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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Réunion du chef de l’Etat avec différents cadres

Pour bien comprendre l’histoire du Burundi

 

Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a tenu en mairie de Bujumbura, le jeudi 16 novembre  2017, une réunion à l’endroit des différents cadres de la présidence de la République. Le porte-parole du président de la République a indiqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la campagne de moralisation de la société et constitue un autre chapitre pour bien comprendre l’histoire du Burundi. 

 

A la fin de la réunion, le porte-parole du président de la République, Jean Claude Karerwa Ndenzako, a indiqué que le chef de l’Etat a tenu cette réunion à la suite d’une autre qu’il avait tenu à l’intention de son personnel qui l’assiste dans la mise en œuvre de la politique du gouvernement . Il a dit que cette réunion  s’inscrit dans le cadre de la campagne de moralisation de la société. Il a précisé qu’il s’agit d’un chapitre sur les enseignements pour bien comprendre l’histoire du Burundi. En effet, a-t-il mentionné, même si le Burundi a acquis son indépendance, le plus important est de la sauvegarder et la consolider. Pour y parvenir, M.Karerwa a dit qu’il faut comprendre deux choses : les tenants  et les aboutissants de l’histoire du Burundi d’une part, et des sacrifices qui ont été consentis par nos ancêtres à savoir le fondateur du royaume du Burundi Ntare Rushatsi Cambarantama, le héros national de l’Indépendance du Burundi, le prince Louis Rwagasore, d’autre part. Le chef de l’Etat  a  demandé de pérenniser cet héritage.  « Ainsi chacun doit fournir ses efforts pour que nous puissions laisser un Burundi meilleur aux futures générations », a-t-il souligné.

Le Burundi, une école pour les autres peuples

M. Karerwa a dit que le président de la République salue  le travail déjà abattu jusqu’ici par le personnel de la présidence de la République et des autres départements qui en dépendent. Il salue également l’engagement des Burundais qui comprennent petit à petit qu’ils doivent tourner le dos aux enseignements coloniaux qui se sont matérialisés par les explorations, les missions et la colonisation, qui veut enclencher une autre étape  qui est le néocolonialisme. M. Karerwa a souligné par ailleurs que le chef de l’Etat apprécie énormément que le Burundi devienne aujourd’hui une école vis-à-vis des peuples surtout d’Afrique. En effet, cette campagne consiste à désintoxiquer certaines  catégories de gens pour ont été victimes des enseignements de l’école coloniale.  « Ce sont des enseignements qui viennent initier un modèle de développement pour tourner  le dos aux enseignements occidentaux pour initier un modèle de développement tenant compte des valeurs ancestrales du Burundi », a-t-il dit. La première réunion avait eu lieu le 27 juillet 2017. 

Vincent Mbonihankuye

 

Conseil des ministres> Communiqué de presse de la réunion des mercredi 8 et jeudi 9 novembre 2017

Le  Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 8 et jeudi 9 novembre 2017 sous la présidence de son Excellence le Président de la République, Pierre Nkurunziza. 

Les dossiers suivants ont été analysés :  
1. Projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’Accord de don n°2000001940 entre la république du Burundi et le Fonds international de développement agricole pour le financement du Projet d’inclusion financière agricole et rurale du Burundi (PAIFAR-B), présenté par le ministre de l’Agriculture et de l’élevage.Le gouvernement du Burundi a obtenu un financement de 24,9 millions de dollars américains sous forme de don de la part du Fonds international de développement agricole ( Fida) en faveur du Projet d’inclusion financière agricole et rurale du Burundi.Ce projet sera exécuté dans six provinces couvertes par les projets et programmes financés par le Fonds international de développement agricole en cours. Il s’agit des provinces de Bubanza, Cibitoke, Gitega, Karusi, Kayanza et Muramvya et durera sept ans. Le projet facilitera aux producteurs agricoles et non agricoles ainsi qu’aux jeunes d’accéder au crédit et développera des activités génératrices de revenus. Plus de 99.200 ménages bénéficieront de l’appui de ce projet.Le projet a été adopté.
2. Projet de loi portant ratification par la république du Burundi de la convention de Minamata sur le mercure, présenté par le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanismeLe mercure est un métal lourd hautement toxique qui représente une menace pour la santé humaine et l’environnement au niveau mondial. Il est particulièrement nocif pour le système nerveux, la tyroïde, les poumons, le système immunitaire, les yeux, les gencives et la peau. Parmi les principales sources d’émission de mercure dans l’environnement figure l’orpaillage artisanal utilisant le mercure pour amalgamer les particules d’or. Le mercure est également utilisé dans de nombreux produits  comme les piles, les appareils de mesure, certains produits de santé, etc.Consciente des impacts nocifs de cette substance, la Communauté internationale a décidé en février 2009 d’établir un instrument juridiquement contraignant qui est cette Convention adoptée en 2010 par 140 Etats, dont l’objectif global est de protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et rejets de mercure.En ratifiant cette Convention, le Burundi se sera engagé à prendre des mesures appropriées pour éliminer progressivement les produits contenant du mercure, élaborer et mettre en œuvre un plan d’action national visant à éliminer l’utilisation du mercure dans l’extraction minière artisanale et à petite échelle d’or et sensibiliser le public sur les effets négatifs de l’utilisation du mercure.Après analyse, le Conseil a estimé utile d’analyser d’abord les implications de cette ratification et aussi d’être suffisamment informé sur les pays qui ont déjà ratifié cette Convention. Une équipe a été désignée à cet effet et le dossier sera ramené dans un délai d’un mois.
3. Projet de loi portant révision du Code de l’environnement du Burundi, présenté par le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.Le Code de l’environnement actuellement en vigueur date de 2000 et a été promulgué au moment où le pays commençait à mettre en place les premiers éléments d’une Politique nationale de préservation de l’environnement.Aujourd’hui, il s’avère nécessaire de l’actualiser pour l’adapter aux exigences nouvelles de l’environnement telles qu’elles ressortent des Conventions internationales majeures en la matière et aux orientations de politiques et stratégies récemment élaborées en matière d’environnement.Ainsi donc, après dix-sept années de mise en œuvre, ce Code a montré certaines insuffisances face aux problèmes émergents en matière d’environnement comme la prévention et la gestion des catastrophes naturelles, la question des changements climatiques, les espèces envahissantes, etc.Cette révision du Code de l’environnement est donc proposée afin de se conformer aux nouveaux défis en matière de l’environnement.Après beaucoup d’échanges et d’enrichissements du projet, ce dernier a été adopté et une équipe a été désignée pour sa finalisation.
4. Projet de loi portant dispositions particulières au Commerce du pétrole et des produits pétroliers, présenté par le ministre de l’Energie et des mines.Le pétrole est présent dans l’économie burundaise comme un produit incontournable et pratiquement irremplaçable. Au-delà de cette omniprésence dans tous les secteurs de l’économie, l’enjeu pétrolier peut constituer une source de tension interne et internationale et une source de pollution de l’environnement.Divers textes réglementant ce secteur ont été mis en place mais ils manquaient une certaine cohérence car ils intervenaient pour résoudre un problème ponctuel notamment en cas de rupture majeure des approvisionnements du pays, et le présent projet vient remédier à cette situation.Le projet de texte s’applique à l’importation, au raffinage, à l’exportation, au stockage, au transport et à la distribution du pétrole et des produits pétroliers sur le territoire du Burundi. Parmi les grandes innovations qu’apporte cette loi, il y a lieu de citer la création d’un organe régulateur du secteur, l’introduction de la réglementation du stock stratégique, etc.  Après avoi échangé sur ce projet, le Conseil l’a adopté moyennant certains amendements.  
5. Projet de Décret portant octroi d’un permis de recherche pour le Nickel et minerais associés sur le périmètre Waga en faveur de la société CVMR Energy Metals Burundi SURL
6. Projet de Décret portant octroi d’un permis de recherche pour le Nickel et minerais associés sur le périmètre Nyabikere en faveur de la société CVMR Energy Metals Burundi SURL
7. Projet de Décret portant octroi d’un permis de recherche pour le Fer-Titane-Vanadium et minerais associés sur le périmètre Mukanda en faveur de la société CVMR Energy Metals Burundi SURL, tous présentés par le ministre de l’Energie et des mines.La société Chemical Vapour Metal  Refining Corporation (CVMR) dont le siège social se trouve à Toronto au Canada a approché le Gouvernement du Burundi pour une coopération dans le secteur minier avec un intérêt spécial pour le nickel et le vanadium.En vue de demander les permis de recherche y relatifs, la société a créé en octobre 2017, une société de droit burundais dénommée CVMR Energy Metals Burundi SURL pour se conformer au Code Minier du Burundi.La société nouvellement créée a ainsi demandé des permis de recherche du nickel et minerais associés dans les périmètres Nyabikere et Waga pour des superficies respectivement de 139,3 km2 et 77,6 km2 ainsi que celui du Fer-Titane-Vanadium dans le périmètre de Mukanda sur une superficie de 144 km2.Cette société s’est engagée à se conformer à la législation burundaise, spécialement au Code Minier et à ses textes d’application.En cas de résultats positifs des études de faisabilité, les investissements dans l’exploitation vont générer des recettes et des devises pour le Trésor.Au regard du programme des travaux proposé et des capacités techniques et financières de cette société ainsi que de l’impact positif de ses activités sur l’économie nationale, les services techniques qui ont analysé le dossier ont proposé d’accorder les permis demandés.Les trois projets ont été adoptés.
8. Projet de Décret portant instauration de la Journée dédiée à la Solidarité nationale, présenté par le ministre de l’Intérieur et de la formation patriotiqueDepuis longtemps, les Burundais ont toujours été caractérisés par l’esprit d’entraide et de la solidarité communautaire. Mais depuis son indépendance, le Burundi a connu plusieurs crises sociopolitiques qui ont créé beaucoup de personnes démunies. Par ailleurs ces derniers temps, le Burundi connaît des catastrophes naturelles dues aux changements climatiques causant des dégâts énormes et d’autres nécessiteux. Pour venir en aide aux populations des zones sinistrées, le Gouvernement a dû lancer un appel à la solidarité locale à laquelle les populations mobilisées ont toujours répondu positivement avec des contributions impressionnantes. Le texte proposé tend donc à favoriser l’enracinement de cette culture d’entraide à travers l’organisation d’une Journée de solidarité locale pour une bonne coordination de la collecte des contributions y relatives.Après échanges, le projet a été adopté moyennant amendements avec notamment la recommandation de placer cette Journée le dernier samedi du mois de juillet pour ne pas accroître le nombre de jours fériés et chômés. Cependant, d’autres journées de collectes d’aides pourront être organisées en dehors de cette journée spéciale.
9. Note de proposition de redressement de l’Onatel, présentée par le ministre des Postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias.L’Onatel connaît actuellement d’énormes difficultés d’ordre technique, commercial et financier qui hypothèquent sa rentabilité.Cette situation est due à certains facteurs exogènes, notamment l’arrivée de plusieurs sociétés de téléphonies mobiles concurrentes avec des technologies plus avancées. Mais également des facteurs endogènes dont ceux liés à la gestion peuvent être responsables de  la situation précaire de l’entreprise.La note propose une série de stratégies et actions à mettre en œuvre pour que l’Onatel reprenne sa place dans le secteur des TIC. Des projets ont été également identifiés pour son redressement, avec évidemment l’appui de l’Etat dans la mesure où l’Onatel seul est incapable de trouver le financement.Enfin, la note indique des mesures d’accompagnement internes pour améliorer le fonctionnement de l’Onatel tant au niveau de la gestion financière que de la gestion du personnel. La même note propose d’autres mesures que l’Etat seul actionnaire devrait prendre en termes d’octroi de facilités et d’appuis pour que l’objectif de redressement puisse être atteint.Le Conseil a accepté le principe de redressement mais a noté qu’un audit externe et indépendant était nécessaire mais que les bonnes mesures déjà prises doivent être maintenues notamment celle d’arrêter les nouveaux recrutements et le non remplacement des départs.Une équipe qui va réfléchir davantage sur cette question et faire rapport au Gouvernement dans un délai de 1 mois a été mise en place.
10.  Mémorandum d’entente avec la Société PROCERV sur la Zone économique spéciale, présenté par les services de la Deuxième vice-présidence de la République.Une Zone économique spéciale est une zone territoriale délimitée géographiquement et qui bénéficie d’une réglementation économique spécifique différente de celle pratiquée sur le reste du territoire national. Elle a pour objet d’attirer des investissements étrangers, d’accroître les capacités d’exportation, de favoriser l’entrée des devises, de contribuer à la croissance économique et à la création d’emplois.C’est dans ce cadre que le site de Warubondo situé en zone Gatumba,  en province de Bujumbura a été identifié pour abriter la première Zone économique spéciale au Burundi,  et son cadre légal a été mis en place en février 2017.Dans le souci de concrétiser cet objectif, la société PROCERV basée aux Emirats Arabes Unis a été identifiée pour apporter son expérience dans le développement des Zones économiques spéciales comme elle l’a fait aux Emirats Arabes Unis. Son expertise permet à ses clients de se conformer aux exigences des Zones économiques spéciales répondant aux normes internationales.
Le Mémorandum d’entente contient les engagements des deux parties à savoir le gouvernement du Burundi et la société PROCERV ainsi que la feuille de route pour le programme des activités pour la période de novembre 2017 à juillet 2018. Le Mémorandum a été adopté moyennant quelques ajustements.
11. Note sur le Jet présidentiel, présentée par le ministre des Finances, du budget et de la privatisation.Le gouvernement du Burundi s’est doté d’un avion présidentiel de type Gulfstream série GIV n°1151 qui est arrivé à l’Aéroport International de Bujumbura en date du 14 décembre 2016. Depuis cette période, l’avion est resté au sol alors qu’il doit être entretenu de façon régulière et a, de cette manière, occasionné beaucoup de dépenses car les travaux de la maintenance de cet avion se réalisent impérativement dans un atelier spécialisé à l’extérieur du pays. L’avion est maintenant en très bon état technique pour être utilisé ou exploité en vue de générer des fonds dans la mesure du possible. L’objet de la note était de demander au Conseil des ministres d’approuver cette exploitation qui s’avère doublement rentable d’abord pour faciliter la couverture des coûts de maintenance de l’appareil, mais aussi pour protéger l’avion contre certaines conséquences négatives liées à son immobilisation. Il faut en effet savoir que même immobilisé, un aéronef continue à occasionner des coûts de maintenance. Il convient de noter que  l’aéronef restera entièrement disponible pour toutes missions propres au propriétaire chaque fois que de besoin.Le Conseil a donné son aval pour cette exploitation.
Au chapitre des Divers, les membres du Conseil ont échangé diverses informations intéressant la vie nationale.

LE SECRETAIRE GENERAL DU  GOUVERNEMENT ET PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT,
Philippe NZOBONARIBA.

 

PALPGL> Ouverture de la 6ème assemblée générale par le Premier vice-président de la république du Burundi

Pour « le vivre ensemble » autour des lacs Kivu et Tanganyika

 

DSC 0347Les cérémonies d’ouverture de la 6e assemblée générale de la PALPGL (Plateforme des autorités locales des pays des Grands lacs) ont été rehaussées par la présence du Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, le mercredi 15 novembre 2017 à Bujumbura. Le thème retenu pour ce colloque est « La participation des femmes et des jeunes à la gouvernance locale, une garantie du développement durable et du vivre ensemble dans les pays des Grands lacs : défis et opportunités ». 

 

Dans son discours d’accueil, le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, a annoncé aux participants que la ville de Bujumbura est actuellement dans la paix et la sécurité après une période de crise sociopolitique en 2015. Et de dire qu’actuellement les jeunes qui avaient été objet dudit conflit sont bien encadrés et la réconciliation est effective grâce aux efforts de l’administration publique.Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, dans son discours d’ouverture, a rappelé que la démarche de dialogue entre les autorités locales des pays des Grands lacs a été initiée en 2012. Et c’était dans le cadre du travail sur le rôle des autorités locales dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Et M. Sindimwo d’ajouter qu’une première édition de la caravane du « mieux vivre ensemble » a été initiée par le secrétariat exécutif de la PALPGL à partir de Kinshasa jusqu’à Bujumbura en passant par les villes membres fondatrice en RDC (République démocratique du Congo), au Rwanda et au Burundi. L’objectif étant de populariser la plateforme et de la faire mieux connaitre. Le Premier vice-président a ainsi fait remarquer que cette caravane, qui venait d’être clôturée à Bujumbura, a été une occasion de renforcement du dialogue à travers les activités sportives et culturelles.

Autonomiser et opérationnaliser durablement la PALPGL

S’appuyant sur le thème central de la rencontre de Bujumbura à savoir « La participation des femmes et développement durable et du vivre ensemble dans les pays des Grands lacs : défis et opportunités », Gaston Sindimwo, a dit que ce sera une occasion de contribuer à l’opérationnalisation et à l’autonomisation durable de la plateforme.Le gouvernement du Burundi a été le premier à reconnaitre la PALPGL par sa lettre de reconnaissance du 27 octobre 2017. Parce qu,a-t-il précisé, le gouvernement de la république du Burundi est conscient du travail accompli par les maires dans l’intérêt de leurs citoyens et du pacte de confiance qu’ils ont réussi à sceller avec leurs collègues autour des lacs Kivu et Tanganyika. Et Gaston Sindimwo de laisser entendre que le gouvernement s’engage à accompagner les villes et les communes burundaises dans leurs initiatives du vivre ensemble dans la région des Grands lacs et dans leurs projet de croissance pour répondre aux attentes de la population. Il a lancé un appel  à tous les pays frères et voisins, et tous les acteurs tant régionaux qu’internationaux à joindre leurs efforts pour soutenir la PALPGL. Et cela pour qu’elle contribue effectivement à l’idéal du vivre ensemble dans les pays des Grands lacs.Dans cette rencontre, les participants étaient des représentants des associations féminines et des jeunes ainsi que les maires des villes de la RDC, du Rwanda et du Burundi membres de cette plateforme. Les maires du Rwanda n’ont pas répondu présents pour des raisons techniques, a-t-on appris de la part du président de la PALPGL, Philémon Yogolelu. Mais les associations féminines et des jeunes de la province de l’Ouest du Rwanda sont représentées.
Amédée Habimana

 

CHINE-BURUNDI> Association amicale

L’initiative de la Ceinture et la route au sommet des échanges

 

403872642Vu les relations de longue date entre la Chine et l’Afrique et la place que la Chine occupe en Afrique, la Ceinture et la route est une initiative qui devrait impliquer les peuples africains aussi, non pas en tant qu’observateurs mais en tant qu’actifs dans les projets pouvant aider à l’amélioration de leur  mode de vie. Une sensibilisation est importante car cette initiative n’est pas très connue au sein de la population africaine. Pourtant des associations d’amitié entre la Chine et les pays africains sont existantes depuis longtemps. C’est dans ce cadre que ces dernières ont été invitées dans une réunion avec l’Association chinoise d’amitié entre les peuples pour en parler.  Un entretien avec Jean Rigi, président de l’Association Chine Burundi, rencontré à Beijing en Chine nous en dit plus. 

 

Pour rappel, l’initiative de la Ceinture et de la route initiée par le président chinois Xi Jinping en 2013, est une initiative qui emprunte ses racines à la route ancienne de la soie entre les pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique Latine. Passant par les déserts et les voies maritimes, les échanges commerciaux entre les pays se faisaient pendant une longue période. Cela  datant dela période des dynasties, le président Xi a proposé que cette initiative soit renouvelée sous forme d’élargissement de la coopération entre la Chine et les autres pays du monde. Cela se faisant dans le domaine des échanges commerciaux, des échanges d’expériences, partage d’ innovations, échanges des peuples et cultures, dans tous ces domaines y compris les étudiants venant étudier en Chine pour aller appliquer les technologies en Afrique, les experts chinois allant former les techniciens africains, les produits chinois sillonnant les marchés africains, les échanges entre les musées par leurs produits culturels, etc. Aujourd’hui, les échanges se sont améliorés et  se font dans un temps record par avions, bateaux sophistiqués, les TGV et  les routes bien aménagées. Cette initiative s’étend petit à petit dans presque tous les pays du monde car chacun y trouve sa part, comme diraient les chinois, dans une coopération gagnant-gagnant. Tout cela se faisant dans le respect de la souveraineté des pays et l’entente mutuelle.Jean Rigi, président de l’Association amicale Chine-Burundi, dit que les Africains devraient prendre une part active dans cette initiative dans le cadre de renforcement des relations avec la Chine. Le thème central de la réunion organisée à l’ endroit des associations africaines d’amitié avec la Chine était « la ceinture et la route ». Cela  illustre la capacité de l’intégration de l’Afrique dans les relations internationale. Quant à notre pays, cela porte un intérêt sur notre  inclusion dans la régionalisation des échanges et la mondialisation, mais aussi dans l’échange d’experience avec d’autres associations similaires pour œuvrer dans le rehaussement de la qualité de vie de nos peuples. 

La Ceinture et la route pour les Burundais? 

Certes, c’est une initiative qui est toute nouvelle pour nous. On vient apprendre de quoi il s’agit. Le Burundi étant un pays enclavé, il doit pouvoir suivre cette nouvelle tendance mondiale, afin d’émettre sur la même longueur d’ondes avec ses partenaires économiques. Il faut donc une sensibilisation de la population sur les potentialités et les opportunités à saisir sur divers domaines de développement et les perspectives dont les burundais peuvent profiter.

Blandine Niyongere

 

Editorial> Rien n’arrêtera la détermination du peuple burundais à sauvegarder sa souveraineté

Le peuple burundais a rejeté de façon catégorique samedi dernier, la décision de la Cour pénale internationale d’enquêter sur ce qu’elle considère comme des crimes contre l’humanité commis dans notre pays, dans le cadre des marche-manifestations pacifiques organisées à travers tout le pays. Le peuple burundais a dit non à une décision ridicule et scandaleuse antidatée par ladite Cour pour faire croire à l’opinion internationale qu’elle est compétente pour enquêter sur le Burundi alors que ce dernier s’est retiré du Statut de Rome le 27 octobre 2017. C’est tout simplement honteux et scandaleux de la part d’une Cour qui se déshonore tout en jetant de l’opprobre sur la Communauté internationale. Il sied de rappeler qu’après la procédure de retrait entamée en octobre 2016, notre pays s’est définitivement et officiellement retiré de la Cour pénale internationale à la date ci-dessus, considérant qu’il est doté d’un cadre légal interne, permettant à ses propres  juridictions pénales de réprimer les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime de génocide tels que définis par l’article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. En se retirant, le Gouvernement estimait que le retrait du Burundi ou son adhésion aux instruments internationaux relevait de la souveraineté nationale. La souveraineté, rappelons-le, est le pouvoir suprême reconnu à l’Etat, qui implique l’exclusivité de sa compétence sur le territoire national et son indépendance internationale, où il n’est limité que par ses propres engagements.Le peuple burundais a rejeté de façon catégorique samedi dernier, la décision de la Cour pénale internationale d’enquêter sur ce qu’elle considère comme des crimes contre l’humanité commis dans notre pays, dans le cadre des marche-manifestations pacifiques organisées à travers tout le pays. Le peuple burundais a dit non à une décision ridicule et scandaleuse antidatée par ladite Cour pour faire croire à l’opinion internationale qu’elle est compétente pour enquêter sur le Burundi alors que ce dernier s’est retiré du Statut de Rome le 27 octobre 2017. C’est tout simplement honteux et scandaleux de la part d’une Cour qui se déshonore tout en jetant de l’opprobre sur la Communauté internationale. Il sied de rappeler qu’après la procédure de retrait entamée en octobre 2016, notre pays s’est définitivement et officiellement retiré de la Cour pénale internationale à la date ci-dessus, considérant qu’il est doté d’un cadre légal interne, permettant à ses propres  juridictions pénales de réprimer les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime de génocide tels que définis par l’article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. En se retirant, le Gouvernement estimait que le retrait du Burundi ou son adhésion aux instruments internationaux relevait de la souveraineté nationale. La souveraineté, rappelons-le, est le pouvoir suprême reconnu à l’Etat, qui implique l’exclusivité de sa compétence sur le territoire national et son indépendance internationale, où il n’est limité que par ses propres engagements.Le rejet par le Gouvernement et le peuple burundais, de la décision de la Cour pénale internationale de s’ingérer arrogamment dans la politique intérieure d’un Burundi indépendant et souverain, a rencontré un soutien de taille de la part des Présidents Yoweri Kaguta Museveni d’Ouganda et John Pombe Magufuli de Tanzanie qui, dans un communiqué conjoint ont exprimé, le week-end dernier, à Masaka, une ville ougandaise, leur désaccord avec la décision de la Cour de la Haye, d’enquêter sur la situation sociopolitique de notre pays, estimant qu’il s’agit d’une malheureuse démarche, contraire aux intérêts du peuple burundais, au processus du dialogue interburundais, une atteinte à la souveraineté d’un pays  membre à part entière de la Communauté est-africaine, dont les Etats coopèrent  dans un cadre unitaire et solidaire. C’est dire que, chercher à porter atteinte à la souveraineté d’un pays  membre, revient à agresser chaque Etat membre, et donc tout l’ensemble régional. La Cour de la Haye est la seule à l’ignorer. C’est encore une fois honteux et scandaleux de la part d’une Cour qui semble tout ignorer du continent africain qui demeure sa seule cible.Le gouvernement du Burundi ne coopérera plus avec la Cour pénale internationale, non seulement parce que notre pays n’est plus membre, mais également parce qu’il est établi aujourd’hui que ladite Cour est un allié objectif des déstabilisateurs des institutions  républicaines du Burundi, mises en place par le peuple burundais  à travers des élections démocratiques libres et transparentes. Jamais le Gouvernement du Burundi ne coopérera avec une Cour  dont les agissements sont loin de promouvoir la paix et la démocratie dans notre pays. Jamais  il ne coopérera avec une Cour manipulée et politiquement orientée par les détracteurs du peuple burundais, manœuvrant et complotant essentiellement à partir du sol européen. Enfin, jamais il ne coopérera avec une Cour au service des revanchards d’une époque qui ne peut plus se renouveler, 55 ans après notre indépendance. La détermination du peuple burundais à sauvegarder sa souveraineté demeure et demeurera inébranlable.
Louis Kamwenubusa

 

BURUNDI-ARABIE SAOUDITE> Départ du Deuxième vice-président de la République

Une occasion de faire le point sur les grands projets en cours de réalisation

 

DSC 0430Le Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, a pris l’avion, le dimanche 12 octobre 2017, à destination du royaume d’Arabie Saoudite. Au cours de sa visite, il va  rencontrer avec les responsables des secteurs qui rentrent dans le domaine socio-économique. 

 

S’adressant à la presse avant de prendre l’avion pour l’Arabie Saoudite, Joseph Butore a fait savoir qu’il répondait à une invitation des autorités de ce pays. Sa visite de cinq jours, sera une occasion de faire le point sur les grands projets en cours de réalisation et d’initier d’autres chantiers. « A ce sujet, plusieurs rencontres sont déjà confirmées avec les responsables des secteurs qui rentrent directement dans le domaine socio-économique », a-t-il indiqué. Il a cité, à titre d’exemple, les domaines de l’agriculture, l’environnement, le commerce, les infrastructures, le volet éducation spécifiquement l’enseignement supérieur et l’humanitaire. « Nous espérons qu’on va arriver sur des conclusions qui, dans l’ensemble, vont marquer  une autre étape décisive dans les relations d’amitié, de coopération fructueuse entre nos deux pays », a mentionné le Deuxième vice-président de la République.M. Butore a précisé que le Burundi et l’Arabie Saoudite entretiennent d’excellentes relations de coopération dans le cadre bilatéral et multilatéral.
Eric Mbazumutima

 

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