces associations puissent avoir les frais de location des véhicules et les frais du carburant ainsi que les salaires des ouvriers. Notre source a précisé que, normalement, les ouvriers de l’association de collecte d’immondices et d’ordures ménagers n’ont pas le droit d’entrer à l’intérieur de l’enclos pour chercher les ordures ménagères. Le client doit les placer à l’extérieur de la clôture de la maison mais il doit respecter les horaires de passage du véhicule qui collecte les immondices. Malheureusement, peu de clients respectent ces horaires et si certains les placent à l’extérieur le jour où le véhicule ne passe pas à cette localité, les ordures peuvent s’éparpiller dans la rue et la faute revient à l’association chargée de ramasser les immondices alors que ce sont les clients qui n’ont pas respecté l’horaire, a précisé notre interlocuteur.  Un autre problème évoqué par notre source concerne les clients qui amènent les immondices à l’extérieur tardivement alors que le véhicule est déjà passé à cet endroit. Et ceux-là veulent que le véhicule retourne en arrière et ils ne comprennent pas que l’association ne peut pas s’en sortir si elle  travaille dans ces conditions. M. Ndayishimiye a souligné que, pour remédier ces problèmes, une bonne collaboration entre les deux parties s’avère nécessaire pour la bonne marche de la société et la propreté pour tous.
Fidès Ndereyimana

 

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