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MINISTERE DE L’INTERIEUR > Lancement officiel de la campagne d’enregistrement des déclarations tardives des naissances

Pour renforcer et améliorer la protection des droits de l’enfant au Burundi

 

DSC 0111Le ministère de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local, en collaboration avec l’Unicef, a procédé, le mercredi 13 juin 2018, à Bujumbura, aux cérémonies de lancement officiel de la campagne d’enregistrement  des déclarations tardives des naissances. C’était dans le but de renforcer et améliorer la protection et la promotion des droits de l’enfant au Burundi. Lesdites cérémonies ont vu la participation de tous les gouverneurs et les administrateurs parvenant de toutes les communes et provinces du pays. 

 

Dans son mot d’accueil, Freddy Mbinimpa,  le maire de la ville de Bujumbura, a d’abord remercié le ministère de l’Intérieur qui a choisi de lancer cette campagne en mairie de Bujumbura, tout en affirmant que cela montre l’amour que ledit ministère a envers les populations de la capitale burundaise. M. Mbonimpa a ensuite  indiqué qu’au moment où les enfants non enregistrés sont privés de quelques uns de leurs droits fondamentaux comme l’éducation, la santé et autres, ladite campagne est venue pour le renforcement et l’amélioration de ces derniers afin que tous  les enfants burundais puissent être reconnus par leurs parents. Quant aux représentants de l’Unicef au Burundi, il a promis que l’Unicef  ne ménagera aucun effort pour accompagner financièrement cette activité de grande envergure afin que tous les enfants non enregistrés à la suite des différents problèmes le soient dans le registre d’identification dans le but de leur permettre de jouir de tous leurs droits. « Et dans les treize provinces ciblées, plus de 200 000 enfants seront bientôt enregistrés lors de cette campagne, soit plus de 80%  des enfants du pays », a-t-il précisé.

« Le gouvernement du Burundi est satisfait du pas déjà franchi »

Dans son discours de circonstance, Déo Ruberintwari, secrétaire permanant au ministère de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local, a informé que cette campagne s’inscrit dans le cadre de la politique du gouvernement du Burundi intitulé « Humura Kibondo », où l’Etat burundais s’est donné une période de cinq ans pour que tous les enfants non enregistrés suite  à un  retard lié aux différents problèmes soient enregistrés, et en plus reçus leur extrait d’acte de naissance.  M. Ruberintwari a  signalé que le programme est en train d’être mis en exécution, suivant la disponibilité des moyens.    « Et même si le chemin à parcourir reste encore trop long, nous sommes très satisfaits du pas déjà franchi », a renchéri M. Ruberintwari. Ce dernier  a mentionné qu’au cours de ladite campagne qui vient d’être lancée, treize provinces ont été ciblées, et plus de 200 000 enfants seront enregistrés. Il a enfin demandé à tous les gouverneurs et administrateurs du pays d’organiser  les séances de sensibilisation à l’endroit de tous les parents à chercher tous les documents nécessaires afin qu’ils puissent aller faire enregistrer leurs enfants.
AVIT NDAYIRAGIJE

 

Province de Cibitoke> Commune Buganda

La population de Gahuru confrontée au problème d’eau potable

 

La population de la colline Gahuru éprouve des difficultés liées à l’approvisionnement en eau potable. Elle n’a cette denrée que quand l’Ecole fondamentale de Ruhagarika-Gahuru est en activité, sinon elle est obligée de parcourir de longues distances pour puiser l’eau dans une petite rivière se trouvant dans une vallée. Les robinets et borne- fontaine sont seulement ouverts lorsque les élèves sont à l’école. Mais pendant les vacances ou quand ils rentrent à la maison, ces robinets sont fermés. La population profite de la présence des élèves pour puiser.  

 

La population de la colline Gahuru située dans le secteur Ruhagarika, commune Buganda en province de Cibitoke est confrontée au problème d’eau potable. Elle est obligée de parcourir plus d’un kilomètre pour puiser de l’eau dans une rivière qui se trouve dans une vallée. Cela est ressorti de l’entretien que le quotidien « Le Renouveau » a eu dernièrement avec le chef collinaire de Gahuru, Jean Bosco Nyandwi. A en croire ses propos, la population de cette partie dispose de l’eau de robinet lorsque les élèves de l’Ecole fondamentale de Ruhagarika-Gahuru y sont présents. Et quand ils rentrent à la maison ou sont en vacances, tous les robinets sont fermés de même que la borne-fontaine se trouvant non loin de l’école. Dans ces conditions, la population est contrainte de se rendre dans la vallée distante de plus d’un kilomètre en vue de puiser  l’eau. Jean Bosco Nyandwi n’a pas manqué de déplorer la qualité de cette eau puisée dans cette petite rivière dans la mesure où la population est exposée aux microbes de toutes sortes. Il a également  fait savoir que la fermeture de ces robinets et la borne- fontaine lorsque cette école n’est pas en activité fait que l’on observe des flaques d’eau aux alentours.  Et pour cause, une fois que le réservoir (tank) est rempli, l’eau se déverse par terre. Elle cesse de se déverser quand ces robinets et la borne- fontaine sont à la disposition des élèves. D’après le chef collinaire Jean Bosco Nyandwi, le souhait de la population est de voir ces infrastructures publiques à sa portée pour lui permettre d’avoir une bonne santé. Car, a-t-il fait remarquer, l’eau c’est la vie. 

MASTA SHABANI

 

Province Cankuzo>Situation socio-économique

Elle est bonne, la population vaque à ses activités

 

DSC 0119Le gouverneur de la province de Cankuzo, Désiré Njinji, se réjouit de la situation socio-économique de sa province. En effet, grâce à la situation sécuritaire qui est bonne dans cette province, la population vaque librement et tranquillement à ses activités, ce qui fait accroître la production et améliorer le bien- être des communautés. 

 

Le gouverneur Désire Nijinji de Cankuzo se réjouit de la situation dans sa province sur le plan sécuritaire, économique et social. En effet, dit-il, grâce à l’état sécuritaire qui est bonne dans la province, la population vaque librement aux activités champêtres et celles de développement. Ainsi, dit M. Njinji, la population a construit des écoles, des centres de santé, des terrains de jeux et d’autres infrastructures.  Il demande à la population d’abandonner la mauvaise pratique de feux de brousse. En effet, les conséquences des feux de brousse sont énormes et retombent sur la population elle-même.  Sur le plan de la justice, il admire le travail des magistrats malgré leur nombre insuffisant vue le travail qui les  attend. Ces derniers rencontrent également le manque de moyens de déplacement, ce qui rend difficile les descentes sur terrain et l’exécution des jugements rendus.Du côté de la population  la période est en pleine récolte. Sur les collines, les hommes, les femmes et les enfants récoltent le haricot de la saison culturale B. Ils disent qu’elle n’a pas été très bonne, mais comprennent que tout n’est pas toujours facile. Au moment où certains sont occupés par la récolte du haricot, d’autres sont dans les marais et moissonnent le riz.  Là  on voit le sourire se dessiner sur les lèvres. En effet, ils avouent que la récolte du riz est quand- même bonne cette saison. Ils disent que le riz constitue l’aliment essentiel dans les ménages. Quand sa récolte est bonne, ils sont tranquilles sur le plan de l’alimentation. 
Alfred Nimbona

 

Cabarets> Problèmes rencontrés par les serveuses

Elles rencontrent beaucoupde difficultés

 

Le plus souvent, les filles serveuses dans les cabarets rencontrent beaucoup de difficultés. Certains clients les traitent comme des filles libres que n’importe qui pourrait l’aborder facilement. 

 

Dans un entretien avec les filles rencontrées au chef-lieu de la province de Rumonge, elles ont laissé entendre que le travail dans un cabaret n’est pas facile. Elles travaillent la nuit jusque même pendant les heures avancées. Certains clients préfèrent être servis par les filles, mais parfois ils en profitent pour les draguer. E. K. est une fille âgée de 20 ans. Elle est toujours sur le banc de l’école mais la nuit, elle travaille dans un cabaret. Elle a indiqué qu’elle doit chaque fois se trouver un petit métier afin d’avoir l’argent pour les frais scolaires.E.K a fait savoir qu’elle est obligée d’exercer  ce métier mais ce n’est pas facile. Elle indique que la majorité des filles qui travaillent dans des bistrots se méconduisent. Elles sont souvent tentées par les hommes. Ces derniers ne les respectent pas jusqu’à ce qu’elles soient abusées sexuellement. A.A., elle aussi, a indiqué qu’elle travaille dans un cabaret parce qu’elle n’avait pas d’autres choix. Elle a fait savoir qu’elle est déjà victime car elle a été trompée par un homme qui fréquente ce cabaret tous les jours. Elle a commencé à travailler quand elle était encore sur le banc de l’école. Cet homme l’a engrossée et  il n’a pas reconnu l’enfant. Par conséquent, elle a abandonné l’école suite à cette grossesse no désirée. A.A. a fait savoir que les gens considèrent les serveuses comme des enfants non éduquées. Et pourtant, elles exercent ce travail dans le but de gagner leur vie. Mais il y a des filles qui se laissent faire. Une fille serveuse devrait exercer ce travail avec rigueur sans se laisser faire. A ce moment, elle est respectée par les clients ainsi que par l’employeur. 

Lucie Ngoyagoye

 

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