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SENAT> Séance plénière

Le gouvernement a pris les dispositions nécessaires pour créer la province de Rumonge

 

Le ministre de l’Intérieur, Edouard Nduwimana était le mardi 3 mars 2015 l’invité du Sénat pour exposer les motifs du projet de loi portant création de la province de Rumonge, et de la délimitation de cette dernière et des provinces de Bujumbura et Bururi. Le projet de loi a été adopté à l’unanimité.

 

DSC 4797Gabriel Ntisezerana a présidé la séance plénière du mardi 3 mars 2015. Les sénateurs ont adopté le calendrier de cette semaine avant d’entrer dans l’analyse du projet de loi dont les conclusions étaient tant attendues par la population de Rumonge et les élus de cette circonscription: la création d’une province à part entière. Le ministre Edouard Nduwimana a, dans son exposé des motifs, rappelé que le gouvernement du Burundi a depuis un certain nombre d’années adopté la politique de décentralisation et de la déconcentration de l’administration publique en général et de l’administration territoriale en particulier dans le but d’impliquer davantage la population dans la gestion des affaires publiques et de rendre les services publics plus proches et accessibles à la population bénéficiaire.

Une réponse aux demandes répétitives des natifs et non aux quelconques visées politiciennes

Ceux qui croient que la création de la province de Rumonge sera un instrument de propagande, ou que le découpage électoral aurait motivé cette politique se trompent énormément. En effet, explique M. Nduwimana, cet acte vient répondre aux préoccupations de quatre cent mille habitants des communes Rumonge, Burambi et Buyengero, de la province de Bururi et celles de Muhuta et Bugarama de la province de Bujumbura qui ne cessaient de réclamer qu’on leur facilite l’accès aux services publics. Etant donné que ce projet de loi intervient après le vote du budget général de l’Etat, l’invité du jour a rassuré que la création de cette province a été prise en compte dans l’élaboration du projet de ce budget. Une fois donc créée, elle n’aura pas de problème, que ce soit au niveau des ressources humaines, des moyens financiers ou autres. Si le budget fait défaut, la révision budgétaire pourra permettre de corriger ce qu’il y aura à corriger à ce niveau.

Alfred Nimbona

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Séance plénière

Deux projets de loi, dont celui portant création de la province de Rumonge, adoptés

 

Les députés se sont réunis en séance plénière, le mercredi 25 février 2015. Ils ont analysé et adopté le projet de loi en rapport avec la coopération entre le Burundi et le Maroc et celui portant création de la province de Rumonge et délimitation des provinces de Bururi, Bujumbura et Rumonge.

 

DSC 0009Concernant le projet de loi portant accord cadre de coopération entre le gouvernement de la République du Burundi et le gouvernement du royaume du Maroc, Laurent Kavakure, ministre ayant la coopération dans ses attributions a fait savoir que ce projet a été motivé par le fait que les deux pays nouent de bonnes relations.
Il a fait savoir que la coopération entre le Burundi et le Maroc est dynamique car elle se caractérise par les échanges, notamment scientifiques et culturelles.
M.Kavakure a par la suite rassuré les députés qu’il existe même d’autres faits concrets qui renforcent et solidifient ces relations. En guise d’exemple, il a indiqué que chaque année, le Maroc accorde des bourses d’études aux jeunes Burundais. Depuis environs trois ans, a-t-il ajouté, le Maroc appuie le gouvernement Burundais dans sa politique de la reconstruction du pays à travers les travaux de développement communautaire en lui donnant des tôles, du ciment et des fers à béton. Les deux pays s’appuient aussi au niveau multilatéral quand il y a des questions qui les rassemblent.
Il a également rassuré que cette coopération ne nuira en rien les relations que le Burundi entretient avec d’autres pays comme l’Algérie qui n’est pas en bons termes avec le Maroc. Ledit projet de loi a été adopté à l’unanimité.

Rumonge, dix-huitième province du Burundi

Le second projet de loi portait sur la création de la province de Rumonge et la délimitation des provinces de Bururi, Bujumbura et Rumonge.
Selon Edouard Nduwimana, par la création de la province de Rumonge, le gouvernement a voulu donner une réponse favorable à la demande de la population de cette localité, qui était longtemps attendue, depuis plus d’une vingtaine d’année.
Il a également souligné qu’en plus d’alléger le fardeau de la population de parcourir de longues distances vers le chef-lieu de leur province, la création de cette nouvelle entité provinciale permettra la coordination, le suivi des activités économiques qui s’y déroulent, l’encadrement de la population, mais également, aidera cette dernière à bénéficier pleinement des services offerts par l’État.
A propos des inquiétudes des députés pour qui la création de cette province aurait des liens avec les prochaines élections, il a fait savoir que ledit projet n’a aucune relation avec les élections.
M.Nduwimana aussi révélé que cette nouvelle province aura une population avoisinant 400 000 habitants venant des communes Rumonge, Buyengero, Burambi, Muhuta et Bugarama qui feront partie de cette nouvelle province.
Ce projet de loi a été adopté par 93 députés sur 96 tandis que trois se sont abstenus.
Bénigne Gahimbare

 

 

MINISTERE DES RELATIONS EXTERIEURES > Lancement du plan de réponse humanitaire 2018

Environ cent quarante deux millions de dollars sont nécessaires pour cette année

 

DSC 0080Cette année, au Burundi, 3,6 millions de gens sont vulnérables mais 2,4 millions ont besoin d’une aide d’urgence. Pour cela, un montant de cent quarante et un millions huit cent mille dollars américains est nécessaire. Cela a été révélé au public lors du lancement du plan de réponse humanitaire 2018 pour le Burundi par le secrétaire permanent du ministère des Relations extérieures et de la coopération internationale. 

 

Dans la soirée du lundi 19 février 2018, le secrétaire permanent du ministère des Relations extérieures et de la coopération internationale, Jean de Dieu Ndikumana, a procédé au lancement officiel du plan de réponse humanitaire pour le Burundi en l’an 2018. Dans la soirée du lundi 19 février 2018, le secrétaire permanent du ministère des Relations extérieures et de la coopération internationale, Jean de Dieu Ndikumana, a procédé au lancement officiel du plan de réponse humanitaire pour le Burundi en l’an 2018. Dans son allocution, M. Ndikumana a vivement remercié l’Office de coordination des affaires humanitaires (Ocha) au Burundi pour les efforts ménagés pour collecter toutes les données présentées. Il a ajouté que grâce à l’appui de l’aide humanitaire, le gouvernement du Burundi a pu arrêter l’épidémie du paludisme survenue en 2017. Considérant les nombreux défis qui restent à relever, il a invité tous les partenaires du Burundi à plus de mobilisation afin de dépasser de loin le taux de 61% des fonds requis pour cette année 2018. Pour lui, ce plan répond aux besoins de la population. « Inclusif et multisectoriel, le plan de réponse humanitaire répond aux besoins urgents des populations burundaises les plus vulnérables. Nous devons veiller à axer nos efforts auprès d’eux », a déclaré M. Ndikumana.Quant au coordonateur résident du système des Nations unies au Burundi, Garry Conille, pour faire face aux nombreux défis, il faut une coopération de tous. « Cette coopération de tous avec tous est plus indispensable pour permettre de continuer à faire face aux nombreux défis que nous devons relever en 2018. Aussi, à cet effet, il est tout à fait crucial que les principes de neutralité, impartialité, indépendance et humanité, de centralité de la protection et de redevalibité doivent être toujours et partout respectés par tous afin que les populations affectées dans tout le pays soient en mesure de recevoir l’aide qu’ils attendent », a-t-il fait entendre. M. Conille a ajouté qu’en ce moment où, au Burundi, les aléas climatiques affectent directement plus de deux millions de Burundais, une personne sur quatre est dans une situation d’insécurité alimentaire. D’où il faut des efforts supplémentaires.      « Un plan de réponse humanitaire ne pourra jamais répondre à tous les besoins. Il faut des efforts visant la réduction et la résilience des vulnérabilités », a-t-il souligné. Dans sa présentation, la cheffe de bureau d’Ocha-Burundi, Salima Mokrani, a dit que 3,6 millions de gens ont été estimés dans le besoin mais que 2,4 millions seront assistés cette année et que tous les secteurs sont concernés. Pour elle, l’objectif global du plan de réponse humanitaire est de répondre efficacement et à temps aux situations d’urgence, d’améliorer et de favoriser l’accès aux services sociaux de base et de pourvoir aux besoins essentiels, en soutenant les communautés locales et le gouvernement, pour assurer que la vie, la dignité et le bien-être des personnes affectées par la détérioration des facteurs socio-économiques et les catastrophes naturelles  sont protégées. Et elle reste convaincue que les bailleurs vont financer ce budget de 141,8 millions de dollars pour l’année 2018.
Jean Bosco Nkunzimana

 

Commune Musigati> La régularisation des mariages

Malgré certaines réticences, les gens ont répondu à l’appel lancé par le chef de l’Etat

 

DSC03990Depuis que le chef de l’Etat burundais a ordonné aux couples qui cohabitent illégalement de régulariser leurs mariages, la population de la commune Musigati a répondu massivement à cet appel. Mais, certaines réticences restent remarquables. 

 

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien Le Renouveau, Stanislas Ntiharirizwa , natif de la commune Musigati, a fait savoir que la population de cette commune a répondu massivement à l’appel lancé par le chef de l’Etat de régulariser les mariages. Il a fait savoir que les administratifs à la base ont mobilisé les gens en passant dans les ménages. Ils leur ont expliqué le bien fondé de vivre avec un seul conjoint en montrant les conséquences d’avoir  beaucoup d’enfants. Il a affirmé que beaucoup d’hommes ont compris cet appel et ont régularisé avec une seule femme de leur choix.A la question de savoir le sort des autres femmes quand un homme choisit de régulariser avec une seule femme de son choix, M. Ntiharirizwa a répondu que s’il est responsable, cet homme peut continuer à aider ses enfants en assurant toujours les besoins de première nécessité. Mais, il a précisé que ce n’est pas un travail facile. Cela parce que, les femmes qui n’ont pas  été choisies pour régulariser le mariage avec l’homme avec qui elles vivaient développent une certaine jalousie. Elles peuvent s’en aller en laissant les enfants avec leur père. Par conséquent, cet homme doit gérer cette situation. Et, dans beaucoup de cas, la femme qui devient légale n’accepte pas d’éduquer ces enfants. Dans d’autres cas, si elle accepte, elle le fait à contre cœur pour rester avec cet homme. Dans tous ces cas, ce sont les enfants qui paient les pots qu’ils n’ont pas cassés.Notre source a cependant affirmé qu’il y a jusqu’à maintenant, des hommes  qui ne veulent pas régulariser leurs mariages. « Je vois que c’est de l’égoïsme. Un homme cherche toujours à se satisfaire en créant des problèmes à d’autres personnes. Mais, je pense qu’avec la prolongation du délai de la régularisation des mariages, même les cas des réticences vont se ressaisir », a-t-il mentionné.M. Ntiharirizwa, a enfin interpellé toute la population de la commune Musigati en général et les hommes qui ont beaucoup de femmes en particulier à répondre à l’appel du chef de l’Etat burundais en régularisant  leurs mariages.         

Rose Mpekerimana

 

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