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TEMOIGNAGE> Un enfant abandonné par ses parents

Chacun a pris sa direction après que nos parents se sont séparés

 

Dans les cas, de conflits entre mari et femme, ce sont les enfants qui en subissent les conséquences. Un enfant de 11 ans, nous  fait un témoignage  de leur dispersion, lui et ses quatre frères, après la separation de leurs parents.Dans les cas, de conflits entre mari et femme, ce sont les enfants qui en subissent les conséquences. Un enfant de 11 ans, nous  fait un témoignage  de leur dispersion, lui et ses quatre frères, après la separation de leurs parents.

 

« Chacun a pris sa direction après que nos parents se sont séparés ». Cela est dit par Jimmy, un enfant de 11 ans rencontré dans la ville de Bujumbura. Celui-ci  dit qu’il est originaire de la commune Rugombo, en province de Cibitoke  et qu’il a pris le large après avoir été abandonné, lui et ses frères, par les parents.Jimmy explique que lui et ses frères sont nés de la deuxième femme de son père, étant au nombre de six enfants. Comme le deuxième mariage était illégal, la séparation de ces concubins était facile. Quelques années plus  tard, des mésententes  naissent entre les  deux. La  femme accusait à son concubin de ne plus assurer ses responsabilités de prendre en charge les enfants, et qu’il a tendance à retourner à sa première femme, ce que  l’homme ne voulait jamais entendre. « Le conflit s’aggrava petit à petit et mon père commençait à passer quelques nuits chez sa première femme et ne revenir que quelques jours après, ce qui stressa davantage ma mère », ajoute J.N. Ils se chamaillaient maintes fois, et cela touchait beaucoup les enfants qui voyaient leurs parents se battre toujours.Jimmy fait savoir qu’à cause de ces mésententes entre les parents, les deux premiers enfants qui étaient un peu plus âgés ont quitté la maison à la recherche du travail ; l’un en Ouganda et l’autre en RDC. Après quelques jours, les parents se sont définitivement séparés  leur père a rejoint sa première femme et leur mère a été épousée par un autre homme. Jimmy rappelle qu’ils sont restés seuls à la maison étant quatre enfants dont le plus âgé n’avait que  13 ans. « Nous n’avions d’autres choix que de nous disperser nous aussi. Moi et mon petit frère, nous nous sommes dirigés vers Bujumbura et ce dernier a continué vers Rumonge, mais je ne sais pas où sont maintenant les deux autres », ajoute Jimmy.Chanceux qu’il est, Jimmy a été retrouvé par un bienfaiteur de Rohero après quelque jours en situation de la rue. Il est maintenant logé et commence la première année à l’ECOFO Stella Matutina.

Eric Sabumukama (stagiaire)

 

ENTRETIEN> Sur les difficultés liées au métier de domestique

L’expulsion abusive est une de contraintes majeures

 

metierLa rédaction du journal “Le Renouveau” s’est entretenue le mercredi 13 septembre 2017 avec un domestique sur les difficultés liées à son métier. Rashid Manirakiza, un domestique de la zone urbaine de Buyenzi a indiqué que l’expulsion abusive est une des contraintes majeures. 

 

Rashid Manirakiza a abandonné les études au 3e cycle de l’enseignement fondamental à l’âge de 15 ans en 2016. Il a informé qu’il a manqué la motivation de continuer les études parce qu’il voulait apprendre la mécanique dans le souci de gagner de l’argent très tôt.« Lorsqu’on est en stage en mécanique, le parrain dans le métier ne rémunère pas l’apprenant jusqu’à ce qu’il maîtrise les notions de base. Durant la période de stage,  j’ai opté à chercher de l’emploi comme domestique parce que je ne pouvais pas suivre le métier sans nourriture ni logement. Je faisais   dans l’avant-midi les travaux ménagers pour gagner le temps dans l’après-midi d’aller suivre la mécanique. Mais la patronne m’a interdit de faire la mécanique parce qu’elle la jugeait perturbatrice de ses travaux et je l’ai vite abandonnée, a indiqué M. Manirakiza.  Afin de s’habituer aux travaux domestiques notamment sur  la cuisine, M. Manirakiza a signalé qu’il a rencontré pas mal de difficultés et a travaillé pendant deux mois sans être payé parce qu’il ne savait pas préparer diverses sortes de repas. Et de dire que la patronne lui a seulement acheté des habits et des chaussures pour qu’il garde un aspect présentable. « Quand je m’étais habitué au travail de cuisine, la patronne m’a confié toute la vaisselle y compris les  assiettes cassables et m’a mis en garde de n’en casser aucune. Peu de jours après, une assette s’est cassée et elle a toléré. Et deux mois après cette période, trois assiettes et deux verres sont tombées par terre  le même jour, indépendamment de ma volonté, a dit  M. Manirakiza. « Dès que son mari est rentré tard dans la nuit,  je me suis  vu expulser brutalement de la maison avec des injures et des coups de poing. Je n’avais où aller et j’ai dû dormir dans le caniveau pour demander un hébergement le lendemain. J’ai été traité ce jour-là comme un animal sauvage. Et j’ai reçu la différence entre le salaire et l’équivalent du prix de la vaisselle  cassée grâce au chef de cellule qui s’y est impliqué, a précisé M. Manirakiza. Il a fait savoir qu’il a eu la chance de trouver un autre emploi plus tard dans un ménage d’un mécanicien et en profite pour apprendre  la mécanique.  Il a conclu qu’il a déjà quelques notions sur la nomenclature des pièces du véhicule et leur utilité ainsi que la détection de certaines pannes. 
Ezéchiel Misigaro

 

MINISTERE DE LA JUSTICE> Moyens de la mise en œuvre de la politique sectorielle

Création des cellules, l’une des méthodes optées

 

DSC03469A l’occasion de la deuxième réunion des différents hauts cadres du ministère de la Justice et ses partenaires organisée le mardi 12 septembre 2017, le secrétaire permanent au sein dudit ministère a informé sur les moyens de la mise en œuvre de la politique sectorielle. Il a indiqué que la création des cellules est l’un des moyens adoptés par le ministère pour la mise en œuvre de sa politique sectorielle. 

 

Dans une interview qu’il a accordée à la presse, le Secrétaire permanent au ministère de la Justice, Arcade Harerimana, a indiqué que pour que tous les dossiers avancent normalement, le ministère a créé différentes cellules au sein du ministère.  Chaque cellule a son secteur d’intervention prévue par la politique sectorielle du ministère de la justice de 2016-2020. En matière pénale, cette autorité a précisé qu’il y a des renforcements de la chaîne pénale. Il a dit que les praticiens de celle-ci travaillent durement pour que les dossiers  soient clôturés rapidement. « Pour arriver à cela, ils doivent subir des renforcements des capacités », a-t-il ajouté. Concernant les dossiers civils, il a signalé qu’avec l’appui des bailleurs à savoir le Programme des nations unies pour le développement(PNUD), le ministère de la Justice est en train  d’effectuer une campagne de la mise en exécution des dossiers déjà prononcés. « Le travail est à la phase finale » a précisé M.Harerimana. 

Stratégie nationale d’aide légale 

Une aide légale est aussi en cours d’exécution en faveur des vulnérables. En effet, il y a dans notre société des gens qui ne savent pas comment porter leurs affaires devant les juridictions et comment se défendre. Pour répondre à cela, le ministère de la Justice a mis en place une stratégie nationale d’aide légale. Le ministère leur octroi des avocats gratuitement. Pour le moment, a continué M.Harerimana, un recensement des vulnérables ayant besoin d’avocats est en train d’être effectué. Dans les prochains jours, leur dossier vont être ouverts dans les cours et tribunaux compétents car, leurs inscriptions sont déjà en cours.  M.Harerimana a indiqué que le ministère rencontre des défis dans la mise en œuvre de sa politique. Il a dit qu’il y a des jeunes magistrats qui doivent être formés et d’autres anciens qui devraient également bénéficier d’une formation continue au cours de leur carrière. Pour atteindre cet objectif, le ministère a mis en place le Centre de formation professionnelle de la justice. Malheureusement, a déploré le Secrétaire permanent, ce centre connaît des défis liés à des contraintes budgétaires.Le secrétaire permanent au sein du ministère de la Justice a informé qu’une rencontre s’est tenue en avril 2017 dans le même but de mettre en œuvre sa politique sectorielle. Dans cette première réunion, il était question de relancer la collaboration entre les partenaires du ministère de la Justice et le ministère. Dans cette réunion il y a eu des recommandations qui ont été formulées. Evaluer le niveau de la mise en œuvre des recommandations formulées aux cours de la première réunion a été l’un des objectifs principaux  de la seconde réunion qui s’est déroulée le mardi 12 septembre 2017.
 Vincent Mbonihankuye

 

ENTRETIEN> Sur les conditions de vie en exil

La vie y est très difficile

 

DSC 0564La rédaction du journal «Le Renouveau» s’est dernièrement entretenue avec quelques rapatriés sur les conditions de vie en exil. Ils ont indiqué que la vie y est très difficile. La ration alimentaire insuffisante, le bois de chauffage et la liberté leur  faisaient défaut.  

 

Clotilde Niyonzima a informé qu’elle s’est réfugiée dès qu’elle a entendu que la situation sécuritaire peut s’aggraver d’un moment à autre. Elle est ressortissante de la commune Kabezi en province de Bujumbura. Elle a laissé à la maison des enfants et son mari.Dans le camp des réfugiés de Nduta, a signalé Mme Niyonzima, la quantité de vivres a diminué de sorte qu’elle ne peut pas joindre les deux bouts du mois. Les bois pour la cuisson sont difficiles à trouver parce que les réfugiés ne sont pas autorisés à franchir les limites des camps sans autorisation. Pire encore, a-t-elle dit, lorsque  les réfugiés sont appréhendés en train de chercher du bois dans les forêts, ils sont battus jusqu’à l’agonie. Des cas de morts se sont aussi observés et la sécurité dans le camp était de temps en temps troublée.Elle a indiqué que les réfugiés sont lassés d’une vie dure qu’ils mènent  en exil et la plupart se sont déjà fait inscrire pour rentrer au pays. Et dire que ces derniers veulent vivre en paix dans leur pays natal pour s’adonner aux activités  qui les faisaient vivre auparavant notamment l’agriculture.Pendant l’exil, a témoigné Amos Hakizimana de la commune Gisuru en province de Ruyigi, les réfugiés n’ont pas de liberté. Ceux qui sont restés en Tanzanie ont le grand  désir de regagner leurs localités respectives pour ne plus porter l’étiquette de réfugiés.  Ils souhaitent que  la population qui est restée au Burundi les accueille dans la paix pour vivre dans l’harmonie et s’atteler aux travaux de développement. Marc Ntukamazina, originaire de la zone Buterere dans la municipalité de Bujumbura a fait savoir que pour se procurer d’un revenu pouvant épauler la ration alimentaire donnée par le HCR (Haut commissariat pour les réfugiés), ils s’occupaient dans le camp de Nduta en travaillant dans un salon de coiffure et en chargeant des batteries des téléphones mobiles. Il est retourné avec les plaques afin de continuer à faire ces activités avec ses fils pour pouvoir survivre. 
Ezéchiel Misigaro

 

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